29/01/2009

Esaïe 40 Consolez mon peuple !


 

VERS JERUSALEM
Consolez mon peuple !

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem, criez-lui que son combat est terminé…
Quelqu’un crie : Dans le désert, frayez le chemin du Seigneur ! Aplanissez une route pour notre Dieu dans la plaine aride !
 

 
Abordant ces pages, nous sommes transportés dans un contexte radicalement différent de ce qui nous a occupé jusqu’ici. Les années d’Ézéchias sont révolues, les années mêmes du Royaume de Juda. Ésaïe, le prophète, a constaté la fidélité du roi, mais aussi le déclin moral et spirituel inexorable du peuple de Judée. Il a vu les actes de la foi, mais aussi les dangers guettant un peuple prompt à se détourner du Seigneur. Au roi Ézéchias, guéri d’un sévère maladie, et séduit par la visite d’ennemis du roi d’Assyrie, n’annonçait-il pas la désolation ? (39.6-7)
 
Ces pages commencent par des mots de consolation prononcés au cœur de l’exil ! Un discours qui conduit aujourd’hui le lecteur dans la compréhension des derniers jours de l’exil à Babylone, les derniers jours avant que cinquante mille Israélites, sous la conduite d’hommes fidèles, saisissent l’ouverture faite par l’édit du roi Cyrus et décident de remonter à Jérusalem afin d’en redresser les murs et d’y réédifier le Temple. Un appel à se joindre au convoi prêt de se former :

Sortez de Babylone, fuyez d'entre les Chaldéens ! (48.20)

Pour ces familles qui remonteront de Babylone, le retour d’exil ne sera pas un recouvrement de maisons et de champs ! Plus d’un demi-siècle a passé depuis la désolation de Juda, et rares sont les Israélites à Babylone qui ont connu le pays de beauté, selon l’expression répétée au livre de Daniel. Il s’agit d’un nouveau départ avec le Seigneur… Et c’est bien là le sens de tout le discours : se ressaisir après une épreuve cuisante qui pouvait faire dire aux Israélites que Dieu a abandonné son peuple, ou même que les promesses n’étaient qu’illusion, ou encore qu’il n’y a pas de Dieu ! Se ressaisir, et en cela affirmer, contre toute raison apparente, que Dieu est fidèle, et alors monter à Jérusalem, laquelle, pour la plupart d’entre eux, n’est connue que par l’évocation des souvenirs de ceux qui ont été dans les rangs de l’exil, dans ces colonnes rassemblées à Rama plus d’un demi-siècle auparavant, et qui ont accroché leurs lyres aux saules de Babylone, éprouvant le gouffre de leur propre désastre... et ceux-là ont fermé les yeux sans revoir leur pays.
 
Qui a prononcé ces discours ? La question se pose, car les paroles exprimées sont trop actuelles pour que l’on puisse les attribuer comme telles à Ésaïe lui-même. Pour les auditeurs d’Ésaïe, au cœur de la Jérusalem d’Ézéchias, qu’aurait signifié un appel à quitter Babylone ? D’autant plus qu’un roi de Babylone d’alors s’était montré un allié potentiel contre l’ennemi commun, le Roi d’Assyrie. Par contre, les exilés, encouragés par les prophètes d’Israël étaient nourris de cette perspective, consultaient des écrits conservés précieusement, et certains attendaient ce moment… Le prophète Jérémie n’avait-il pas annoncé la fin de la puissance des rois de Babylone, cette puissance limitée à soixante-dix années ? Et ne leur avait-il pas laissé une lettre :

Parole qui parvint à Jérémie de la part du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d'Israël : Ecris dans un livre toutes les paroles que je t'ai dites. Les jours viennent – déclaration du Seigneur – où je rétablirai la situation de mon peuple, Israël et Juda, dit le Seigneur ; je les ramènerai dans le pays que j'ai donné à leurs pères, et ils en prendront possession. (Jérémie 30.2-3)

Tout ce discours auquel nous sommes parvenus dans le Livre d’Ésaie, est une adresse à Israël pour conforter la foi, ou la réveiller, en leur faisant souvenir de leur mission de "serviteur" du Seigneur sur la terre, peuple qui a reçu la révélation du Dieu UN afin d’en être les témoins ! Et plus que leur faire souvenir : les réintroduire dans ce service !
 
Dans ces pages qui courent jusqu’à la fin du livre, nous pouvons distinguer quatre grandes parties :
  • L’appel fondamental, l’engagement à se préparer au départ. Les soixante-dix années sont révolues, Cyrus le Grand est en route pour délivrer Babylone.
  • La réponse de la foi, mais aussi les paroles de ceux qui ne veulent pas entendre.
  • Le bagage spirituel des rescapés de l’exil, les bases du témoignage qu’ils auront à maintenir, et en particulier ce qui fonde en justice la miséricorde divine.
  • Des paroles de sagesse et de foi qui sont autant de rappels aux Israélites touchant la marche pratique, les perspectives messianiques, et des réponses aux doutes nés au cours de l’exil.
Le livre se termine alors par les dernières instructions avant le départ de Babylone.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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23:00 Écrit par Eric dans Esaïe 40 à 48, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 40:1 Sortez de Babylone (1)


 

« SORTEZ DE BABYLONE ! »
Esaïe 40 à 48

C’est un long, très long discours qui s’ouvre à nous ! Des lignes qui dénotent l’attention de l’auditoire, mais aussi des réactions négatives d’hommes qui ont difficile à recevoir les paroles de l’homme de Dieu !
 
Cela commence par une annonce merveilleuse, des paroles de consolations. En effet, le temps de la désolation touche à sa fin, et l’homme de Dieu discerne la puissance d’un conquérant par lequel une certaine justice sera rétablie sur la terre. Cyrus est en campagne, accueilli partout en libérateur. Dès Babylone conquise, il promulguera l’édit du retour des exilés à Jérusalem.
 
Une annonce bien douce à entendre : "Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu" (40.1). Des paroles de pardon qui suscitent un écho positif ! Mais bien vite le prophète doit tenir compte de Judéens déprimés qui disent : "Ma destinée est cachée au Seigneur, mon droit passe inaperçu de mon Dieu" (40.27). Plus encore, certains se sont faits à l’exil et sont assimilés au monde ambiant, idolâtre ! Un combat spirituel s’engage pour rappeler au peuple choisi son appel à être le "serviteur du Seigneur". Ce sont des exhortations à regarder en haut, mais aussi des mises en garde à propos des idoles, fabrications d’hommes. Ce sont aussi des rappels pour que l’on se souvienne qui est le Seigneur ; pour parler alors du Messie qui apportera la justice et la paix en ce monde… Et considérer enfin les circonstances immédiates. Le nom de Cyrus est cité, en vue de faire entendre qui l’a envoyé, et pourquoi !

Et d’exhorter encore et encore : Ecoute maintenant, Jacob, mon serviteur ! Israël, que j'ai choisi ! (44.1)

 

 
ANNONCES DE DELIVRANCE
Ésaïe 40 et 41


Consolez mon peuple - 40.1-2

Une voix se fait entendre, forte, magnifique, pour aller droit au cœur, tant est grande la volonté de bénir ! C’est la voix du Seigneur, sans que l’on sache quel homme l’a transmise. Mais quelle importance ?

Consolez mon peuple, dit votre Dieu.(40.1)

C’est une proclamation à répandre parmi les exilés, une parole de consolation. Et d’autres voix se font entendre, comme en écho. L’une dit :

Dans le désert, frayez le chemin du Seigneur… (40.3)

Les soixante-dix années de la puissance babylonienne touchent à leur fin, les armées de Cyrus sont en route ; une effervescence semble se faire jour parmi les exilés, parmi ceux qui attendent la consolation…
Soixante-dix ans depuis l’écroulement de l’armée assyrienne face à la puissance renaissante de Babylone en 609, jusqu’à la conquête de Babylone par Cyrus le Grand, en 539.
Il faut que tous entendent, que tous sachent que le temps de la délivrance est proche… Et cette espérance nouvelle s’exprime par la vision de la prochaine renaissance de la ville, symbole de la foi des Israélites :

Parlez au cœur de Jérusalem criez-lui que son combat est terminé, qu'elle s'est acquittée de sa faute, qu'elle a déjà reçu du Seigneur le double de ce qu'elle méritait pour tous ses péchés.(40.2)
Tout d'abord, je les paierai de retour, au double de leur faute et de leur péché, parce qu'ils ont profané mon pays, parce qu'ils ont rempli mon patrimoine des cadavres de leurs horreurs et de leurs abominations. (Jérémie 16.18)

Jérusalem, la ville dévastée, vue comme une femme désolée… Le prophète Jérémie s’en était fait l’interprète, pleurant sa désolation : "Regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur, au traitement qu'on m'a fait subir ! Le Seigneur m'a causé du chagrin au jour de sa colère ardente."(Lamentations 1.12) Le relèvement de ses murs est en vue, et la réédification du Temple. En un mot : le retour à la vie !


 

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Esaïe 40:3 Sortez de Babylone (2)


 

Des voix se font entendre - 40.3-8

Que disent ces voix qui se font entendre ?

Quelqu'un crie : Dans le désert, frayez le chemin du Seigneur ! Aplanissez une route pour notre Dieu dans la plaine aride ! Que toute vallée soit élevée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les reliefs se changent en terrain plat et les escarpements en vallons ! Alors la gloire du Seigneur se dévoilera, et tous la verront ensemble – c'est la bouche du Seigneur qui parle. (40.3-5)

La délivrance est proche ! Convient-il seulement de l’attendre ? Comment saisir la bénédiction annoncée ? La miséricorde de Dieu est offerte à tous, mais qui peut s’en saisir ? Il y a un travail à faire sur soi même, ainsi la voix exhorte : frayez le chemin…
 
Une autre voix est entendue :

Quelqu'un dit : Crie ! On répond : Que crierai-je ? (40.6)

La réponse vient, ce sont des paroles fondamentales qui ne peuvent s’oublier :

Toute chair est de l'herbe, tout son éclat est comme la fleur des champs. L'herbe se dessèche, la fleur se fane quand le souffle du Seigneur passe dessus. Vraiment, le peuple est de l'herbe : l'herbe se dessèche, la fleur se fane ; mais la parole de notre Dieu subsistera toujours.(40.6-8)

Rien de l’humain ne peut subsister par soi-même ! Mais bien la Parole de Dieu. Des promesses furent faites aux pères, et celles-là ne peuvent être altérées ! Ainsi chacun est appelé à un travail personnel : sortir de ses pensées négatives, de l’idée que Dieu a oublié ses promesses, et entrer moralement dans la bénédiction, se réjouir dans ces promesses. Nous lirons plus loin les pensées négatives qui avaient cours :

Sion disait : Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée… (49.14)

Mais la parole court en ces jours de bonne nouvelle, des exilés se lèvent et clament leur assurance dans la fidélité de Dieu :

La parole de notre Dieu subsistera toujours.(40.8)

Il nous faut bien considérer ces "immigrés malgré eux". C’étaient leurs parents ou grands-parents qui avaient connu la déportation. Les auditeurs, ceux qui étaient dans la force de l’âge étaient nés là, ils y étaient établis, plusieurs y étaient prospères, certains y avaient même fondé des entreprises… Et ainsi, tous n’étaient pas animés de désir de s’en aller au "Pays de beauté ! Et, en vérité, ceux qui étaient nés en terre d’exil, pouvaient-ils nourrir l’idée d’un retour ? Toutefois, au cours de ces années, des sages avaient entretenu le souvenir du pays et l’espoir en l’accomplissement des promesses du Seigneur. Un grand travail de mémoire s’était maintenu dès la déportation jusqu’en ces jours. Mais comment ces paroles de consolation  furent-elles reçues ? Combien de Judéens ont-ils encore foi en Dieu, et combien d’entre eux sont-ils prêts à quitter leur maison, leur bien-être pour s’en aller dans une terre dévastée et repartir à zéro ? A zéro ? Mais qu’est-ce qui avait donc de la valeur ? Leurs maisons et leurs biens à Babylone, ou l’adhésion au plan de Dieu ? La question est posée ! Est-ce "valeur zéro" que les promesses de Dieu, et le patrimoine spirituel du peuple de Dieu ? Des paroles d’exhortation vont s’ajouter les unes aux autres…


 

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20:00 Écrit par Eric dans Esaïe 40 à 48, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 40:9 Sortez de Babylone (3)


 

Dieu fera paître son troupeau - 40.9-11

La bonne nouvelle, c’est la présence de Dieu lui-même. L’accent est porté sur une réalité qui transcende les temps et les circonstances : la confiance dans l’action de Dieu et la conviction de son attention sur les brebis du troupeau.

Monte sur une haute montagne, Sion, toi qui portes la bonne nouvelle ; élève ta voix avec force, Jérusalem, toi qui portes la bonne nouvelle ; élève ta voix, n'aie pas peur, dis aux villes de Juda : Votre Dieu est là ! (40.9)

Découragement, doutes, sentiments d’abandon doivent être combattus. La ville "assise solitaire, devenue comme veuve" (Lamentations 1.1) devient porteuse de bonne nouvelle… Certes, les événements politiques, joints à la foi dans les paroles prononcées par Jérémie le prophète, donnent de la consistance à la pensée que l’exil a une fin. Mais le retour ne serait qu’aventure si l’on ne discerne pas au delà des circonstances :

Le Seigneur Dieu vient avec force, son bras lui assure la domination ; il a avec lui son salaire, sa rétribution le précède.(40.10)

L’autorisation du retour sera bien un acte politique de la part de Cyrus, le futur maître de Babylone, mais le chemin du retour serait vain s’il n’était retour à Dieu, confiance dans ses promesses, reconnaissance de sa force…
 
Les hommes pourront célébrer Cyrus le Grand, mais leur confiance ne peut être placée qu’en Celui qui a conduit le conquérant. Ils doivent connaître les soins que Dieu veut leur prodiguer. Aussi le prophète poursuit :

Comme un berger, il fera paître son troupeau, de son bras il rassemblera des agneaux et les portera sur son sein ; il conduira les brebis qui allaitent.(40.11)

Cette parole fait écho aux expressions de la foi telles que ces mots de Jacob, vers la fin de sa vie : "Dieu qui a été de tout temps mon berger jusqu’à ce jour" (Genèse 48.15).
Voir parmi bien d’autres passages : Gen.49.25 ; Ps.23.1, 80.1 ; Ezéch.34.12 ; Zach.13.7; Jean 10.2,11,14.
Le berger d’Israël, c’est Dieu ! Comme nous le voyons déjà dans l’histoire du patriarche, les exilés livrés à eux-mêmes dans ce pays étranger doivent revenir au fondement même de la foi : Dieu conduit son troupeau.
Mes brebis entendent ma vox. Et moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne se perdront jamais, et personne ne les arracheras de ma main.(Jean 10.27)
Souvenons-nous des paroles rapportées à David, le Roi-Berger : "Le Seigneur est mon berger…" (Psaume 23). Pour les exilés, le moment était venu de saisir cette parole du prophète Ézéchiel, paroles qu’ils entendirent à Babylone : "Moi, le Seigneur, je serai leur Dieu, et David, mon serviteur, sera prince au milieu d’eux. C’est moi, le Seigneur (YHWH), qui ai parlé…" (Ézéchiel 34.24).Les bases du discours sont ainsi posées. Suit alors un long exposé pour répondre aux doutes et au rejet de la foi, présenter les interventions de Dieu lui-même, exhorter à se confier en Lui. Il faut aussi parler de l’idolâtrie et faire taire les opposants… Ne disent-ils pas :

Ma destinée est cachée au Seigneur, mon droit passe inaperçu de mon Dieu ? (40.27)

 

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19:00 Écrit par Eric dans Esaïe 40 à 48, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 40:12 Sortez de Babylone (4)


 

Qui est le SEIGNEUR ? - 40.12-26

Un homme s’élève pour exprimer des paroles de Dieu, faisant appel à leur souvenir, à leur profession d’autrefois.

Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, fixé les dimensions du ciel avec la paume, jaugé dans une mesure toute la poussière de la terre ? Qui a pesé les montagnes au crochet et les collines à la balance ? Qui a fixé une mesure au souffle du Seigneur ? Qui lui donne des conseils ? Avec qui a-t-il tenu conseil pour mieux comprendre quelque chose ? Qui lui a appris le sentier de l'équité ? Qui lui a appris la connaissance ? Qui lui a fait connaître le chemin de l'intelligence ? (40.12-14)

N’ont-ils pas la connaissance du Dieu d’éternité ? N’ont-ils pas recueilli ses témoignages, n’ont-ils pas appris la sagesse, la connaissance, l’intelligence ? Privés de leurs champs, de leur pays, n’ont-ils pas avec eux leur vrai patrimoine, la connaissance du Seigneur ? Suit alors la comparaison avec les nations dominantes, les puissances idolâtres, afin d’amener les auditeurs aux réalités fondamentales :

Ne le savez-vous pas ? Ne l'entendez-vous pas ? Ne vous l'a-t-on pas annoncé dès le commencement ? N'avez-vous pas compris ce que sont les fondations de la terre ? (40.21)

Dieu, célébré par le peuple d’Israël, est l’Unique, le grand Dieu des cieux, le Créateur, le Tout-Puissant ! Tandis qu’Israël se demande si le Seigneur se souvient encore de son peuple, le prophète rappelle sa gloire, sa sagesse, sa puissance… Que sont les nations devant Dieu ? Et que sont les statues idolâtres ? Et, ajoutons-le, que valent les idolâtries sans statues ? Il faut reconsidérer les choses :

Levez les yeux en haut et regardez ? (40.26)


Les doutes d’Israël - 40.27-31

Soumettant à leur attention la grandeur de Dieu et le néant des nations, le prophète provoque la réflexion par un flot de questions.

Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi répètes-tu, Israël : Ma destinée est cachée au Seigneur, mon droit passe inaperçu de mon Dieu ?(40.27)

Le doute s’est insinué, malgré l’enseignement des prophètes d’autrefois. Lisons notamment Jérémie qui annonça que le temps de la désolation aura une fin… Doutes de la fin de l’exil ? Doutes dans l’épreuve, dans le sentiment lourd du silence de Dieu… Et le prophète donne la réponse  :

Ne le sais-tu pas ? Ne l'as-tu pas entendu ? C'est le Seigneur (YHWH), le Dieu de pérennité, qui crée les extrémités de la terre… Ceux qui espèrent le Seigneur renouvellent leur force. Ils prennent leur essor comme les aigles ; ils courent et ne se fatiguent pas, ils marchent et ne s'épuisent pas. (40.28,31)

La force ne vient pas sans un acte de foi, de confiance… D’abord la décision de se lever, suit alors le renouvellement des forces…

 

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