27/06/2013

Exode 29 - Consécration d'Aaron et de ses fils


 

LA CEREMONIE DE CONSECRATION

 
Introduction

 
Suffit-il d’un vêtement, si glorieux soit-il, pour exercer une charge, assumer un service devant Dieu ? Ce serait une méprise que le texte biblique ne pouvait manquer de mettre en évidence. L’entrée dans le service sacerdotal, héritage de la famille d’Aaron, requérait une préparation exprimée par une symbolique significative.

29   1 Et c'est ici ce que tu feras pour eux, afin de les sanctifier pour exercer la fonction sacerdotale devant moi. Prends un jeune taureau et deux béliers sans défaut, 2 et du pain sans levain, et des gâteaux sans levain, pétris à l'huile et des galettes sans levain ointes d'huile ; tu les feras de fine farine de froment ; 3 et tu les mettras dans une corbeille, et tu les présenteras dans la corbeille, et le jeune taureau et les deux béliers. 4 Et tu feras approcher Aaron et ses fils à l'entrée de la tente d'assignation, et tu les laveras avec de l'eau.

Les éléments devant servir au rituel de la consécration sont ainsi rassemblés. Nous pourrions penser que le cérémonial associera Aaron et ses fils, le premier revêtu des vêtements de gloire qui donnèrent lieu à une description si détaillée, et les fils revêtus de leur tunique de lin. Il ne pouvait en être ainsi, car, comme nous l’avons déjà constaté, les services sont absolument distincts.
 
Aaron revêtu de ses vêtements de gloire accomplit un service symbolique dont la réalité ne vient pas de la terre. Lorsque le grand prêtre officiait en tant que tel, il ne s’agit pas de l’homme s’approchant de Dieu. Ses gestes sont la représentation de ce qui est dans la présence de Dieu, comme nous le voyons en particulier dans le service de la fête du Grand Pardon, lorsque le grand prêtre pénètre, pour la seule fois de l’année, dans le Lieu très saint pour y porter le sang sur le Propitiatoire. Alors, symboliquement, l’Alliance est renouvelée.

 
Onction d’Aaron

 
Aaron devra se parer des vêtements du grand prêtre, et sera oint de l’huile de l’onction, lui seul, avant de rejoindre ses fils, revêtir le simple vêtement de prêtre, et entrer avec eux dans le rite de consécration des prêtres.

5 Et tu prendras les vêtements, et tu feras revêtir à Aaron la tunique et la robe de l'éphod, et l'éphod, et le pectoral, et tu le ceindras avec la ceinture de l'éphod ; 6 et tu placeras la tiare sur sa tête, et tu mettras le saint diadème sur la tiare. 7 Et tu prendras l'huile de l'onction, et tu la verseras sur sa tête, et tu l'oindras.

Ce qui est remarquable est ici la simplicité du geste. Le seul élément cérémoniel est l’onction, en l’absence de tout sacrifice. A la longue page décrivant avec force détails le vêtement du grand prêtre, répond la seule onction de l’huile sainte versée sur la tête d’Aaron. Ceci souligne que celui qui est représenté en Aaron n’est pas soumis au péché*. Un prophète, à la fin de l’exil à Babylone s’exprimera en ces termes : "… il n'avait fait aucune violence, et il n'y avait pas de fraude dans sa bouche" (Ésaïe 53:9).
* "Celui qui n'a pas connu le péché…" (2 Corinthiens 5:21). "Lui qui n'a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n'a pas été trouvé de fraude…" (1 Pierre 2:22). "Il n'y a point de péché en lui." (1 Jean 3:5).
Et nous entrons ainsi encore d’avantage dans cette grande réalité que la médiation – le Médiateur – entre Dieu et les hommes n’est pas d’ici bas*. Le grand prêtre, dans sa parure glorieuse, est un symbole de ce qui est d’ailleurs, une illustration de ce que Dieu est pour l’homme qu’Il a créé, une expression des liens tissés entre Dieu et sa créature, afin que l'Israélite ait conscience que Dieu qu'ils ne peut voir (2 Chroniques 6:18) est bien, spirituellement, au milieu d'eux (Exode 29:45-46), afin que l’homme ait confiance en Dieu qui révèle sa grâce, sa bonté, et "marche au milieu d'eux" (Lévitique 26:11-12).
* "Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l'homme Christ Jésus." (1 Timothée 2:5). Voir aussi (Hébreux 8:6, 9:15, 12:24).
Voici qui induit en l’homme, le croyant, la confiance en Dieu, et un grand sujet de joie, comme l’exprime le Psalmiste qui, évoquant avec bonheur l’aboutissement du plan divin, soulignant la joie de voir le peuple rassemblé dans l’unité, évoque cette scène de l’onction pour exprimer sa joie, disant : "C’est comme l'huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements" (Psaume 133:2).
 
L'onction d'Aaron fut un moment extraordinaire pour ce peuple qui entamait dans le désert une nouvelle vie, la vie d'un peuple libéré et mis à part pour être témoin du Dieu Unique au sein d'un monde idolâtre.

 

 
Consécration de la famille sacerdotale

 
Vient alors le côté de l’homme. Le prêtre aura à s’approcher de Dieu, exercer un service qui répond aux élans des adorateurs. Pour l’accomplir, il ne suffit pas qu’il respecte un quelconque code liturgique. Une préparation morale est nécessaire. Aussi l’esprit de ceux qui vont être assignés à cette fonction doivent être marqués par une cérémonie importante.
 
Ici, nous voyons la famille s’approchant, Aaron lui-même au milieu de ses fils, non plus revêtu des attributs de grand prêtre, mais vêtu comme eux simples tuniques de fin lin.

8 Et tu feras approcher ses fils, et tu les revêtiras des tuniques ; 9 et tu les ceindras de la ceinture, Aaron et ses fils, et tu leur attacheras les bonnets ; et la fonction sacerdotale sera pour eux un statut perpétuel : et tu consacreras et Aaron et ses fils.

Qui est digne de s’approcher de Dieu par lui-même ? Ainsi un rite de consécration est présenté en bue d’une préparation morale et spirituelle. Un rituel qui commence par la présentation de sacrifices. Telle est, dans les Écritures, la voie par laquelle est symbolisé ce qui est dû à Dieu. Et l’homme apprend qu’il peut s’approcher de Dieu en vertu d’une œuvre accomplie, parce que le prix du rachat a été payé pour lui, parce qu’une vie a été donnée pour qu’il entre dans la vie.
 
Mais, remarquons-le, ni le jeune taureau, ni les béliers qui doivent être offerts ne sont apportés par la famille d’Aaron. Ce ne sont pas eux qui paient le prix du sacrifice ! C’est Moïse qui est chargé d’apporter les bêtes à sacrifier. Il y a ici un écho symbolique retentissant à la parole d’Abraham : "Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste" (Genèse 22:8).
 
Ainsi, des sacrifices sont offerts avant que n’ait lieu le cérémonial de la consécration, et celui-ci conduit à un repas de communion et se poursuit par une semaine propice à la méditation.

 
Traiter la question de la culpabilité
Avant tout, l’homme doit prendre conscience de ses limites, de ses faiblesses, de ses fautes. Personne ne peut penser être pur et digne absolument devant Dieu. Et il faut que l’homme reconnaisse cette réalité, bien évidemment. Il le fait en acceptant la nécessité d’un sacrifice pour le péché offert pour lui, comme l’enseigne le Livre des Commencements dans la parabole de Caïn et Abel (Genèse 4:7). Le premier acte de l’homme devant Dieu est la confession, ainsi les futurs prêtres vont poser leurs mains sur la tête du taureau sacrifié. Le sacrifice de la victime exprimera symboliquement que leur confession est agréée de Dieu.

10 Et tu feras approcher le jeune taureau devant la tente d'assignation, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du taureau, 11 et tu égorgeras le taureau devant l'Éternel, à l'entrée de la tente d'assignation ; 12 et tu prendras du sang du taureau, et tu le mettras avec ton doigt sur les cornes de l'autel, et tu verseras tout le sang au pied de l'autel. 13 Et tu prendras toute la graisse qui couvre l'intérieur, et le réseau qui est sur le foie, et les deux rognons et la graisse qui est dessus, et tu les feras fumer sur l'autel ; 14 et tu brûleras au feu, hors du camp, la chair du taureau, et sa peau, et sa fiente : c'est un sacrifice pour le péché.

Le sang sur les cornes de l’autel souligne qu’une vie a été donnée, sacrifiée, tandis que la graisse fumant sur l’autel est une marque de l’acceptation de Dieu. En faisant brûler la chair, la peau, la fiente hors du camp, en la faisant disparaître, l’on représente une réalité bien précieuse, à savoir que la question des fautes et de la responsabilité confessée est réglée. Dieu ne se souvient plus des péchés*. Le prophète Michée, loin des figures et des symboles, parlant en terme clairs au peuple, s’exprime en une image saisissante : "Tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer." (Michée 7:19). Et nous lisons au Livre des Psaumes la confiance d’un fidèle parlant de la paix de son âme dans la jouissance du pardon : "Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert !" (Psaume 32:1).
* "Il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus." (Romains 8:1).

 
Comprendre la joie de Dieu
Dieu pourrait-il, dans son amour, déclarer un pardon "judiciaire" et s’en tenir à ce décret de non-culpabilité ? Serait-ce là que se limite son propos ? Il ne peut en être ainsi. Et tout d’abord, il Lui plaît de faire savoir sa joie dans l’œuvre de la rédemption. Ainsi un sacrifice particulier est offert, qui suit immédiatement le sacrifice pour le péché, à savoir l’holocauste. Tout y est pour Dieu, marquant son entière satisfaction, et même sa joie, "une odeur agréable" nous dit le texte.

15 Puis tu prendras l'un des béliers, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier ; et tu égorgeras le bélier, 16 et tu prendras son sang, et tu en feras aspersion sur l'autel, tout autour. 17 Et tu couperas le bélier en morceaux ; et tu laveras son intérieur et ses jambes, et tu les mettras sur ses morceaux et sur sa tête ; 18 et tu feras fumer tout le bélier sur l'autel : c'est un holocauste à l'Éternel, une odeur agréable ; c'est un sacrifice par feu à l'Éternel.

Aaron et ses fils s’associent symboliquement au bélier, et celui-ci, sacrifié, est posé sur l’autel pour y brûler complètement. Comment ne pas comprendre le sens symbolique, à savoir que Dieu agrée Aaron et ses fils en recevant ainsi le sacrifice offert, le bélier dont Il s’était pourvu Lui-même*, selon la parole d’Abraham (Genèse 22:8,13).
* "... le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde." (1 Pierre 1:19-20).

 
Réaliser ce qu’est “être approché de Dieu”
D’abord, la culpabilité a été ôtée symboliquement tandis que la chair du taureau était brûlée hors du camp, ensuite la satisfaction du Seigneur a été affirmée par la bonne odeur de l’holocauste. Vient alors la consécration proprement dite dans laquelle le prêtre est approché et même associé à l’autel. Un nouveau sacrifice est offert, le second bélier apporté par Moïse.

Aspersion du sang

Le sang du sacrifice étant versé, un premier geste va montrer combien la vie entière de celui qui est consacré à Dieu sera marquée. Le sang appliqué sur l’oreille, le pouce, l’orteil : d’abord l’écoute, ensuite les actes, pour en arriver au principe même de cette nouvelle vie, la marche de la foi.

19 Et tu prendras le second bélier, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier ; 20 et tu égorgeras le bélier, et tu prendras de son sang, et tu le mettras sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, et sur le lobe de l'oreille droite de ses fils, et sur le pouce de leur main droite, et sur le gros orteil de leur pied droit ; et tu feras aspersion du sang sur l'autel, tout autour. 21 Et tu prendras du sang qui sera sur l'autel, et de l'huile de l'onction, et tu en feras aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, et sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui : et il sera saint, lui et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui.

Engagé par ces gestes symboliques à écouter, agir et marcher en référence avec la place reçue devant Dieu, le prêtre peut recevoir l’onction mêlant au sang du bélier sacrifié l’huile précieuse préparée pour cet usage. L’onction des prêtres montre que ce n’est qu’en vertu de l’acte de la rédemption que l’homme peut être ainsi introduit dans ce lien avec Dieu.

Les graisses et l’offrande de gâteau

Les mains d’Aaron et de ses fils sont maintenant ouvertes pour recevoir… En effet, ils reçoivent, comme de Dieu lui-même, ce qu’ils auront à placer sur l’autel où brûle l’holocauste. La part précieuse du second bélier – les graisses – est placée sur leurs mains, avec les pains, pour être rituellement présentée à Dieu. Aaron et ses fils expriment ainsi symboliquement la reconnaissance pour ce qu’ils ont reçus ; ils présentent la louange à Dieu qui a pourvu au sacrifice par lequel ils sont agréés.

22 Et tu prendras la graisse du bélier, et la queue, et la graisse qui couvre l'intérieur, et le réseau du foie, et les deux rognons et la graisse qui est dessus, et l'épaule droite, car c'est un bélier de consécration, 23 et un pain, et un gâteau de pain à l'huile, et une galette de la corbeille des pains sans levain qui sera devant l'Éternel ; 24 et tu mettras le tout sur les paumes des mains d'Aaron, et sur les paumes des mains de ses fils, et tu les tournoieras comme offrande tournoyée devant l'Éternel ; 25 et tu les prendras de leurs mains, et tu les feras fumer sur l'autel, sur l'holocauste, en odeur agréable devant l'Éternel : c'est un sacrifice par feu à l'Éternel.

Le pain présenté doit retenir notre attention. Il ne s’agit pas d’un pain qu’ils auraient apporté, le fruit de quelque récolte. Moïse a placé lui-même les pains sans levain dans une corbeille, ce en quoi nous pouvons discerner qu’il s’agit symboliquement d’un pain venant du ciel, comme il en était d’ailleurs de la manne du désert. De la corbeille, trois pains sont prélevés, dont un pétri à l’huile et un autre oint d’huile. Leur présentation est un marque de reconnaissance exprimée avant le repas, alors qu’ils se nourriront du bélier cuit pour eux et des pains qui leurs sont donnés. Un don du ciel ! Mais comprendront-ils, comme Jérémie en un autre temps, que la vraie nourriture qui vient du ciel, ce que ce pain comme la manne représentent, est la Parole de Dieu ? "Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l'allégresse et la joie de mon cœur ; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées !" (Jérémie 15:16).
 
Le geste d’Aaron et de ses fils est ici achevé, leur consécration est établie, et le temps vient pour eux de prendre ce repas qui leur est préparé. Mais un geste doit avant cela attirer leur attention et la nôtre.

La part du Seigneur

Moïse reçoit une part du bélier : la poitrine, symbole des affections, et une épaule, expression de la force. La poitrine et l’épaule nous ramènent au saint vêtement du grand prêtre, aux épaulières et au pectoral. Sur les épaulières gravés les noms des tribus d’Israël, comme aussi sur les pierres du pectoral de jugement.

26 Et tu prendras la poitrine du bélier de consécration qui est pour Aaron, et tu la tournoieras comme offrande tournoyée devant l'Éternel ; et ce sera ta part. 26 Et tu sanctifieras la poitrine tournoyée et l'épaule élevée, ce qui aura été tournoyé et ce qui aura été élevé du bélier de consécration, de ce qui est pour Aaron et de ce qui est pour ses fils.

Cette phase du cérémonial aide à prendre conscience de la part prise par Dieu lui-même dans les soins apportés à son peuple. Dieu aime le peuple qu’Il a choisi et le porte lui-même, jusqu’à ce que son propos soit pleinement accompli (Sophonie 3:17). Au Livre de la Genèse nous lisons cette parole de Jacob : "Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu'à ce jour" (Genèse 48:15). Et les réchappés de Babylone reprendront le flambeau délaissé par leurs pères avec cette confiance induite par la parole prophétique qu’ils entendent à Babylone : "Jusqu'à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu'aux cheveux blanc, je vous porterai. Moi, je l'ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai" (Ésaïe 46:4).

Un statut perpétuel

Le service sacerdotal, la médiation entre Dieu et les hommes, est ainsi porté par Dieu lui-même, et ce service dépasse Aaron et ses fils, lesquels sont appelés à entrer dans le travail de Dieu, serviteurs assumant temporairement le service qui sera confié à d’autres par la suite. L’homme paraît, accomplit son service, est recueilli par Dieu tandis qu’un autre serviteur se lève…

28 Et cela sera pour Aaron et pour ses fils un statut perpétuel, de la part des fils d'Israël, car c'est une offrande élevée : et ce sera une offrande élevée de la part des fils d'Israël, de leurs sacrifices de prospérités, leur offrande élevée à l'Éternel. 29 Et les saints vêtements qui sont pour Aaron seront pour ses fils après lui, afin qu'ils soient oints et consacrés dans ces vêtements. 30 Celui d'entre ses fils qui sera sacrificateur à sa place, qui entrera dans la tente d'assignation pour faire le service dans le lieu saint, les revêtira pendant sept jours.

Cela doit être au coeur de tous les fils d’Israël, c’est pour eux que ce service est institué, et pour leurs fils après eux, afin que, de génération en génération, l’on s’attache au Seigneur, reconnaissant les bienfaits.

 
Le repas de communion
La consécration est faite, le service sacerdotal est confié à des hommes mis à part pour cela, Aaron et ses fils. Mais il faut qu’ils réalisent l’importance de cette charge. Aussi les voilà conviés à demeurer devant la Tente de la Rencontre pour un repas, une scène de communion où ils consommeront le bélier et les pains dont ils ont présenté une part particulière à l’autel.

31 Et tu prendras le bélier de consécration, et tu feras cuire sa chair dans un lieu saint ; 32 et Aaron et ses fils mangeront, à l'entrée de la tente d'assignation, la chair du bélier, et le pain qui sera dans la corbeille : 33 ils mangeront ces choses par lesquelles la propitiation aura été faite, pour les consacrer et les sanctifier : mais nul étranger n'en mangera, car elles sont saintes. 34 Et s'il reste de la chair des consécrations, ou du pain, jusqu'au matin, tu brûleras ce reste au feu ; il ne sera pas mangé, car il est saint.

Ainsi ils se nourrissent du sacrifice offert et de ces pains sans levain qui évoquent la Parole de Dieu. Ce repas est tout autre chose qu’une simple fête qui clôturerait le service. Il est pris dans l’enceinte du sanctuaire par les prêtres séparés du peuple et de leurs familles. Pensons ! Aaron et ses fils sont là, ensemble, considérant la responsabilité nouvelle qui leur incombe devant Dieu. Ils vont veiller sur le peuple, apporter l’aide dans les situations difficiles, répondre aux attentes des adorateurs, conduire les célébrations solennelles… Et accomplir tout cela devant Dieu !

 
La semaine de consécration
Cette situation nouvelle pour eux représente une telle responsabilité qu’il est bon qu’un temps de réflexion soit ménagé à l’aube de cette vie de service, un service si important pour le peuple et devant Dieu. C’est une semaine de méditation qui commence.

35 Tu feras ainsi pour Aaron et pour ses fils, selon tout ce que je t'ai commandé ; tu mettras sept jours à les consacrer. 36 Et tu offriras comme sacrifice pour le péché, chaque jour, un jeune taureau, pour faire propitiation, et tu purifieras l'autel en faisant propitiation pour lui ; et tu l'oindras pour le sanctifier. 37 Pendant sept jours, tu feras propitiation pour l'autel, et tu le sanctifieras, et l'autel sera une chose très-sainte ; quiconque touchera l'autel sera saint.

Chacun de ces sept jours il y a une évocation de l’infirmité, un sacrifice offert pour le péché, et un cérémonial de la sainteté de l’autel, car ils ne peuvent s’y engager sans une profonde réflexion sur la grandeur et la sainteté de Dieu… Souvenons-nous des prophètes, appelés à parler de la part du Seigneur. "Les fondements des seuils étaient ébranlés à la voix de celui qui criait, et la maison était remplie de fumée. Et je dis : Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures, et je demeure au milieu d'un peuple aux lèvres impures ; car mes yeux ont vu le roi, l'Éternel des armées." (Ésaïe 6:4-5). Nous pourrions lire également la très belle méditation du jeune Jérémie (Jérémie1:4-19) et la visions extraordinaire d’Ézéchiel à Babylone (Ézéchiel 1).
 
Un temps de méditation, mais aussi un temps de joie pleine de gravité pour celui qui est véritablement épris de la grandeur de Dieu et de l’importance du service qui lui est confié !

 

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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