06/02/2011

Nahum 1:1 Le prophète Nahum


 

Livre des "Petits Prophètes"
Le Prophète Nahum

Voici sur les montagnes les pieds
de celui qui apporte de bonnes nouvelles,
de celui qui annonce la paix !
Nahum 1:15

C’est un cri que nous fait entendre Nahum, "le consolé", de la première à la dernière ligne lorsqu’il parle au nom de l’Éternel ! Un homme qui évoque avec force et colère l’implacable cruauté du roi d’Assyrie, évoquant ses ambitions toujours inassouvies, citant notamment les douloureuses souffrances qu’il imposât aux peuples – il cite l’Égypte – mais regardant à la fin de toutes choses, annonçant "celui qui apporte de bonnes nouvelles, celui qui annonce la paix !" (Nahum 1:15). La douleur de tous les opprimés est exprimée dans le cadre d’une période historique que nous pouvons situer par la mention du sac de Thèbes, No-Amon, en 663.
Après que Sanchérib, roi d’Assyrie (704-681), détruisit Samarie et força l’exil des Dix-tribus, son fils Asarhaddon lui succéda (680-669) et conduisit son empire avec sagesse, mais non sans ambition. En 671 ses armées prennent Memphis et Égypte (au sud du Caire actuel) et la pillent. A son retour d’Égypte, il meurt ; son fils Assurbanipal monte sur le trône (669-627) ; dès lors, une main de fer gouverne l’empire qui a connu sa plus large extension. Manassé, roi de Juda (697-642), fils du roi Ezéchias qui résista avec foi au roi d’Assyrie, lui devait le tribut, comme l’ensemble des nations de la région. L’empire ne fut maintenu dans son unité par Assurbanipal qu’au prix de guerres incessantes menées dans toutes les directions, et ses armées eurent à reconquérir l’Égypte, allant, cette fois, jusqu’à Thèbes, appelée aussi No-Amon, la capitale de Haute-Égypte, centre d’adoration du dieu Amon pour lequel fut édifié le temple de Karnak. C’était en 663.
Peu d’années après, vers 660 ou plus tard, cet événement sans précédent est encore dans tous les esprits, lorsque Nahum prononce son oracle concernant l’Assyrie, nation cruelle, haïe de tous les peuples (3:7,17). Le prophète pressent et clame sa destruction prochaine, et, en effet, cette nation épuisée par ses guerre incessantes sera bientôt l’objet de la convoitise de ses voisins, principalement Babylone.

1  1 Oracle touchant Ninive. Livre de la vision de Nahum, l’Elqoshite.

Pour évoquer avec force cette douleur, nous voyons Nahum "le consolé", l’Elqoshite, terme qui paraît évoquer l’idée de prendre au piège de Dieu.
Elqosh, est-il une bourgade de Judée ou de Samarie comme plusieurs le pensent, nous ne pouvons écarter l’idée, mais cependant le nom même de Nahum est directement en phase avec le texte, et pourrait donc être symbolique, et avec lui la mention d’Elqoshite.
Ainsi nous pouvons lire les consolations apportées, du creuset de la douleur par l’attente de l’intervention divine, par la venue de "Celui qui annonce de bonnes nouvelles". Le prophète donne à connaître la colère de l’Éternel, annonce ensuite la ruine de Ninive et prononce enfin les motifs de cette issue. Ceci en un cri déchirant qui court de la première à la dernière ligne.

 
L’Éternel - 1:2-8

Avant de s’adresser à Juda, son auditoire, le prophète évoque l’Éternel, le Dieu puissant qui peut selon son propre propos retarder l’expression du jugement, mais qui, en son temps, accomplira ce qui est juste. Le coupable n’est pas innocent devant Lui, même si le jugement qui s’impose ne s’exécute pas immédiatement, donnant ainsi aux hommes du temps à la repentance et à Lui-même l’occasion d’exercer la miséricorde.
 
Cette évocation est faite à la manière des psaumes alphabétiques, ses sentences suivant l’ordre de l’alphabet hébraïque.

aleph
2 C’est un Dieu jaloux et vengeur que l’Éternel ; l’Éternel se venge, il est plein de fureur ; l’Éternel se venge de ses adversaires et garde sa rigueur envers ses ennemis. 3 L’Éternel est lent à la colère et grand en puissance, et il ne tiendra jamais le coupable pour innocent.
beth
L’Éternel ! Son chemin est dans l’ouragan, dans la tempête ; il soulève une nuée de poussière.
gimel
4 Il tance la mer et la dessèche, il fait tarir toutes les rivières. Basan et le Carmel dépérissent, la fleur du Liban dépérit.
5 Il fait trembler les montagnes, et les collines s’effondrent ; devant sa face,
waw
 La terre se soulève et le monde et tous ceux qui y habitent.
zaïn
6 Qui résistera devant son indignation ? Qui subsistera devant sa colère ardante ?
heth
Sa fureur se répand comme le feu ; devant lui les rochers sont brisés.
teth
7 L’Éternel est bon, une forteresse au jour de la détresse ;
yod
Il connaît ceux qui se confient en lui ; 8 mais, dans un déferlement qui emporte tout,
kaph
Il accomplira une extermination en ce lieu et il poursuivra ses ennemis jusque dans les ténèbres.

Commençant par l’Être divin, cet hymne se poursuit par l’évocation de sa puissance pour s’achever par les conséquences des actions des hommes : il abat les puissants, "les rochers", tandis qu’Il est Lui-même "la forteresse" de ceux qui se confient en Lui. Des sentences fortes, puissantes, traduisant bien l’émotion produite par la grande souffrance d’une nation en proie à la cruauté et l’arbitraire d’une armée sans scrupule.


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Nahum 1:9 L'Eternel introduira la paix


 

L’Éternel introduira la paix - 1:9-15

Si, dans les lignes qui suivent, l’ordre alphabétique n’est plus suivi, le style demeure, haché et incisif. Il reflète l’émotion présente tandis que Nahum parle au nom de l’Éternel. Devant son auditoire, en Juda, il invective l’Assyrien, se tourne un instant vers son auditoire, et reprend tout aussitôt l’invective …
 
Le conquérant sanguinaire a un appétit de conquête insatiable ; Nahum le déclare "un projet contre l’Éternel".

9 Quel plan préparez-vous contre l’Éternel ? C’est lui qui accomplit l’extermination. La détresse ne paraîtra pas deux fois. 10 Quand même ils sont comme des ronces entrelacées, comme ivres de leur vin, ils seront dévorés comme de la paille sèche, entièrement. 11 De toi est sorti celui qui se préparait au mal contre l’Éternel, un conseiller de Bélial.

Quelques mots maintenant pour l’auditoire, des Judéens ; une réflexion qu’il aime partager. Oui, le peuple de Juda est affligé, mais ce n’est pas le but que l’Éternel poursuit à son égard.

12 Ainsi dit l’Éternel : S’ils sont au complet, aussi nombreux qu’ils soient, ils seront fauchés, c’en sera fini. Si je t’afflige, c’est pour ne plus avoir à t’affliger. 13 Maintenant je vais briser le joug qu’il fait peser sur toi, je romprai tes liens.

Retour à l’Assyrien : "Voici ce qu’a ordonnée sur toi l’Éternel…". C’est Juda qui entend ces paroles, pour son encouragement. Et le prophète affirme qu’on ne parlera plus de la nation assyrienne…

14 Voici ce qu’a ordonné sur toi l’Éternel : Tu n’auras plus de descendance qui portera ton nom ; je retrancherai de la maison de ton dieu images taillées et images de fonte ; je préparerai ton sépulcre, car tu ne vaux pas grand-chose.

Quand et par qui ? Cela, certes nous conduit loin dans le temps. L’Assyrien a été brisé et sa grande ville de Ninive est depuis longtemps livrée aux sables du désert. Mais pour Juda, il en est tout autrement. Il y a eu des libérateurs, ils ont connu des temps de redressement, mais au bout de ce douloureux parcours, il en est un qui doit venir pour rétablir tout Israël. Un repos qui ne sera plus troublé, car "le destructeur ne passera plus…"

15 Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix ! Juda, célèbre tes fêtes, acquitte tes vœux ; car le destructeur ne passera plus au milieu de toi, il est entièrement retranché.

Nous lisons dans les textes de plus d’un prophète l’annonce de ce redressement de la nation tout entière. Et en particulier, au livre d’Ésaïe, dans des pages écrites vers la fin de l’exil à Babylone, nous lisons les mots mêmes prononcés ici par Nahum. Après que ce prophète de la fin de l’exil à Babylone ait rappelé que "l’Assyrie a opprimé sans cause" le peuple d’Israël, il reprend ces mots de Nahum disant : "Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut, qui dit à Sion : Ton Dieu règne !" (Ésaïe 52:4,7).
 
L’Assyrien devient, pour les prophètes, l’image même des prédateurs qui ravagent et détruisent pour leur propre avantage.


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Nahum 2:1 A propos de la ville de Ninive


 

Ninive sera anéantie - 2:1-13

Il y a des bonnes nouvelles pour Israël, il y a "celui" qui la porte, la communique… Pour qu’il y ait paix sur la terre, le destructeur devra être dépouillé de sa puissance, aussi le prophète poursuit son élan en évoquant encore la ruine annoncée. A cause de son projet de paix pour l’humanité, lequel sera aussi le rétablissement de tout Israël, Dieu poussera l’oppresseur à sa ruine. Une troupe monte contre Ninive… Pour le prophète, peu importe de qui il s’agit. Sa parole est une parole de consolation – son nom ne signifie-t-il pas "le consolé" – pour un peuple qui n’est pas près de connaître la paix, car après Ninive viendra Babylone, et après Babylone ne sera pas encore le temps du rétablissement. Ce qu’il a à cœur est que ses auditeurs conservent au plus profond d’eux-mêmes la confiance en l’Éternel. Quelle est cette troupe d’assaut contre Ninive, le prophète ne s’en occupe pas ; il ne fait pas de projection socio-politique, car que serviraient-elles pour ceux qui ont devant eux l’exil.
La destruction de Ninive fut accomplie en 612 par la coalition des Mèdes et des Babyloniens assistée de tribus Scythes qui, après l’avoir aidé, se retournèrent contre l’Assyrien.
Ce qu’il veut affirmer avec force c’est que le destructeur sera plongé dans la ruine.

2  1 Une troupe d’assaut montre contre toi. Garde la forteresse, surveille la route, affermis tes reins, prends courage, sois très fort. 2 Car l’Éternel rétablit la gloire de Jacob comme la gloire d’Israël, parce que les pillards les ont dépouillés et ont détruit leurs sarments.

Après l’annonce de la guerre et l’exposé des motifs de celle-ci – et quoique des siècles devront encore se dérouler avant cet accomplissement - le prophète explose en quelque sorte dans la description des désastres qui s’abattront sur cette ville.

3 Les boucliers de ses guerriers sont rougis, les hommes vaillants sont vêtus d’écarlate, l’acier fait étinceler les chars au jour où on les prépare, et les lances sont brandies. 4 Les chars s’élancent avec furie dans les rues, ils se précipitent sur les places ; on dirait des torches, ils courent comme des éclairs…
 
5 Il bat le rappel de ses braves, mais ils trébuchent dans leur marche, on se hâte vers la muraille, la défense est établie. 6 Les portes des fleuves sont ouvertes, et le palais s’effondre. 7 C’en est fait, elle est mise à nu, elle est emmenée ; ses servantes geignent comme de colombes en se frappant la poitrine.
 
8 Dès le jour où elle exista, Ninive a été comme un réservoir d’eau qui fuit… Arrêtez ! Arrêtez ! Mais personne ne se retourne... 9 Pillez l’argent ! Pillez l’or ! Il y a de trésors sans fin, des richesses en objets de valeur de toutes sortes. 10 Carnage, saccage et ravage ! Les cœurs se fondent, les genoux flageolent, tous les reins souffrent, tous les visages pâlissent.

"Arrêtez, arrêtez !" Nul cri, nulle supplication ne peut arrêter la troupe d’assaut, ce n’est que "carnage, saccage, ravage" ! La grande ville si prospère qui se repaissait des richesses de tant de nations se trouve écrasée, détruite, anéantie. Alors le prophète regarde, comme considérant l’accomplissement de cette parole, et demande où se trouve ce repaire de la nation cruelle qui fait trembler le monde… Elle est là, Ninive est à son apogée mais le prophète voit sa ruine…

11 Où en est ce repaire de lions, ce domaine des lionceaux que parcouraient le lion, la lionne, et le petit du lion, sans qu’il y eût personne pour les troubler ? 12 Le lion qui déchiquette une proie pour ses petits, qui étrangle pour ses lionnes, remplissait de proies ses antres et de dépouilles ses repaires.
 
13 Voici, j’en veux à toi, dit l’Éternel des armées ! Je réduirai tes chars en fumée, l’épée dévorera tes lionceaux, je retrancherai ta proie du pays et on n’entendra plus la voix de tes messagers.

Le point final de cette diatribe guerrière est ainsi donné. Cette puissance a fait trembler le monde, étant par ce fait à l’opposé du plan de Dieu. Pensons, l’homme créé à l’image de Dieu, n’a-t-il pas la charge de faire régner la justice en ce monde (Genèse 9:6) ? Le décret est ici sans appel : celui dont les armées contrôlaient tant de nations n’aura même plus un messager à envoyer.


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Nahum 3:1 Une ville livrée au carnage


 

La ville livrée au carnage - 3:1-18

Le prophète se penche alors sur le sort de la ville, exprimant le malheur qui l’atteindra, et déployant l’étendue du carnage : "on trébuche sur les cadavres" ! Faut-il une image plus saisissante ?

3  1 Quel malheur pour la ville sanguinaire remplie de dissimulation, pleine de violence, et qui ne lâche pas sa proie ! 2 Bruit du fouet, grondement des roues : les chevaux galopent, les chars bondissent. 3 Le cavalier qui s’élance, flamme de l’épée, éclair de la lance : multitude de victimes, monceaux de cadavres, des morts à l’infini ! On trébuche sur les cadavres !

Il faut bien expliquer les motifs d’une telle issue. Dieu est-il injuste ? La douleur est-elle disproportionnée ? Le cortège des iniquités est alors déployé : "J’en veux à toi…", dit l’Éternel.

4 C’est à cause de la multitude des prostitutions de la prostituée, pleine de grâce, enchanteresse, elle qui vendait des nations par sa prostitution et des tribus par ses sortilèges. 5 Voici, j’en veux à toi, dit l’Éternel des armées, et je relèverai les pans de ta robe sur ton visage, et je montrerai aux nations ta nudité, et aux royaumes ton ignominie. 6 Je jetterai sur toi des ordures, je t’avilirai et je te donnerai en spectacle. 7 Et il arrivera que tous ceux qui te verront fuiront loin de toi, et diront : Ninive est dévastée ! Qui la plaindra ? D’où te chercherai-je des consolateurs ?

Qui pourrait plaindre un tel sort, alors que cette nation s’est fait craindre et haïr plus que toute autre par ses exactions, des actes cruels, comme ce que ses armées ont fait subir à Thèbes (No-Amon), si loin en Haute-Égypte ? Nous lisons le sort que les armées assyriennes ont infligé aux petits-enfants comme aux dignitaires, toutes les couches de ces populations plongées dans la souffrance…

8 Es-tu meilleure que No-Amon qui habitait entre les canaux, entourée par les eaux ? Son rempart était la mer, une mer sa muraille. 9 Koush était sa force, ainsi que l’Égypte. Pouth et les Libyens étaient tes auxilliaires. 10 Et cependant elle aussi est partie en exil ; ses petits enfants furent écrasés à tous les coins de rues, on jeta le sort sur ses dignitaires et tous ses grands furent liés de chaînes.

Si tel fut le sort que Ninive imposa à Thèbes, ce n’est que la préfiguration de ce qui lui arrivera à elle. "Toi aussi", Ninive, harangue le prophète. Même les guerriers seront sans force, une secousse et ils tombent…

11 Toi aussi, tu seras ivre, tu te cacheras ; toi aussi, tu chercheras un refuge devant l’ennemi. 12 Toutes tes forteresses sont des figuiers avec leurs premières figues ; quand on les secoue, elles tombent dans la bouche de celui qui veut la manger. 13 Voici, ton peuple au dedans de toi est comme des femmes, les portes de ton pays sont grandes ouvertes à tes ennemis, le feu dévore tes verrous. 14 Puise de l’eau pour le siège, fortifie tes forteresses, entre dans la glaise et foule l’argile, prends le moule à briques. 15 Là, le feu te dévorera, l’épée te retranchera, te dévorera comme des criquets.

Dévorés comme des criquets le sont par le feu ! Nahum parlait de la vanité des préparatifs de défense, la fortification des murailles. L’allusion au feu qui dévore des criquets, fait rebondir le prophète sur ce thème : les défenseurs eux-mêmes, sous le trait des criquets et des sauterelles, peuvent bien être multipliés, comme ils avaient multiplié les marchands, mais… Multiplie comme les criquets ! Multiplie comme les sauterelles !

16 Tu as augmenté le nombre de tes marchands plus que les étoiles des cieux ; le criquet se déploie et s’envole. 17 Tes gardes sont comme les sauterelles, et tes officiers comme une nuée de criquets qui campent dans les haies au frais du jour ; le soleil se lève, ils s’envolent, et on ne reconnaît plus le lieu qu’ils occupaient.

Qu’en sera-t-il de cette puissance des armées ? Le prophète, devant son auditoire judéen, invective ce roi qui ne peut l’entendre ; celui qui a tant fait souffrir les hommes va voir ses gardiens endormis au jour du danger ! Ils ne lui seront d’aucun secours, ils n’apporteront aucune délivrance…

18 Tes pasteurs dorment, roi d’Assyrie ! Tes braves sont couchés là, ton peuple est dispersé sur les montagnes et personne ne les rassemble. 19 Il n’y a pas de soulagement à ta blessure ; ta plaie est très maligne. Tous ceux qui entendendront parler de toi battront des mains sur toi, sur qui le mal que tu faisais ne passait-il pas continuellement ?

Quel peuple fut épargné de la folie guerrière de l’Assyrie ? Cette nation à elle seule représente tous les empires qui se sont partagé la terre, toutes les puissances de destruction qui font souffrir les créatures de Dieu. Assurbanipal, le dernier empereur du temps de la puissance de Ninive – ses successeurs ne furent que des ombres – eût fort à faire pour conserver son empire miné par les révoltes, mais il écrasa de taxes tous les pays conquis pour faire de sa ville une merveille architecturale et un centre intellectuel. Que restera-t-il de cette puissance demande Nahum ? Un désert… Pourquoi a-t-il ainsi parlé ? Nahum trouve sa propre consolation dans sa confiance en l’Éternel, l’assurance qu’il éprouve dans l’accomplissement du projet divin. Certes, il ne devait pas goûter pour lui-même, de son vivant, le temps du rétablissement, mais il est en relation avec le grand Dieu miséricordieux ; et ce qui lui apporte la consolation, il le transmet à ses frères judéens. Un service majeur !


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