18/06/2013

Nombres 15 Les envoyés au pays de Canaan (3/3)


 

Après la crise
Nombres 15:1-41

"Quand vous serez entrés dans le pays…" L’entrée au pays, un futur clairement affirmé, mais une perspective s’est sévèrement éloignée. Les Israélites sont à Kadès, à deux ou trois journées de marche de la frontière de Canaan, mais ce ne sera que trente-sept ans plus tard qu’ils s’y trouveront à nouveau et monteront alors vers le nord-est, dans les plaines de Moab, avant de franchir le Jourdain face à Jéricho.
 
Et l’histoire s’interrompt ici pour un enseignement. Quelques éléments particuliers de la Loi rappelés après la relation de ces doutes manifestés à propos de la promesse de Dieu. Un rappel bien approprié, pour montrer aux Israélites que la vie avec Dieu continue malgré les défaites et le manque de foi… Et nous lirons alors de brèves paroles qui donneront à comprendre la nécessité de la croissance spirituelle, le rejet de toute attitude sectaire, la reconnaissance à Dieu dans la jouissance de la grâce mais sans laxisme, et enfin le rappel de la vie de témoins de Dieu. Un enseignement pour tous les hommes. Un résumé du "guide de vie", quelques éléments sans doute, mais combien significatifs !


 
La croissance de la foi - 15:1-13

La question ne touche pas aux sacrifices eux-mêmes, mais aux dons qui les accompagnent. Une, deux ou trois mesures de fine fleur de farine accompagnées d’huile et de vin dans des proportions déterminées. Et cela appliqué après le désert, mais bien dans le pays lorsqu’ils y seront entrés…

15  1 L'Éternel parla à Moïse, disant : 2 Parle aux fils d'Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays de votre habitation, que je vous donne, 3 et que vous offrirez un sacrifice par feu à l'Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour s'acquitter d'un vœu, ou un sacrifice volontaire, ou dans vos jours solennels, pour offrir une odeur agréable à l'Éternel, de gros ou de menu bétail, 4 alors celui qui présentera son offrande à l'Éternel, présentera une offrande de gâteau d'un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d'un hin d'huile ; 5 et tu offriras le quart d'un hin de vin pour la libation, sur l'holocauste ou le sacrifice, pour un agneau. 6 Et pour un bélier, tu offriras comme offrande de gâteau deux dixièmes de fleur de farine pétrie avec le tiers d'un hin d'huile, 7 et le tiers d'un hin de vin pour la libation ; tu le présenteras comme odeur agréable à l'Éternel. 8 Et si tu offres un jeune taureau comme holocauste, ou comme sacrifice pour t'acquitter d'un vœu, ou comme sacrifice de prospérités à l'Éternel, 9 on présentera avec le jeune taureau, comme offrande de gâteau, trois dixièmes de fleur de farine pétrie avec un demi-hin d'huile ; 10 et tu présenteras un demi-hin de vin pour la libation, en sacrifice par feu, d'odeur agréable à l'Éternel. 11 On en fera ainsi pour un taureau, ou pour un bélier, ou pour un agneau, ou pour un chevreau, 12 selon le nombre que vous en offrirez ; vous en ferez ainsi pour chacun, selon leur nombre. 13 Tous les Israélites de naissance feront ces choses ainsi, en présentant un sacrifice par feu, d'odeur agréable à l'Éternel.

Nous pouvons bien comprendre que le geste de sacrifier pouvait être vécu comme un simple rituel ; il nous suffit de penser à la manière dont il arrive qu’une célébration religieuse soit vécue, ou plutôt "suivie". Et nous poser cette question : ce rite trouverait-il son sens s’il n’était vécu dans la réalité d’un chemin vers Dieu, la conscience de la sainteté, et le ressenti de la joie de l’Alliance. Ainsi pouvons-nous comprendre la symbolique du geste de l’adorateur portant à l’autel la pièce de bétail qu’il veut sacrifier ; c’est le meilleur de lui-même qui se manifeste, exprimé par la fine fleur de farine, produit de la terre traité par ses mains. La démarche est avant tout un geste spirituel car si il y a une offrande concrète, le mouvement est conçu dans son esprit, typifié par l’huile ; et enfin, un élan de l’âme, une véritable joie symbolisée par le vin. Pensons au geste de l’adorateur. L’offrande d’un sacrifice aurait-elle une quelconque valeur si elle n’était qu’un rite duquel il s’acquitterait ? L’offrande réelle vient du cœur, de la conscience de la bonté de Dieu et dans la joie qu’apporte cette conscience.
 
Pourquoi cette oblation accompagnant le sacrifice n’est-elle pas attendue avant l’établissement d’Israël au pays promis ? Sans doute n’y a-t-il pas de réponse formellement identifiable et, après-tout, est-il besoin de répondre à tout ? Notons seulement que des commentateurs ont fait état du manque de telles ressources – la farine, l’huile et le vin – dans le désert. Mais nous pouvons lire aussi une leçon particulière : l’entrée dans le pays symbolise une forme de maturité spirituelle, aboutissement des épreuves du désert. La maturité spirituelle conduit à saisir avec plus de profondeur ce que représente le culte rendu à Dieu, et ainsi pouvons-nous voir la signification des symboles de l’oblation accompagnant les sacrifices. L’homme est conduit à sublimer les actes religieux pour goûter spirituellement le bonheur de rendre culte à Dieu.


 
Le rejet de tout renfermement sectaire - 15:14-16

Une fois de plus, la question des étrangers est évoquée. Respecter l’étranger est attendu de tout Israélite (Exode 22:21, 23:9, Lévitique 19:34...). Ceux qui désirent célébrer la Pâque ou offrir des sacrifices doivent être reçus au même titre que les Israélites de naissance (Exode 12:19,48, Lévitique 17:8...). Cette disposition est rappelée.

14 Si un étranger séjourne parmi vous, ou si quelqu'un est au milieu de vous en vos générations, et qu'il offre un sacrifice par feu, d'odeur agréable à l'Éternel, comme vous faites, ainsi il fera. 15 Pour ce qui est de la congrégation, il y aura un même statut pour vous et pour l'étranger en séjour, un statut perpétuel en vos générations ; comme vous, ainsi sera l'étranger devant l'Éternel. 16 Il y aura une même loi et une même ordonnance pour vous et pour l'étranger qui séjourne parmi vous.

Il nous paraît que cette disposition rappelle que la relation à Dieu est l’essence même de l’Alliance. Nous pouvons penser que la situation d’un tel peuple "dépositaire des oracles de Dieu" (Romains 3:2) pourrait développer une forme d’isolement, un repli sectaire, surtout lorsque des difficultés sont provoquées par les nations voisines ou lointaines. Mais nous voyons ici cette relation à Dieu non comme le privilège d’une nation, mais comme le modèle pour toutes les nations de la terre (Genèse 12:1-3). Et même, à ceux qui vivent les circonstances douloureuses de l’exil à Babylone, Jérémie écrira : "Cherchez la paix de la ville où je vous ai transportés, et priez l'Éternel pour elle ; car dans sa paix sera votre paix." (Jérémie 29:7).
 
Une leçon qui donne à comprendre que toute dérive sectaire, qu’elle soit le fait d’un groupuscule ou d’une large institution, est une négation du dessein divin, lequel est pour tous les hommes, car son plan est "que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité" (1 Timothée 2:4).


 
La reconnaissance à Dieu - 15:17-21

La foi d’abord (15:1-13), le rejet de toute position sectaire (15:14-16), et alors vient la reconnaissance à Dieu. Une fois dans le pays, cette reconnaissance sera manifestée noamment par la Fête des Prémices (Lévitique 23:9-14), et une célébration au Temple; nous lisons ici le principe moral qui doit guider tout Israélite.

17 Et l'Éternel parla à Moïse, disant : 18 Parle aux fils d'Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays où je vous fais entrer, 19 et que vous mangerez du pain du pays, vous en offrirez à l'Éternel une offrande élevée ; 20 vous offrirez les prémices de votre pâte, une galette, en offrande élevée ; comme l'offrande élevée de l'aire, ainsi vous l'offrirez. 21 Vous donnerez, en vos générations, à l'Éternel, une offrande élevée des prémices de votre pâte.

Au moment de commencer la récolte, l’Israélite est appelé à mettre à part la première gerbe, les premières grappes. Non pas la plus belle, non pas la dernière avant d’oublier…. Nous comprenons combien ce geste initial détermine l’esprit dans lequel la récolte sera faite, savoir dans la reconnaissance à Dieu qui a fait prospérer la terre. C’est cela aussi la joie de l’Alliance, et l’expression de la connaissance que le croyant a de Celui qui l’a scellée.


 
La grâce n'est pas du laxisme - 15:22-36

La reconnaissance à Dieu, le rejet de tout sectarisme, la vie avec Dieu… Mais est-il attendu la perfection dans la vie d’un homme ? Serait-ce ce que le Seigneur Dieu attend ? Poser la question, c’est y répondre. Les erreurs parsèment la vie de tous, et il est dans le projet divin de manifester sa grâce, sa miséricorde qui n’a pas de limite. Ainsi les Israélites de naissance comme les étrangers vivant parmi eux sont enseignés de cette grâce qui rétablit le lien rompu par une erreur commise en chemin, qui assure la pérennité de l’Alliance. Recevoir cette réalité est un acte de foi. Et lorsqu’un faux pas survient, tant collectif qu’individuel, il se trouve une voie pour que le responsable ressente que le lien avec Dieu n’est pas rompu, que le chemin avec Dieu peut se poursuivre. Il nous paraît bien que cet enseignement du Livre du Lévitique (Lévitique 4 et 5) est repris ici, après notre récit les défaillances au désert, afin que celui qui lit et ceux écoutent le récit du désert puissent être pénétrés de la puissance de la grâce, fondement de l’Alliance.

22 Et lorsque vous aurez péché par erreur, et que vous n'aurez pas fait tous ces commandements que l'Éternel a dits à Moïse, 23 tout ce que l'Éternel vous a commandé par Moïse, depuis le jour que l'Éternel a donné ses commandements, et dans la suite en vos générations, 24 s'il arrive que la chose a été faite par erreur, loin des yeux de l'assemblée, alors toute l'assemblée offrira un jeune taureau en holocauste, en odeur agréable à l'Éternel, et son offrande de gâteau et sa libation, selon l'ordonnance, et un bouc en sacrifice pour le péché. 25 Et le sacrificateur fera propitiation pour toute l'assemblée des fils d'Israël, et il leur sera pardonné, car c'est une chose arrivée par erreur, et ils ont amené devant l'Éternel leur offrande, un sacrifice par feu à l'Éternel, et le sacrifice pour leur péché, à cause de leur erreur. 26 Et il sera pardonné à toute l'assemblée des fils d'Israël et à l'étranger qui séjourne parmi eux, car cela est arrivé à tout le peuple par erreur.
 
27 Et si une âme pèche par erreur, elle présentera une chèvre âgée d'un an pour sacrifice pour le péché. 28 Et le sacrificateur fera propitiation pour l'âme qui aura péché par erreur, quand elle aura péché par erreur devant l'Éternel, afin de faire propitiation pour elle, et il lui sera pardonné. 29 Il y aura une même loi pour vous quant à celui qui a agi par erreur, tant pour celui qui est né dans le pays parmi les fils d'Israël, que pour l'étranger qui séjourne au milieu d'eux.

Autre est l’outrage à Dieu, une action sciemment en opposition à la pensée de Dieu. C’est ici du mépris du l’Alliance qu’il est question. Celui qui s’engage sur ce chemin se met lui-même en marge de la nation – et le texte nous dit qu’un tel homme sera "retranché", donc mis dehors, voire "mis à mort"

30 Mais l'âme qui aura péché par fierté, tant l'Israélite de naissance que l'étranger, elle a outragé l'Éternel : cette âme sera retranchée du milieu de son peuple, 31 car elle a méprisé la parole de l'Éternel, et elle a enfreint son commandement : cette âme sera certainement retranchée ; son iniquité est sur elle.

Si la loi paraît dure, nous devons considérer ce qu’un rejet de l’Alliance signifie. La nation attachée à l’Alliance peut-elle laisser entendre que cela est sans importance ? Pourrait-elle faire que celui que se met en marge soit considéré comme ne s’y trouvant pas ? Il n’y aurait pas de vérité. Et si nous lisons qu’il y a peine de mort dans les situations les plus graves, nous pouvons comprendre que l’esprit de rébellion contre le Créateur, manifesté par quelqu’un qui a goûté ses bienfaits et la grâce de l’Alliance, montre qu’il repousse Celui qui apporte la vie. "Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté du don céleste, et qui sont devenus participants de l'Esprit Saint, et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les miracles du siècle à venir, et qui sont tombés, soient renouvelés encore à la repentance, crucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l'exposant à l'opprobre." (Hébreux 6:4-6).
 
Vient une situation apportée ici en exemple. La faute paraîtra mineure, mais nous comprenons l’insensibilité de l’homme à l’Alliance, l’indifférence à la Parole de Dieu, le mépris et, pour finir, en réalité un outrage à Dieu.

32 Et comme les fils d'Israël étaient au désert, ils trouvèrent un homme qui ramassait du bois le jour du shabbat. 33 Et ceux qui le trouvèrent ramassant du bois, l'amenèrent à Moïse et à Aaron, et à toute l'assemblée. 34 Et on le mit sous garde, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été clairement indiqué. 35 Et l'Éternel dit à Moïse : L'homme sera mis à mort ; que toute l'assemblée le lapide avec des pierres hors du camp. 36 Et toute l'assemblée le mena hors du camp, et ils le lapidèrent avec des pierres, et il mourut, comme l'Éternel l'avait commandé à Moïse.

Comprenons ce qu’apporterait le laxisme à propos d’un tel comportement ! Les juges en Israël laisseraient alors entendre qu’une telle indifférence à la Parole de Dieu serait vraiment sans gravité… L’acte est en soi mineur, un peu de bois récolté le jour du shabbat, mais ce qu’il signifierait serait d’une grande importance. Vu sous cet angle, nous comprenons qu’un tel récit soit ici inséré.
 
Cela ne signifie pas de notre part une approbation de la peine de mort dans nos tribunaux civils aujourd’hui, car nous devons considérer les risques d’erreurs judiciaires.


 
"Consacrés à Dieu" - 15:37-41

Ne pas oublier l’appel, ne pas négliger le bonheur de l’Alliance ! Voici la conclusion de ce récit où des Israélites ont agi de telle façon qu’ils n’entreront pas au pays promis… Et c’est bien la situation de tant de personnes qui fréquentent des églises ou autres rassemblements de croyants tout en paraissant ne pas adhérer vraiment à la réalité qu’ils côtoient. Non pas pour qu’ils soient jugés ou condamnés, tout au contraire, mais pour qu’une attention fraternelle soit manifestée : "Prenez garde, frères, qu'il n'y ait en quelqu'un de vous un méchant cœur d'incrédulité, en ce qu'il abandonne le Dieu vivant" (Hébreux 3:12).
 
Aussi des moyens de rappels sont suggérés, ici un cordon de bleu, symbole du ciel, et donc de l’Alliance…

37 Et l'Éternel parla à Moïse, disant : 37 Parle aux fils d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, en leurs générations, une houppe aux coins de leurs vêtements, et qu'ils mettent à la houppe du coin un cordon de bleu. 39 Elle sera pour vous une houppe ; la voyant, il vous souviendra de tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les fassiez, et que vous ne recherchiez pas les pensées de votre cœur, ni les désirs de vos yeux, après lesquels vous vous prostituez ; 40 afin que vous vous souveniez de tous mes commandements, et que vous les fassiez, et que vous soyez saints, consacrés à votre Dieu. 41 Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour être votre Dieu. Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu.

Un rappel pour que le croyant soit gardé de "ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie" (1 Jean 2:16). Et le texte ajoute : "Que vous vous souveniez… que vous soyez consacrés à votre Dieu !" (15:39-40). C’est le bonheur du peuple déjà délivré de la puissance du pharaon qui est ici revendiqué ! Car s’il se trouve dans la Loi des règles qui paraissent restreindre la liberté de l’homme, telle n’est pas l’intention, car il s’agit de garde-fous, de lignes guides pour une vie heureuse, pour que le croyant "saisissent ce qui est vraiment la vie." (1 Timothée 6:19)… Et qu’il y ait ainsi un peuple heureux, consacré à Dieu et témoin de sa grâce.
 
Cette quête de fidélité sera au cœur des pensées de Pierre à la fin de sa course terrestre : "C'est pourquoi, frères, étudiez-vous d'autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant ces choses vous ne faillirez jamais ; car ainsi l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera richement donnée." (2 Pierre 1:10-11).
 
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Ce récit nous a montré le peuple marqué par le témoignage des observateurs montés jusqu’à Hébron, berceau de leur propre nation, lieu de vie des patriarches. Et il s’en suivit un séjour prolongé au désert. Mais nous y avons vu Josué et Caleb tenter de fortifier la foi des Israélites dans la Parole de Dieu, mais en vain.
 
Comment vivre cette situation ? Le récit nous montrera Josué et Caleb toujours forts dans leur foi le jour où ils entreront au pays promis. Tout au long du cheminement au désert, ils auront vécu le bonheur de la foi, de la confiance en Dieu. Une réalité ? Surtout un modèle dont nous pouvons jouir comme l’écrivent les écrivains du Nouveau Testament.
 
Paul, d’abord, s’adressant aux Ephésiens, leur parle de leur propre vécu, non d’un avenir : "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes, dans le Christ. En lui, il nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui, dans l’amour, nous ayant destinés d’avance à l'adoption filiale pour lui, par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce, dont il nous a comblés en son bien- aimé. En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon la richesse de sa grâce, qu'il nous a octroyée abondamment, en toute sagesse et intelligence." (Ephésiens 1:3-6).
 
L’auteur de la lettre aux Hébreux nous fait entrer dans cette sphère des réalités spirituelles, il écrit notamment : "vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste…" (Hébreux 12:22). Et Jean nous décrit cette réalité actuelle connue des croyants, et qui sera au centre de la nouvelle création (Apocalypse 21:10). Nous y lisons, entre autres figures : "… un fleuve d'eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de sa rue, et du fleuve, de çà et de là, était l'arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l'arbre sont pour la guérison des nations." (Apocalypse 22:1-2).
 
Dans la figure de Josué et Caleb marchant dans le désert sans impatience, ayant à l’esprit la beauté du pays promis, nous voyons le croyant jouissant aujourd’hui des bénédictions célestes dont parlèrent les apôtres.


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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