17/03/2013

Genèse 18:1 Promesse d'une descendance


 

 

Abraham, homme de Dieu
Genèse 18 et 19

Abraham vit comme étranger dans le pays promis, c’est un homme séparé des peuples qui l’entourent, mais sans nul esprit de jugemement, voire simplement de supériorité. Il marche avec Dieu, entretient des rapports paisibles avec ses voisins (Romains 12:18), n’ambitionne aucune prééminence en ce monde (Jacques 2:5) et n’hésite pas à pratiquer l’hospitalité (Hébreux 13:2). Une vie paisible, perturbée quelques fois, comme pour la délivrance de Lot. Ces récits nous sont des modèles de vie ; et lorsque nous voyons son fils Isaac, méditant auprès du puits, suivant assurément le modèle de son père (24:63) – une disposition recommandée dans l’Ecriture (Josué 1:8, Psaumes 1:2, 119:48…) – nous comprenons ce que le récit veut nous faire comprendre.
 
Notre récit montre, dans ce qui suit, cette fraîche hospitalité, mais aussi la simplicité devant Dieu ; nous lisons des réflexions tout humaines, empreintes de la paix qui domine le cœur de l’homme de foi, de laquelle vient un esprit de grâce. Car c’est bien ce qui ressort du débat entre Dieu et Abraham à l’annonce du jugement de Sodome.
 
Le contraste avec Lot est marquant. Celui-ci s’est établi aux portes de la ville… Et par ailleurs, nous lisons que "le juste Lot" était "accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers" (2 Pierre 2:7)… Il n’avait pas suivi la voie d’Abraham. Le contraste est impressionnant, poussé au paroxysme pour illustrer les conséquences des deux chemins si différents parcourus par des croyants, car l’un et l’autre sont d’authentiques croyants…

 
Promesse d’une descendance - 18:1-15
 
Dans ce récit, c’est Dieu lui-même qui s’avance et s’exprime. Le sage qui l’a rédigé a pénétré une grande réalité de la vie des hommes, une réalité si souvent méprisée ou niée, à savoir que Dieu regarde la terre, considère la vie des hommes ! Nous voyons Abraham en paix, à l’entrée de sa tente, près des chênes de Mamré, proches de la ville d’Hébron. En méditation, peut-être… Trois hommes viennent à passer sur le chemin, auprès de la tente, trois voyageurs, apparemment : le maître et deux serviteurs, car Abraham s’adresse à celui-ci… Et c’est bien l’Éternel Dieu qui se tient devant lui…

18  1 L'Éternel lui apparut aux térébinthes de Mamré, alors qu’il était assis à l'entrée de la tente pendant la chaleur du jour. 2 Il leva les yeux et vit trois hommes debout devant lui. Quand il les vit, il courut de l'entrée de la tente à leur rencontre, se prosterna en terre 3 et dit : Seigneur, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas, je te prie, sans t’arrêter chez moi, ton serviteur. 4 Laissez-moi apporter un peu d'eau, je vous prie, pour que vous vous laviez les pieds, puis reposez vous sous l'arbre ! 5 Je vais chercher quelque chose à manger pour que vous vous restauriez ; après quoi vous reprendrez votre chemin, car c'est pour cela que vous êtes passés chez moi, votre serviteur. Ils répondirent : D’accord, fais comme tu l'as dit .

"C’est pour cela que vous êtes passés chez moi, votre serviteur." Abraham ne savait pas qui ils étaient, et ne pouvait savoir qu’il se trouvait face de l’Éternel, présenté sous cette figure d’homme, et, naturellement, il ne pouvait s’attendre à ce qui allait suivre. Ce qui anime l’homme de Dieu, c’est la simple hospitalité (Hébreux 13:2). Nous lisons alors son empressement à servir ces voyageurs, ces étrangers qui passent.

6 Abraham se précipité dans la tente et dit à Sara : Prends vite trois mesures de fleur de farine, pétris-les et fais-en des gâteaux. 7 Abraham courut vers le bétail, il prit un veau tendre et bon et le donna à un serviteur qui se hâta de l'apprêter. 8 Il prit de la crème et du lait, et le veau qu'on avait apprêté, et le mit devant eux. Il resta à leurs côtés, sous l'arbre, tandis qu’ils mangaient.

Tandis que le repas se déroulait, à un moment les voyageurs prennent la parole pour s’enquérir de Sara, la femme d’Abraham. Et l’un d’entre eux annonce que la promesse faite à Abraham sera bientôt accomplie, il aura, de Sara, une descendance qui deviendra une grande nation (12:1-3, 18:1-2).

9 Alors ils lui dirent : Où est Sara, ta femme ? Il répondit : Elle est là, dans la tente. 10 Il dit : Je reviendrai chez toi quand son terme sera là ; Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l'entrée de la tente qui était derrière lui. 11 Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge ; Sara avait cessé d'avoir ce qu'ont les femmes. 12 Sara rit en elle-même disant : Étant vieille aurai-je du plaisir ? D’ailleurs mon seigneur aussi est âgé.

Et qui donc est celui qui dit "Je reviendrai chez toi…", annonçant à Sara la naissance d’un fils. La personnalité de celui qui est apparu sous forme humaine commence à se manifester aux yeux du couple, et une certaine retenue s’installe, la reconnaissance de l’autorité… Le rire se mue en questionnement !

13 L'Éternel dit à Abraham : Pourquoi dont Sara a-t-elle ri, en disant : Pourrais-je vraiment avoir un enfant, moi qui suis vieille ? 14 Y a-t-il rine qui soit trop difficile pour l'Éternel ? L’année prochaine je reviendrai vers toi, quand son terme sera là, et Sara aura un fils. 15 Et Sara nia : Je n'ai pas ri, dit-elle, car elle avait peur. Mais il dit : Non, car tu as ri.

Toute l’histoire d’Abraham nous fait considérer un homme juste, mais non un homme parfait ! Un homme qui n’est pas sans faiblesse, car s’il était parfait pourrait-il nous être un modèle ? Mais un homme droit ! Droit devant le Seigneur Dieu, ainsi que nous lisons : "Continue ta bonté à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui sont droits de cœur." (Psaume 36:10).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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16:00 Écrit par Eric dans ABRAHAM, Genèse 18 à 21 | Commentaires (0)

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