01/02/2009

Esaie 13:1 : Le Jour du Seigneur


 

RUINE ET BENEDICTION
De la ruine annoncé à la bénédiction de Sion
Ésaïe 13 à 20

Que répondra-t-on aux messagers de la nation ? Que c’est le Seigneur qui fonde Sion, et que les pauvres de son peuple y trouvent un abri.
Ésaïe 14.32

 
BENEDICTION ASSUREE D'ISRAEL
Ésaïe 13.1-14.27

A l’expression de joie qui accompagne l'annonce du Messie, et la louange exprimée par ceux qui iront puiser "aux sources du salut" (12.3), succèdent des oracles évoquant les nations, principalement les peuples ennemis d’Israël. Ecrits en diverses périodes, tous attachés au ministère du prophète, ils placent le lecteur devant les multiples faces du rétablissement de tout Israël.
 
Le prophète connaît bien la puissance dominant son temps, le fier roi d'Assyrie Tiglath-Piléser qui conquit un empire, auquel succédèrent Salmanasar V et puis Sargon II qui consomma la ruine de Samarie, l'homme qui décréta l'exil des Dix tribus. Mais ce désastre si grand en annonce un plus grand encore, et cela le prophète le pressent, et même il en a la vision. En effet, le prophète n’a-t-il pas averti lui-même le roi Ézéchias de cette conquête à venir (39.6) ? En ce temps là, un roi de Babylone, Merodak-Baladân, tentait de se libérer du joug assyrien sans qu’il y parvint vraiment. Il était en quête de support face à son puissant ennemi, et ainsi envoya-t-il une ambassade au roi de Juda. Mais le prophète n’est pas ébloui par ces messagers, il voit la puissance chaldéenne, Babylone, apportant la désolation sur la ville tant aimée, le lieu qui symbolise toutes les espérances de son peuple, la ville sur laquelle repose le Nom du Seigneur. L’oracle qui occupe cette page date-t-il de la visite des émissaires de Merodak-Baladân ou est-il antérieur ? Nous ne pouvons le déterminer, mais nous devrions situer cette vision d'Ésaïe vers la fin de son ministère, après la chute de Samarie.
 
Ces pages placées par l’éditeur à la suite de la contemplation du Fils de David, Emmanuel, et le rétablissement d’Israël, expriment l'autre côté des choses, à savoir le jugement des nations de la terre, après celui qui atteint son peuple.
 
Ésaïe, considérant le désastre à venir, est-il insensible au désastre que préparent pour eux-mêmes les dévastateurs de ce monde ? Non, il considère avec douleur le sort des nations coupables et pécheresses. Il s'élève dans une complainte évoquant le châtiment de Babylone, la métropole orgueilleuse…

Le jour du Seigneur - 13.1-16

Vision d’une désolation absolue ! Ésaïe pouvait-il considérer la chute de Jérusalem, l'exil de son peuple, la ruine absolue, sans frémir, sans qu'un cri douloureux ne soit produit par tout son être ? Il parle à son peuple, avertit sans relâche, et cela… "jusqu’à ce que les villes de Juda soient saccagées, vidées de leurs habitants" (6.11). Mais il a mis sa confiance dans les promesses de Dieu, et le Seigneur lui donne de considérer en son esprit la ruine de cette puissance qui détruira "le pays de beauté (Daniel 11.21).

Sentence de Babylone, ce qu’a vu Esaïe le prophète :
Sur une montagne nue dressez une bannière, élevez la voix vers eux, agitez la main, et qu'ils franchissent les portes des nobles ! J'ai donné des ordres… Vacarme des royaumes, des nations rassemblées ! Le SEIGNEUR (YHWH) des Armées passe en revue l'armée pour la guerre. Ils viennent d'un pays lointain, des extrémités du ciel… (13.1-5)

Un cri, un appel au rassemblement, une armée groupée sous une bannière pour apporter la juste sentence sur une ville corrompue… C'est le cri du prophète, ce sont les mots d'un homme qui sait que la justice doit intervenir, que Dieu exercera son jugement. Ce cri annonce ceux d'un autre prophète qui parlera un siècle plus tard pour "déraciner, démolir, faire disparaître, raser" mais aussi pour "bâtir et planter…" Jérémie sera témoin de la puissance de Babylone. Dès avant la chute de Jérusalem, aux temps du roi Sédécias, il discernera en Nabuchodonosor "le serviteur du Seigneur" (Jérémie 27.6) pour châtier un peuple de cou roide. Mais il annoncera, avant même la destruction du Premier Temple, la ruine qui surviendra à son tour sur l'orgueilleuse cité qui aura fait trembler le monde : "Car je suscite et je lance à l'attaque de Babylone une assemblée de grandes nations du pays du nord ; elles se rangeront contre elle et la prendront…" (Jérémie 50.9).
 
Annonce contre Babylone seulement ? La question peut être posée. Les mots prononcés dans cet oracle sont-ils description de l'histoire ? Est-ce là le but de la prophétie ? Le prophète a-t-il un objectif didactique ? N’est-il pas plutôt envoyé pour parler à la conscience des hommes de son propre temps ?
 
La grande ville a certes été conquise, le roi Cyrus a bien fait trembler ses puissants gouverneurs (13.8), mais il fut accueilli en libérateur par la population… Cette page illustre en termes parfois bien cruels les âges du monde, les heurts entre les puissants, la brutalité des armées, la vanité de la gloire qui s'élève pour être précipitée ensuite par une autre puissance qui s'écroulera à son tour, jusqu'à l'écroulement final lors du jugement :

Le Jour du Seigneur arrive, jour cruel, jour de fureur et de colère ardente ; il réduira la terre en un lieu dévasté, il en fera disparaître les pécheurs… (13.9)
Et les rois de la terre, et les grands, et les chiliarques, et les riches, et les forts, et tout esclave, et tout homme libre, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes ; et ils disent aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l'Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?(Apoc.6:15-17)

Babylone, "le plus beau des royaumes" (13.19), est vu dans sa désolation, mais plus largement, dans une vision qui discerne la fin du pouvoir des empires du monde, les étoiles qui brillent au firmament des pouvoirs humains "ne feront plus briller leur lumière." (13.10)
Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un grand vent laisse tomber ses figues.(Apoc.6.13)

Nous lisons ici des mots très forts, très durs. La douleur d’Israël, un peuple abaissé, exilé, méprisé, est profonde jusqu'à exprimer l’attente du sort effroyable de son oppresseur. Ces sentiments de douleur, pressentis par le prophète seront à la mémoire des rachetés remontés à Jérusalem, et se souvenant de l’exil :

Près des fleuves de Babylone,
Là-bas, nous étions assis et nous pleurions
En nous souvenant de Sion.
Aux saules de la contrée
nous avons suspendu nos lyres.

Babylone la belle,
toi qui vas être ravagée,
heureux qui te paie de retour
pour le mal que tu nous a fait !
Heureux qui saisira tes enfants
et les écrasera contre le roc !
Psaume 137

Ces derniers mots du Psaume, nous les lisons aussi dans notre livre :

Leurs enfants seront jetés à terre sous leurs yeux… (13.16)

Menaces ? Souhaits ? Attente de revanche ? Nous devons nous rappeler la cruauté des guerres, non pas seulement des guerres de l'antiquité, nous ferions mentir l'histoire, et voir en ces mots la triste réalité d'un monde où la domination est violente, où la cruauté peut jaillir en tout homme, jusqu'au temps où Dieu mettra fin à ce courant désastreux pour établir un règne d'équité et de justice, le temps du Messie.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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11:00 Écrit par Eric dans Esaïe 13 à 20, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 13:17 : La ruine de Babylone


 

La ruine de Babylone - 13.17-22

Après ce regard porté sur le jour du Seigneur, nous sommes ramenés à des circonstances historiques, la venue d’une armée venant d'un pays lointain (13.5) : les Mèdes, grande nation au nord-est de la Mésopotamie, un peuple qui ne pense pas à l’argent (13.17), un peuple connu comme n’étant pas dépravé. Ils vont prendre le pouvoir sur l’opulente Babylone, la ville corrompue, la ville emblématique de toutes les idolâtries.
 
Paroles d'Ésaïe, fils d'Amots, ou paroles écrites par un homme de Dieu au temps de l'exil ? Manifestement, le texte est du prophète lui-même, étant mentionné au début du chapitre, et d’ailleurs rendu plausible par ce fait que le prophète a effectivement évoqué la puissance babylonienne après la visite que firent à Ézéchias les ambassadeurs de Merodak-Baladân, éphémère roi de Babylone (39.1). Mais la référence aux Mèdes nous permet de penser que ce texte du prophète a été complété vers la fin de l’exil, actualisé dirions-nous, par ce passage évoquant non plus des nations d'un pays lointain (13.5), mais une fédération de nations conduites par les Mèdes (13.17).

Je suscite contre eux les Mèdes qui ne pensent pas à l'argent et à qui l'or ne plaît pas… Il en sera pour Babylone, le plus beau des royaumes, la splendeur orgueilleuse des Chaldéens, comme lors de la destruction divine de Sodome et de Gomorrhe. (13.17-19)

La grande Babylone sera un monceau de ruines ! C’est ici l’annonce d’un avenir bien au delà de Cyrus, mais la déchéance est alors commencée, et se poursuivra inexorablement jusqu'à ce que la ville soit laissée aux sables du désert, un repère de chacals comme l'avait annoncé Jérémie (Jérémie 50.39, 51.37) Le livre d'Ésaïe dit encore que

la ville ne sera plus jamais habitée. (13.20)

Et elle est déserte jusqu'à nos jours, ayant été livrée aux sables du désert dès le IIème siècle de notre ère… Une fois de plus, l’enseignement du prophète est inscrit dans l’histoire, ses références se trouvent en son propre vécu, mais sa parole transcende les années qui s’écoulent. Le psalmiste l’avait compris, lorsqu’il dit :

Car mille ans sont, à tes yeux,
comme le jour d’hier, quand il passe,
et comme une veille de la nuit.
(Psaume 90.4)


 

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09:00 Écrit par Eric dans Esaïe 13 à 20, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

EsaIe 14:1 : Dieu a compassion de Jacob


 

Dieu a compassion de Jacob - 14.1-21

Mais, pourquoi l'évocation de ces carnages ? Pourquoi tant de sang versé, de femmes et d'enfants emportés dans une telle tourmente ? Certes, nous voyons que le monde ne connaît pas son Créateur, dispose de la terre pour assouvir ses propres ambitions, ajoute iniquités sur iniquités, guerres sur guerres… Et Dieu ? Comment regarde-t-il cette pauvre terre livrée à la corruption et la violence ? Par ses prophètes, le Seigneur donne la réponse à cette question. Il expose son propos envers tous les hommes, en l’exprimant au travers d'un peuple particulier, choisi pour cela. Ce peuple, ni la plus grande ni la plus juste des nations (Deut.7.7, 9.6), manifesta également des rébellions, et par ses prophètes et par son histoire, tout homme peut apprendre alors, les compassions de Dieu :

Car le Seigneur aura compassion de Jacob, il choisira encore Israël; il leur accordera le repos sur leur terre… (14.1)

Un chant s'élèvera alors, évoquant la grandeur perdue du roi de Babylone, celui qui s'éleva jusqu'aux cieux dans l'orgueil de la puissance de l'empire qu'il conquit.

Comment ! L'oppresseur n'est plus ! La tyrannie a cessé ! … Comment ! Tu es tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! Tu as été abattu, toi qui dominais les nations ! Tu te disais : Je monterai au ciel, l'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu… (14.4,12-13)
Ils dirent alors : Bâtissons-nous donc une ville et une tour dont le sommet atteigne le ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne nous dispersions pas sur toute la terre ! (Genèse 11.4)

Poème sur Nabuchodonosor accueilli dans l'abîme du séjour des morts par les rois détrônés, reçu parmi ceux qui ont été privés de gloire avant lui. De sa grandeur, que pouvait-il emporter au séjour des morts ? "Car il n'emporte rien en mourant, sa gloire ne descend pas derrière lui." (Psaume 49.17)
 
Cette parole est pour les vivants, elle n'induit pas une pensée sur ce qu'est la mort ni la vie après la mort ; mais elle énonce une grande vérité pour les vivants sur la terre, réalité qui est développée tout au long du livre de l'Ecclésiaste : "Futilité des futilités, dit Qohéleth, futilité des futilités ! Tout n'est que futilité !" (Ecclésiaste 1.2)
"Futilité !" Couramment traduit par "vanité", le sens paraît ici un peu mieux rendu car le terme hébreu n’est autre que "vapeur inconsistante", "souffle qui passe", et moralement donc "chose insignifiante, futile".
"Qohéleth" : mot hébreu pour "le prédicateur".
Les derniers mots prononcés sur ce monarque en soulignent la responsabilité relativement à sa propre nation, car son orgueil a provoqué la ruine de son peuple :

Tu as détruit ton pays, tu as tué ton peuple… (14.20)

C'est alors le moment de déclarer que Dieu s’occupera de la cause des nations en établissant son règne.

 

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08:00 Écrit par Eric dans Esaïe 13 à 20, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 14:22 : La puissance de Dieu


 

La puissance de Dieu - 14.22-27

La tyrannie a cessé, lisions-nous, et c’est bien le commencement du rétablissement de la justice dans ce monde !

Je me dresserai contre eux, parole du Seigneur (YHWH) des Armées, je retrancherai le nom et le reste de Babylone… (14.22)

Babylone sera un lieu de désolation, telle qu’elle est aujourd'hui, le symbole du fruit des guerres qui dévastent le monde. Dès ces lignes, il n’est plus parlé de Babylone, pas d'avantage que d’un des empires qui lui ont succédé, mais reste la seule mention de l'Assyrien, expression symbolique de toutes les puissances impérialistes jusqu'à l'avènement du Messie :

Je briserai l'Assyrien dans mon pays, je le piétinerai sur mes montagnes… (14.25)

Ceci aurait pu évoquer le retrait des Assyriens mettant fin aux menaces contre Jérusalem sous Ézéchias, mais annonce en fait le décret touchant toutes les nations :

Voilà le projet formé contre toute la terre, voilà la main étendue contre toutes les nations. Le Seigneur (YHWH) des Armées a formé ce projet : qui lui fera échec ? Sa main est étendue : qui la détournera ? (14.26)

Ce décret de Dieu, la fin du mystère de sa patience (Apoc.10.7)à l'égard de cette terre enveloppée de violence, soutient ceux qui marchent dans la foi, ceux qui s'attendent à l'avènement du Messie.
Mais aux jours où le septième ange va sonner de la trompette, alors le mystère de Dieu sera achevé, selon la bonne nouvelle qu’il a annoncé à ses esclaves, les prophètes.(Apoc.10.7)

C’est un chant d’espérance qui clôt cette page, un cantique exprimé par ceux qui réalisent la présence de Dieu tout en connaissant la désolation de l'exil. Il y a un jour déterminé où Dieu mettra fin au support des principes qui régissent ce monde et établira son règne !
Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et la confiance présomptueuse en ses ressources, tout cela n'est pas du Père, mais du monde.(1 Jean 2:16)

Les comptes seront réglés, pour eux comme pour tous.
Il est juste, de la part de Dieu, de rendre de la détresse à ceux qui vous causent de la détresse, et de vous donner, à vous qui êtes dans la détresse, du repos avec nous lorsque le Seigneur Jésus se révélera du ciel avec ses anges puissants, dans un feu flamboyant, pour faire justice contre ceux qui ne connaissent pas Dieu, et ceux qui n'obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus Christ. Ceux-ci auront pour juste châtiment une destruction éternelle, loin du Seigneur et de sa force glorieuse(2 Thes.1.6-9)

En ceux qui ont foi dans les promesses, pas de révolte, pas de projet destructeur, mais une attente confiante qui trouve en Dieu son abri, ainsi que l’exprime le psalmiste :

Pourquoi les nations s'agitent-elles ?
Pourquoi les peuples grondent-ils en vain ?
Les rois de la terre se postent,
et les princes se liguent ensemble
contre le Seigneur et contre son Oint :
Brisons leurs liens, secouons leurs chaînes !
Il rit, celui qui habite le ciel,
le Seigneur se moque d’eux.
Il leur parle dans sa colère,
dans sa fureur, il les épouvante :
C'est moi qui ait investi mon roi sur Sion,
ma montagne sacrée !
Je vais proclamer le décret du Seigneur ;
il m'a dit : Tu es mon Fils !
C'est moi qui t'ai engendré aujourd’hui.
Demande-moi,
et je te donnerai les nations pour patrimoine,
comme propriété les extrémités de la terre ;
tu les briseras avec un sceptre de fer.
Comme une poterie, tu les mettras en pièce.
Et maintenant, rois, ayez du bon sens !
Recevez de l'instruction, juges de la terre !
Servez le Seigneur avec crainte,
soyez dans l'allégresse en frissonnant.
Embrassez le Fils,
de peur qu'il ne se mette en colère
et que vous ne disparaissiez en chemin ;
car sa colère s'enflamme vite.
Heureux tous ceux qui trouvent en lui un abri !
(Psaume 2)


 

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07:00 Écrit par Eric dans Esaïe 13 à 20, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)

Esaïe 14:28 : Le Seigneur fonde Sion !


 

 

SION, CENTRE DE BENEDICTION
Ésaïe 14.28-19.25

La réflexion se prolonge en une série d’oracles touchant les nations. Certes, le prophète ne paraît pas s’être adressé aux hommes de ces nations, mais il en a parlé aux gens de son propre peuple, et cela en des occasions bien différentes. Il a cité ces nations car elles sont directement en rapport avec Israël, soit comme ennemis, soit comme alliés ou encore comme offrant des aires de refuge.
 
En assemblant ces textes, nous devons constater la progression des messages qu’apporte le prophète ou l’éditeur après lui :
  • Dans l’oracle touchant les Philistins, nous lisons que le Seigneur fonde Sion.
  • Les paroles touchant Moab soulignent cette grande attente : Le Messie règnera en Sion.
  • En citant Damas, autre royaume souvent ennemi d’Israël, le prophète annonce que
  • les nations se tourneront vers Celui qui règne en Sion.
  • Et en évoquant l’Égypte et la Nubie, il fait entendre que le rayonnement du Messie s’étendra à toute la terre.

Le Seigneur fonde Sion ! - 14.28-32

"L’année de la mort du roi Achaz…" Nous connaissons la triste vie de ce roi… Sa mauvaise gouvernance généra la ruine, et il laissera à son fils un pays abaissé et même amputé. Ayant connu défaites sur défaites de la part des Edomites et des Philistins (2 Chr.25.17-23), il perdit quelques bourgades du sud, annexées par les Philistins. Et ceux-ci se gaussaient du roi de Juda. Alors le prophète rappelle que Dieu veille sur son peuple.
 
Oracle sur la Philistie
 
Ésaïe s’élève en une apostrophe sévère, car il souffre de l’abaissement de son peuple, et souligne la fidélité de Dieu envers lui :

Ne te réjouis pas, Philistie tout entière, de ce que le bâton qui te frappait est brisé ! (14:29)

Les ennemis héréditaires avaient remporté quelques victoires, cela est vrai, mais est-il bon pour eux de s’élever à leurs propres yeux ? Qui sait quand le vent tournera… Aux habitants de Jérusalem le prophète affirme avec force que le Seigneur regarde à son peuple, même abaissé :

Et que répondra-t-on aux messagers de la nation ? Que c’est le Seigneur qui fonde Sion, et que les pauvres de son peuple y trouvent un abri. (14:32)

Un double message : le Seigneur a son regard sur Sion, et son attention est portée particulièrement sur les pauvres, les petites gens. Pour eux Iil établira Sion pour toujours ! Les croyants ne chantent-ils pas :

Parce que les pauvres sont opprimés,
parce que les déshérités gémissent,
maintenant, dit le Seigneur, je me lève :
j’apporte le salut à ceux sur qui l’on souffle.
(Psaume 12.6)

Par la folie des dirigeants, des grands du royaume, aujourd’hui les Philistins se gaussent de Juda ! Mais les pauvres ne doivent pas en être troublés, car Dieu regarde à son peuple, abaissé, humilié, pour l’encourager à regarder en haut. Et le prophète exprime avec force sa foi au Dieu de miséricorde qui ne peut oublier les pauvres du troupeau… Pour eux sera fondée Sion !A cette parole sévère contre ceux qui, en quelque période de l’histoire, se réjouissent des malheurs d’Israël, succèdent des oracles touchant d’autres peuples voisins. Il tourne les regards vers le salut qui paraîtra en Sion, et signale même que ces régions voisines pourront offrir des lieux de retraite lorsque l’ennemi s’acharnera sur Israël.

 

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06:30 Écrit par Eric dans Esaïe 13 à 20, LE LIVRE D'ESAIE | Commentaires (0)