03/12/2009

Jér.35:1 La famille des Rékabites


 

La famille des Rékabites - 35:1-19

La famille des Rékabites, mise à l’épreuve, est un modèle de piété !
La scène se passe au temps de Joïaqim, et aurait pu arriver dès les bruits d’avancée des armées de Nabuchodonosor. Nous ne trouvons pas d’autre précision pour mieux dater cette épisode, mais la leçon donnée par les Rékabites est intemporelle.
Cette famille de pasteurs nomades, autrefois au nord d’Israël, s’est réfugiée à Jérusalem dès l’approche des armées de Nabuchodonosor, et elle est donc dans la ville au moment où nous sommes arrivés.
 
A la demande du SEIGNEUR, Jérémie fait venir au Temple cette famille réfugiée. Quelle est-elle ?
 
Retournons plus de deux siècles auparavant. Vers 840, dans le royaume du Nord, un nommé Jonadab, fils de Rékab, contribua grandement à éliminer le culte de Baal en Israël. Il collabora pour ce faire avec Jehu, ce Jehu qui fut oint roi sur le royaume du Nord par le prophète Elie (2 Rois 9:3). Ainsi nous pouvons lire : Alors Jéhu vint à la maison du Baal avec Jonadab, fils de Rékab… (2 Rois 10:23) Ils détruisirent ensemble ce lieu idolâtre. Mais, ainsi que le rapporte le Livre des Rois, Jéhu ne poursuivit pas dans ce chemin et maintint l’idolâtrie en Israël (2 Rois 10:31). De Jonadab, plus un seul mot ! Il a fallu cette circonstance, aux temps de Jérémie, pour que nous apprenions combien cet homme était vrai, et déterminé pour son Dieu. Il a constaté que son propre combat au côté de Jéhu n’avait pas de suite ! Le combat de Jéhu contre le culte de Baal n’avait pas été un vrai retour au SEIGNEUR ! Alors il considéra sa propre famille et voulut la garder de ces abandons. La marche avec Dieu avait un tel prix pour lui qu’il fit prendre aux siens un engagement. Engagement surprenant, au-delà de l’attente du SEIGNEUR, et même en un certain sens contradictoire au regard du don du pays à son peuple. Il fit prendre aux siens l’engagement de ne pas s’établir dans des maisons, de ne pas cultiver le pays, et de s’abstenir de vin… Son désir a été que sa famille demeure attachée à Dieu, dans l’esprit des Patriarches, et, pour cela, il les engagea dans cette vie d’étrangers, afin que nul ne s’enivre et ne s’égare…
 
Une fidélité assumée dont ils peuvent rendre témoignage deux siècle plus tard !
Nous pouvons leur comparer les Patriarches dont il est dit : "C’est selon la foi que tous ceux là sont morts, sans avoir reçu les choses promises ; cependant ils les ont vues et saluées de loin, en reconnaissant publiquement qu’ils étaient étrangers et résidents temporairement sur la terre" (Hébreux 11:13). 

Nous obéissons à tout ce que nous a ordonné Jonadab, fils de Rékab, notre père : nous ne buvons pas de vin pendant tous nos jours, nous, nos femmes, nos fils et nos filles ; nous ne bâtissons pas de maisons pour y habiter, nous ne possédons ni vignes, ni champs, ni terres ensemencées ; nous habitons sous des tentes, nous obéissons à Jonadab, notre père, en faisant exactement ce qu'il nous a il ordonné. (35:8-10)

Sans que Jonadab ne pût le prévoir, cette vie d’éleveurs nomades les maintint à l’abri des conflagrations politiques au temps de l’Assyrie. Ils ne furent pas enveloppés dans l’exil des Dix Tribus !
 
Deux siècles et demi se sont passés, et en ce jour leur fidélité est mise à l’épreuve dans le Temple. A l’injonction de Jérémie – Buvez du vin (35:5) – la réponse est claire, la fidélité à leur aïeul est absolue… Ils sont à Jérusalem à cause de l’instabilité de la contrée, mais leur esprit n’est pas changé !

Mais ils répondirent : Nous ne boirons pas de vin, car Jonadab, fils de Rékab, notre père, nous a donné cet ordre : Vous ne boirez jamais de vin, ni vous, ni vos fils… (35:6)

Exemple de fidélité dans une règle qui va au-delà des ordonnances… Cette fidélité est publiée auprès des habitants de Juda et de Jérusalem : "Voyez les fils de Jonadab et comparez…"

Les fils de Jonadab, fils de Rékab, eux, respectent le commandement que leur a donné leur père, et ce peuple ne m'écoute pas ! A cause de cela, ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu des Armées, le Dieu d'Israël : Je fais venir sur Juda et sur tous les habitants de Jérusalem tout le malheur que j'ai annoncé contre eux, parce que je leur ai parlé et qu'ils n'ont pas écouté, parce que je les ai appelés et qu'ils n'ont pas répondu. (35:16-17)

Une occasion rare, la seule qui nous soit donnée à connaître dans ce livre, où Jérémie peut mettre en évidence un exemple positif. Afin de souligner la fidélité de Dieu, une promesse complète la scène :

à cause de cela, ainsi parle le SEIGNEUR (YHWH) des Armées, le Dieu d'Israël : Jonadab, fils de Rékab, aura toujours des descendants qui se tiendront devant moi. (35:19)

Il y avait d’autres hommes de Dieu au temps du prophète : Sophonie et Hulda du temps de sa jeunesse, Baruch qui collabore fidèlement, Yigdalia, l'homme de Dieu (35:4) qui prêta son local dans le Temple pour la réception des Rékabites, mais ici, c’est toute une famille ! Une famille qui traversa les temps du déclin, sans que l’on ne parle d’eux pendant plus de deux siècles, et se présente ici avec la détermination du commencement. Un modèle de foi !Mais Jérémie sait que cette démonstration de fidélité est donnée en vain !
 
Toutefois, dans ces circonstances qui suivent la prise de possession de Juda par Nabuchodonosor, au début des soixante-dix ans du pouvoir de Babylone sur les nations, nous constatons à Jérusalem une certaine attention aux paroles du prophète. A l’occasion de la journée de jeûne, nous voyons aussi la modération des princes de Juda. Mais que dire de l’arrogance de Joïaqim que les leçons endurcissent plutôt que de le conduire à une réflexion salutaire… Si la conscience n’est pas touchée, les plus cuisantes leçons ne peuvent tenir calme et soumis que jusqu'à la première occasion, au premier espoir, à la première illusion ; et alors rejaillit le volcan des vanités !


 
Extrait du livre
"LE PROPHETE JEREMIE, l'homme en son temps"
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Que dit l'Évangile ?

 

Jér.47 Le temps des rébellions


 

LE TEMPS DES REBELLIONS
Jérémie 47

Les armées babyloniennes ont achevé la conquête et tiennent en alerte des forces militaires aux confins de l'empire, notamment face à l'Égypte qu'elles ne purent conquérir. Nabuchodonosor s'est assujetti les rois des nations, mais n'établit pas sur eux une autorité centrale forte ; il n'a pas organisé son empire en différentes provinces comme le feront les Perses et les Romains par la suite.
 
Les royaumes continuent donc d’exister, les rois demeurent généralement sur leur trône, tributaires du roi de Babylone. Des vassaux ! Mais ces royaumes sont affaiblis, et dès que la puissance des armées babyloniennes se réduit, le champ est rendu libre pour de petits chefs de guerre, des chefs de tribus, qui peuvent conduire leurs bandes armées opérer impunément des razzias dans les pays. Le royaume de Juda subira de telles expéditions ; une situation qui n'est pas sans rappeler le temps des Juges, où de telles bandes agissaient dès qu'Israël se détournait du SEIGNEUR. Il en était ainsi en ce temps de désordre, lorsque Joïaqim se révolta contre son suzerain…
 
En ses jours, Nabuchodonosor, roi de Babylone, se mit en campagne. Joïaqim lui fut soumis pendant trois ans ; mais finit par se rebeller contre lui. Alors le SEIGNEUR envoya contre lui des troupes de Chaldéens, des troupes d’Araméens, des troupes de Moabites et de troupes d’Ammonites ; et il les envoya contre Juda pour le faire disparaître, selon la parole que le SEIGNEUR avait prononcée par l’intermédiaire de ses serviteurs les prophètes (2 Rois 24:1-2).
 
Cette situation parle-t-elle à Joïaqim ? Absolument pas ! Qu’importe, au fond, la situation des confins de son propre pays ? Il est à l’abri de sa capitale fortifiée. Il se bâtit des palais sans se priver de pressurer le peuple pour le paiement du tribut… Mais l'esprit de revanche le conduira plus loin encore. L'audace de la rébellion lui vient d'un espoir venant du sud. Comme d'autres rois de la région, il a le regard fixé sur l’Égypte.
 
En 605, lors de la grande conquête qui suivit la chute de Karkemish, Nabuchodonosor, cherchant à pénétrer en Égypte, conquit tout le pays des Philistins, le passage obligé vers la vallée du Nil.
Les Philistins, appelés Peuples de la Mer, pourraient venir du nord de l’Asie Mineure ; ils ont émigré d’abord vers les îles de la Mer Egée et ensuite vers l’Egypte où ils ne purent s’établir, pour s’installer enfin dans la région de Gaza. Le nom de Kaphtor (Jérémie 47:4) serait une appellation ancienne de la Crète, évoquant ainsi l’origine de ce peuple.
Il déporta à Babylone le dernier roi de Gaza. Quant à l’Égypte, ses armées parvinrent à arrêter les Babyloniens aux frontières ; et le Pharaon Néchao qui ne manquait pas d’ambition méditait une avancée en terre d’Israël pour reprendre le pays perdu, en particulier la route de Syrie et Karkemish en vue de recouvrer la maîtrise sur cet axe commercial si important.
 
Au point où nous sommes arrivés, la troisième année de Joïaqim, en l'an 602, les armées égyptiennes sont sur pied de guerre, elles se préparent à frapper Gaza, nourrissant ainsi les espoirs des Philistins et de Juda, ceux qui aspiraient à un affaiblissement du royaume de Babylone.
 
Ici intervint Jérémie.


 
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"LE PROPHETE JEREMIE, l'homme en son temps"
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Jér.47:1 Au sujet des Philistins


 

Parole contre les Philistins - 47:1-7

Voici la parole du SEIGNEUR qui parvint à Jérémie, le prophète, au sujet des Philistins, avant que le pharaon mette à mal Gaza. (47:1)

Gaza, importante ville des Philistins, était donc devenue un bastion babylonien. Pour le Pharaon, c'est la seule entrée par laquelle il pourrait retrouver l'hégémonie perdue sur la terre d’Israël et sur la Syrie, la route commerciale reliant son pays à la Phénicie et à l'Asie Mineure.
 
Jérémie prononce alors un oracle dont les termes ne laissent aucun espoir aux Philistins ainsi qu'à quiconque en terre d’Israël attend un retrait babylonien. Se voyaient-ils déjà sous la gouvernance paisible du Pharaon ? Assurément, lorsque Néchao remportera le combat pour Gaza, ils pourront se réjouir… Mais non, Jérémie le leur dit à l'avance : cette victoire n'aura pas de lendemain. Il leur rappelle l’implacable puissance des Chaldéens :

Des eaux s'élèvent du nord, elles deviennent un torrent impétueux ; elles déferlent sur le pays et sur tout ce qui s'y trouve, sur la ville et sur tous ceux qui l'habitent. Les hommes crient, tous les habitants du pays hurlent… (47:2)

Le Pharaon remportera bien cette victoire, il reconquérra Gaza.
Victoire citée par Hérodote (Hér.11.159). Nabuchodonosor s'empara de la Philistie vers 605/602 et déporta en Babylonie le dernier roi de Gaza. Il s'attaqua ensuite à l'Égypte, mais, en 601/600, Néchao remporta une grande victoire sur les Babyloniens et s'empara de Gaza.
Cet événement aura lieu en 601 ou 600… Mais l’épée du SEIGNEUR ne peut s’arrêter :

Malheur ! Épée du SEIGNEUR, jusqu'où iras-tu, sans repos ? Rentre dans ton fourreau, sois tranquille et fais silence. (47:6)

Si ces armées dévastatrices pouvaient demeurer tranquilles ! Si nous pouvions vivre en paix ! Mais cela n'est pas possible.

Comment te reposerais-tu ? C'est le SEIGNEUR qui lui ordonne d'aller vers Ashqelôn et vers la côte de la mer ! C'est là qu'il la dirige ! (47:7)

Nabuchodonosor reviendra affermir son empire, car n’est-il pas écrit : "Maintenant, moi, j'ai livré tous ces pays à Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur" (27:6) ? Nous sommes en 601 ; Joïaqim est dans sa huitième année de règne, l’horloge du temps avance. Plus que trois années et ce sera la fin pour lui. Mais le sait-il ? Il ne cesse de nourrir ses rêves de gloire tout en se montrant insensible au sort de son peuple…


 
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Jér.22:1 Veille d'exil


 

VEILLE D'EXIL
Jérémie 22-23

Un réquisitoire bref, cinglant, est adressé au roi en son palais ! C’est avec force que Jérémie parle dans ces toutes dernières années de Joïaqim. Nous avons vu ce roi présomptueux enchaîné et conduit à Babylone, et replacé ensuite sur son trône par Nabuchodonosor ! Nous l’avons vu, à peine réinstallé sur son trône, prendre le rouleau du livre écrit sous la dictée de Jérémie, le découper avec un canif, et en jeter les morceaux au feu… Et il ne s’est pas arrêté là ! Hélas, cet homme sans foi ni loi détient le pouvoir, la puissance…

Une fois de plus, est-ce de dispositions touchant le culte dont veut parler le SEIGNEUR lorsqu’Il dit : Revenez à moi ? Non ! Ce qui est au centre de son propos, c’est la vie, la pratique, la justice dans les relations des hommes entre eux, l’attention au faible ! C’est ainsi qu’est évaluée la vie d’un homme. Ainsi parle le SEIGNEUR : Agissez selon l'équité et la justice ; délivrez de la main de l'oppresseur celui qu'on dépouille ; n'exploitez pas l'immigré, l'orphelin et la veuve; n'usez pas de violence et ne répandez pas de sang innocent en ce lieu. (22:3)

L’alternative est présentée, et sans voie médiane ! "Regarde, j'ai placé aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur" (Deutéronome 30:15). L’évaluation ne tient pas en une balance où se compenserait le mal par quelques faits louables… Ce qui est déterminant dans l’homme, c’est le chemin qu’il choisit, soit celui de la vie, soit celui de la mort. Ici aussi nous lisons l’alternative : "agir selon cette parole ou ne pas écouter" (22:4-5)
Dans l’Évangile, la même alternative est présentée sous ces termes : croire ou désobéir – Jean 3:36 : "Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. "
L’avenir est sombre, et quand le désastre sera achevé, dans ce lieu même où le témoignage au SEIGNEUR devait être gardé, il restera, pour les personnes qui passeront près de Jérusalem, cette question et sa réponse :

Pourquoi le SEIGNEUR a-t-il ainsi traité cette grande ville ? Et l'on répondra : Parce qu'ils ont abandonné l'alliance du SEIGNEUR (YHWH), leur Dieu, parce qu'ils se sont prosternés devant d'autres dieux et les ont servis. (22:8-9)

Le temps est passé, celui d’un roi qui allait et venait, jugeant le peuple avec sagesse. Josias est décédé ! Que sert-il de pleurer le passé ?

Ne pleurez pas celui qui est mort, ne le plaignez pas ; pleurez, pleurez celui qui s'en va, car il ne reviendra plus, il ne reverra plus le pays de ses origines. (22:10)

Ne pleurez pas Josias, il est dans le repos, mais pleurez sur Joakhaz, car il ne reviendra pas de son exil en Egypte.


 
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Jér.22:13 Parole à un roi despotique


 

Au roi Joïaqim - 22:13-19

Le prophète s’adresse alors directement au roi Joïaqim, ce despote :

Quel malheur pour celui qui bâtit sa maison aux dépens de la justice, et ses chambres à l'étage aux dépens de l'équité ! Qui fait travailler son prochain pour rien, sans lui donner sa paye… (22:13)

Car cet homme, détenant le pouvoir réduit que lui laissa le roi de Babylone n’était pas gêné de se faire construire des maisons somptueuses ! Il avait sa maison d’hiver – celle où il jeta au feu le livre des paroles de Jérémie (36:22-23), et il se faisait encore une maison lambrissée de cèdre !

Es-tu roi parce que tu as la passion du cèdre ? (22:15)

Le prophète lui rappelle alors son père, Josias, dont le règne a laissé un souvenir tel que le peuple le pleure, maintenant que la désolation l’atteint :

Ton père ne mangeait-il pas, ne buvait-il pas ? Mais il agissait selon l'équité et la justice, – alors tout allait bien pour lui – il jugeait la cause du pauvre et du déshérité, – alors tout allait bien. N'est-ce pas cela, me connaître ? – déclaration du SEIGNEUR. (22:15-16)

La clé du passage est ici : qu’est-ce que connaître le SEIGNEUR ? Les fils d’Eli, le Grand Prêtre, servaient au Tabernacle à Silo, ils étaient drapés de l’autorité religieuse, mais ils étaient "des hommes sans morale ; ils ne connaissaient pas le SEIGNEUR. (1 Samuel 2:12) Qu’est-ce que la connaissance de Dieu ?
Jean 17:26 : "Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, comme moi en eux." 1 Jean 2:4 : "Celui qui dit : "Je le connais", et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est pas en lui."
Arrêtons-nous sur ces paroles de sagesse : "Mon fils, si tu reçois mes paroles, si tu retiens bien mes préceptes, si tu prêtes une oreille attentive à la sagesse, et si tu inclines ton cœur vers l’entendement ; oui, si tu appelles l’intelligence, et si tu élèves ta voix vers l’entendement, si tu cherches cela comme l’argent, si tu le recherches comme des trésors, alors tu comprendras la crainte du SEIGNEUR et tu trouveras la connaissance de Dieu." (Proverbes 2:1-2)
 
Revenant à Joïaqim, nous lisons :

Mais tu n'as des yeux et un cœur que pour ton intérêt, pour répandre le sang de l'innocent, pour exercer oppression et brutalité. (22:17)

Nous comprenons alors qu’il n’y aura pas de lamentation à sa mort, tels ces pleurs que l’on verse au souvenir du roi Josias ! Si, du vivant de ce roi fidèle, le peuple dans son ensemble l’a suivi sans vraiment revenir au SEIGNEUR – les appels de Jérémie l’attestent – aujourd’hui, sous le règne despotique de Joïaqim, on se souvient du roi pratiquant la justice et le jugement, et peut-être se dit-on que Joakhaz eût été meilleur que Joïaqim… Le peuple pleure sur ses malheurs. Quant au roi…

A cause de cela, voici ce que dit le SEIGNEUR contre Joïaqim, fils de Josias, roi de Juda : On ne fera pas pour lui de lamentation "Quel malheur, mon frère ! Quel malheur, ma sœur !" ; on ne fera pas pour lui de lamentation "Quel malheur, SEIGNEUR ! Quel malheur, Majesté !". Il aura la sépulture d'un âne, il sera traîné et jeté hors des portes de Jérusalem. (22:18-19)

Gardons-nous de penser que ce geste sera l’exécution du jugement de Dieu sur ce roi ! Ce sera l'expression de la lassitude d’un peuple blessé qui manifestera, de façon bien peu respectueuse certes, le soulagement de voir la fin du règne désastreux de Joïaqim. Dieu connaît la fin de l'homme et l'annonce…


 
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