09/05/2013

Lévitique 16 - Yom Kippour, le grand pardon


 

YOM KIPPOUR - Le Jour du Grand Pardon
Le bouc pour Azazel

Lévitique 16
 

Le dixième jour du septième mois

 
Après le Jour du Chofar, la jour du retentissement des trompettes, le Nouvel An pour le peuple d’Israël, vient Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon, et ce jour est particulièrement important ! Une année vient de s’achever, et vient une nouvelle…
 
Il y a, ce jour, un grand rassemblement du peuple… Un rassemblement annuel est toujours un travail de mémoire, tandis que les occupations et les soucis journaliers peuvent altérer la conscience de l a bonne main de Dieu sur eux. Et dans ce rituel, nous voyons le rappel plein de force de la nécessité d’une purification pour entrer dans la présence de Dieu, mais nous y voyons aussi l’intention de Dieu d’apporter la suprême ressource pour purifier et introduire des hommes dans sa présence, alors que nul n’est capable par lui-même d’en acquérir le mérite…
 
Le peuple choisi par Dieu n’est pas un peuple plus parfait que les autres peuples, et bien des choses sont à reprocher dans sa marche… Comment Dieu peut-il encore attacher son Nom à ce peuple défaillant ? Sur quelle base peut-Il maintenir son Alliance (Deut.7:7-13). La question est posée… Et la célébration spécifique de la fête du Grand Pardon y répond ! Une célébration dont le sens touche aux fondements des relations de Dieu avec l’homme. Pensons donc ! Ce peuple en relation avec Dieu par l’Alliance du Sinaï n’est pas un peuple parfait et pourtant Dieu maintient cette Alliance, « Car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir. » (Rom.11:29). Comment le peut-Il au regard de sa justice ?
 
Lorsque nous mettons en relation la responsabilité de l’homme créé et la rigueur de la sainteté de Dieu, comment assembler ces deux regards, comment sortir de ce dilemme ? Le peuple ne peut manifester la perfection devant Dieu, la fidélité absolue à la Loi… Alors vient cette célébration de Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon. Depuis le premier jour de l’an, le jour où retentit le son du Chofar, la corne de bélier, le peuple se prépare à la célébration du dixième jour…

Le SEIGNEUR dit à Moïse : Le dixième jour de ce septième mois, il y aura le jour du Grand Pardon. Il y aura pour vous convocation sacrée: vous vous priverez et vous présenterez au SEIGNEUR des offrandes consumées par le feu. Vous ne ferez aucun travail ce jour même, car c'est le jour du Grand Pardon, le jour où le Grand Pardon doit être fait sur vous devant le SEIGNEUR, votre Dieu. (Lévitique 23:27-28)

Que dit Dieu, le Juge suprême, à propos des péchés accumulés tout au long d’une année ? Telle est la question… Et, les prescriptions de la Loi étant en instruction pour tous les hommes, cette question transposée devient : « Que dit Dieu des péchés des hommes, tandis que son désir est de les approcher de Lui, et de pouvoir les déclarer ‘ses enfants ‘ ? »

 
La cérémonie de Yom Kippour

Le Grand Prêtre, Aaron d’abord et son successeur par la suite, entre au parvis, devant la Tente d’Assignation, avec un taureau, sacrifice pour le péché qu’il offrira pour lui-même et sa maison, et deux boucs qui lui auront été présentés par la communauté des Israélites…

Il prendra les deux boucs et les placera devant l’ÉTERNEL (YHWH), à l'entrée de la Tente d’Assignation. Aaron tirera au sort les deux boucs : un sort pour l’ÉTERNEL et un sort pour AZAZEL. Aaron présentera le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’ÉTERNEL, et l’offrira en sacrifice pour le péché. Quant au bouc sur lequel est tombé le sort pour AZAZEL, on le placera vivant devant l’ÉTERNEL, afin de faire l’expiation sur lui et de l’envoyer dans le désert pour AZAZEL. (Lévitique 16:7-10)

Acte 1.  La première action est le rituel de sanctification cérémonielle du Grand Prêtre, offrant en sacrifice le taureau, lequel est brûlé sur l’autel de l’holocauste. Ayant offert ce sacrifice, il entre alors dans le Lieu très saint, le Saint des Saints avec du sang du taureau et aussi un encensoir ayant des braises tirées de l’autel de l’holocauste sur lesquelles brûle de l’encens. Il oint du sang du sacrifice le saint Propitiatoire couvrant l’Arche d’Alliance. C’est ici le seul événement de l’année où un Prêtre entre cérémoniellement en ce lieu qui est l’expression symbolique de la présence de Dieu au milieu de peuple choisi.

Celui qui accomplit le rituel du Grand Pardon descend symboliquement du ciel.

Acte 2.  Le bouc pour l’ÉTERNEL est sacrifié sur l’autel. Le Grand Prêtre, de retour sur le parvis, offre en sacrifice le bouc pour le péché du peuple. Le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’ÉTERNEL. Avec le sang de ce second sacrifice, il entre à nouveau dans le Lieu Très Saint pour en faire aspersion au dessus et devant le saint Propitiatoire couvrant l’Arche d’Alliance. Il en sort pour sanctifier l’autel de l’holocauste et l’ensemble du sanctuaire par l’aspersion du sang des animaux immolés, le taureau et le bouc.

Le sacrifice offert pour le peuple ouvre symboliquement l’accès à la présence de Dieu.

Un sacrifice offert, tel que l’accès au ciel est ouvert ! Voyons cette présence de Dieu inaccessible, une réalité enseignée par le récit du Jardin d’Eden, l’homme en étant chassé, et l’accès gardé par des chérubins (Gen.3:24).
 
 
Acte 3. A ce stade du rituel, le service n’est pas achevé ! La Tente d’Assignation est purifiée, certes, mais le peuple se sent-il libre d’y accéder ? Ici intervient le second bouc, le bouc pour AZAZEL.

Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le Lieu Saint, et pour la Tente d'Assignation, et pour l'Autel, il présentera le bouc vivant. Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des fils d'Israël et toutes leurs transgressions, selon tous leurs péchés ; il les mettra sur la tête du bouc, et l'enverra au désert par un homme qui se tiendra prêt ; et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre inhabitée ; et l'homme laissera aller le bouc dans le désert. (Lévitique 16:20-22)

Que signifie le geste, et que signifie le terme ? Nous le lisons : toutes les fautes des Israélites sont confessées, et portés symboliquement du le bouc qui sera conduit au désert et n’en reviendra pas !

Dieu veut et peut les effacer les fautes, les péchés, les iniquités des hommes.

Acte 4.  Le service s’achève alors par divers actes, le Grand Prêtre qui les vêtements de la cérémonie, l’homme qui a conduit le bouc au désert procède à des ablutions rituelles et les restes des animaux offerts sur l’autel, le taureau et le bouc, sont brûlés hors du camp.
 
Épilogue.  Le texte relatif au cérémonial s’achève alors sur une conclusion significative :

Et ceci sera pour vous un statut perpétuel : au septième mois, le dixième jour du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune œuvre, tant l'Israélite de naissance que l'étranger qui séjourne au milieu de vous ; car, en ce jour-là, il sera fait propitiation pour vous, afin de vous purifier : et vous serez purs de tous vos péchés devant l'Éternel. Ce sera pour vous un sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes ; c'est un statut perpétuel. (Lévitique 16:29-31)

Par ce cérémonial, le peuple se remémorait l’intention du SEIGNEUR : ne plus se souvenir des péchés ! Et il apprend que les exigences de la sainteté sont maintenues… Les prophètes n’auront de cesse de présenter la responsabilité des hommes, sans jamais omettre les intentions de Dieu : introduire chaque homme dans une relation vraie avec Lui, et lui donner de goûter la paix et le bonheur ! (Ézéchiel 18:24, 1 Tim.2:4).

Venez, et plaidons ensemble, dit l'Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme l'écarlate, ils seront comme la laine. (Ésaïe 1:18)
 
Il aura encore une fois compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; et tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer. (Michée 7:19)

Le bouc pour AZAZEL ne reviendra pas, les péchés qu’il porte symboliquement sont oubliés pour toujours !
 
Peuvent-ils avoir conscience que seul peut accomplir ce geste de rassembler autour de l’Eternel quelqu’un qui vient du Ciel, comme le Grand Prêtre sortait du Lieu Très Saint pour y renter à nouveau en exprimant la réception du peuple par Dieu par le symbole de l’acceptation du sang du bouc offert à l’Éternel en sacrifice pour les péchés du peuple. C’est déjà ce que pressent celui qui dit : "Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste." (Genèse 22:8).

 
Le Bouc pour AZAZEL

Le mot "AZAZEL" trouve sa seule utilisation dans ce cérémonial de la fête du Grand Pardon, aussi, faute de parallèles, les linguistes ne peuvent fournir une traduction certifiée. Toutefois la racine « ‘azoz » répond au verbe "se montrer puissant" tandis que le suffixe « El » fait référence à Dieu, la déité dans son sens absolu. Expression différente donc de YHWH, transcrit par l’Éternel ou Yahweh dans bien les Bibles en français, qui représente le nom de relation de Dieu avec son peuple, selon (Exode 3:13-14). Ainsi, le bouc chargé des fautes des Israélites est destiné à se trouver face à la puissance de Dieu, juste et saint.
 
Cette puissance de Dieu est la résolution de l’immense paradoxe qui fait se rencontrer la grande miséricorde et la rigueur de la justice :

L'Éternel est lent à la colère, et grand en bonté, pardonnant l'iniquité et la transgression, et qui ne tient nullement pour innocent, qui visite l'iniquité des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième génération. (Nombres 14:18)

Et ce cérémonial reproduit d’année en année n’est pas sans être médité et compris par les fidèles. Son précieux message, la "bonne nouvelle", leur est connue dès le commencement de leur attachement à Dieu : Dieu juste et saint est puissant pour accueillir auprès de Lui, dans le respect de sa sainteté et de sa justice, des hommes incapables de mériter cette part !
 
Cette puissance de Dieu qu’exprime le Grand Pardon est l’objet de leur méditation comme nous le lisons au Livre des Psaumes.

La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées. (Psaumes 85:10)

Les fidèles sont pétris de cette bonne nouvelle de l’intention du Dieu rédempteur. C'est ce qu'exprime l'auteur du Livre de Job, mettant ces paroles dans la bouche du personnage central de son livre :

Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre. (Job 19:25)

Et lorsque la conscience de cette réalité s’émousse, leur esprit est réveillé par la parole des prophètes…

Car c'est ici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, et je l'écrirai sur leur cœur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l'Éternel ; car ils me connaîtront tous, depuis le petit d'entre eux jusqu'au grand, dit l'Éternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. (Jérémie 31:33-34)

A la fin de l’exil à Babylone, tandis que la conscience du pardon est rendue d’autant plus sensible que les abandons furent patents et la sanction sévère, lorsque s’ouvre à eux la perspective d’un rétablissement de la nation, un prophète annonce cette grande réalité du fondement en justice du Grand Pardon, précisant la parole essentielle de la foi : "Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste (Genèse 22:8) :

Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris… Il plut à l'Éternel de le meurtrir ; il l'a soumis à la souffrance. (Ésaïe 53:5,10)

Voici cette Puissance de Dieu : la prise en compte des fautes des hommes – lesquelles doivent recevoir leur propre sanction, le jugement divin – tandis que le peuple, est agréé de Dieu, selon le décret de sa miséricorde. Et Dieu les conduit à se rappeler cette grande réalité, lors du Grand Pardon, lorsqu’il reconduit d’année en année son Alliance avec le peuple qu’Il a choisi pour être son serviteur sur la terre, sans oublier les étrangers qui vivent au milieu d'eux (Lév.16:29). Chaque commencement d’année, en Israël, est un rappel de la bonne nouvelle !
 
Pour comprendre ce terme, un homme hébreu nous vient en aide. Saul de Tarse, l'apôtre Paul, grand connaisseur de la langue et du texte bibliques, exprime avec force, en langue grecque ce qu’est cette puissance de Dieu, autrement dit ce que représente le mot AZAZEL. Et il dit :

Car je n'ai pas honte de l'évangile, car il est « puissance de Dieu » en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au Grec. (Romains 1:16)

Nous nous trouvons devant la réponse au paradoxe du plan divin  "L'Éternel est lent à la colère et grand en puissance, et il ne tiendra nullement le coupable pour innocent" (Nahum 1:3). Ce paradoxe sur lequel Jésus-Christ lève le voile au cours de son ministère :

Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. (Matthieu 11:28)

 

La lecture chrétienne de Yom Kippour

Aucun raisonnement, aucune construction théologique… Simplement la lecture des Écritures, et en particulier de l’Épître aux Hébreux !
 
Gardons-nous de penser à quelque rupture, à quelque abandon des enseignements de la Torah après la Croix ! Le Seigneur n’a-t-il pas dit qu’il venait "accomplir la Loi" ? (Matt.5:17-18). Ainsi la Croix accomplit ce qui était annoncé, et la foi des fidèles, celle que l’on trouve déjà dans les Psaumes en écho aux paroles des prophètes, se trouve fortifiée dans la pleine révélation de la pensée de Dieu. Ce qui était pressenti, et compris par les croyants, se trouve pleinement révélé :

Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils… (Hébreux 1:1-2)

Et l’épître aux Hébreux poursuit en détaillant ces « accomplissements », traitant en particulier de la signification de la célébration de Yom Kippour. L’épître présente la réalité dont la célébration était une ombre (Hébreux 9:6-10:18).
 
Tout d’abord, nous discernons le Christ, descendant des cieux, comme le fait en figure le Grand Prêtre sortant du Tabernacle pour sacrifier le bouc pour l’Éternel (Lév.16:18). L’œuvre de la rédemption ne pouvait être opérée que par Celui qui est venu du ciel (Héb.4:14, mais aussi Prov.30:4, Jean 1:1, 3:10-16, Eph 4:8-10, Phil.2.6-7) et qui, en y étant remonté, est devenu le précurseur et le garant des rachetés, de ceux qui peuvent se tenir, par grâce, dans la présence de Dieu (Héb.7:26-27).

Mais le Christ a paru comme grand prêtre des biens qui sont apparus ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus accompli, qui n'est pas fabriqué par des mains humaines, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création ; il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs ou de taurillons, mais avec son propre sang. C'est ainsi qu'il a obtenu une rédemption éternelle. En effet, si le sang de boucs et de taureaux, ou la cendre d'une génisse qu'on répand sur ceux qui ont été souillés, consacrent de manière à purifier la chair, combien plus le sang du Christ – qui par l'Esprit éternel s'est offert lui-même à Dieu, sans défaut – purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous rendions un culte au Dieu vivant ! (Hébreux 9:11-14)

L’épître se poursuit alors dans la contemplation de l’œuvre accomplie une fois pour toutes, et conclut en citant encore une parole du Livre des Psaumes qui établit la signification de tous les sacrifices de la Première Alliance, ombre du sacrifice unique en vertu duquel la justice de Dieu est rencontrée, donnant ainsi le fondement de ses voies en miséricorde.

La loi, en effet, est l’ombre des biens à venir et non pas l'image même de ces choses ; c'est pourquoi elle ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on présente perpétuellement, année après année, porter à leur accomplissement ceux qui s'en approchent. Sinon, n'aurait-on pas cessé d'en présenter, puisque ceux qui prennent part à ce culte auraient été purifiés une fois pour toutes et n'auraient plus eu aucune conscience des péchés ? Au contraire, par ces sacrifices, on rappelle année après année le souvenir des péchés.   Car il est impossible que du sang de taureaux et de boucs ôte les péchés. C'est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : "Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m'as formé un corps ; tu n'as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Je viens – dans le livre-rouleau il est écrit à mon sujet – pour faire, ô Dieu, ta volonté." [Psaume 40:6-8] Il dit d'abord : Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices, ni offrandes, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché qui pourtant sont offerts selon la loi.  Puis il dit : Je viens pour faire ta volonté. Il supprime donc le premier pour établir le second. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes consacrés par l'offrande du corps de Jésus-Christ, faite une fois pour toutes. (Hébreux 10:1-10)

Ainsi, quand le Grand Prêtre entre dans le Lieu Très Saint pour la seconde fois, avec le sang du bouc offert en sacrifice sur l’autel, il atteste de l’ouverture de cet accès à Dieu pour ceux pour lesquels le sacrifice a été offert. Et l’épître de conclure par cette exhortation :

Ainsi donc, frères, nous avons l'assurance d'un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus, accès qu'il a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c'est-à-dire de sa chair, et nous avons un grand prêtre institué sur la maison de Dieu. Approchons-nous donc d'un cœur sincère, avec une pleine foi, le cœur purifié d'une mauvaise conscience et le corps lavé d'une eau pure. (Hébreux 10:19-22)

Et le Bouc pour AZAZEL ?   Il a été envoyé au désert pour y être soumis à la Puissance de Dieu en jugement, dans la solitude la plus absolue, ombre d’un désert infiniment plus prégnant, la solitude absolue de la Croix. Ce qui se passa dans le désert, ce que fit l’homme tandis qu’il conduisait le Bouc pour AZAZEL, nous n’en lisons rien, de même qu’à la Croix. Pas un mot touchant l’incommunicable, la douleur infinie du sacrifice, les trois heures de ténèbres éloquentes par l’absolu du silence…

Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une forte voix, disant : Éloï, Éloï, lama sabachthani ? ce qui, interprété, est : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Marc 15:33-34, Psaume 22:1)

Voici cette puissance de Dieu : la prise en compte de toute faute, de toute iniquité des hommes – celles-ci ayant reçu leur propre sanction, le jugement divin – tandis que l’homme est appelé à recevoir le don de la grâce, selon le décret de sa miséricorde.

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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