17/03/2013

Genèse 16:1 La naissance d'Ismaël


 

 

La naissance d’Ismaël - 16:1-16
 
Y aurait-il, pour l’homme de foi, une marche constante, sans faille ? Nous réalisons bien que la leçon qu’il donnerait serait sans effet sur le lecteur, car quel est-il ce lecteur qui serait lui-même sans faiblesse ? La sagesse enseigne des réalités utiles, adaptées à celui qui écoute. Ainsi touchons-nous à la faiblesse de l’homme. Abram se pose la question de la descendance promise, et il connaît que son épouse n’est plus en âge d’avoir des enfants, tandis que Saraï entend bien les paroles de son mari, ce qui lui-même croit, mais elle réalise que cela manque de réalisme, aussi elle propose à son mari une solution. Et elle lui présente sa servante pour qu’Abram lui donne, par celle-ci, l’enfant qu’elle-même n’a par reçu…

16  1 Saraï, femme d'Abram, ne lui avait par donné d'enfant. Elle avait une servante égyptienne du nom d’Agar. 2 Saraï dit à Abram : Tu vois que l'Éternel m'a empêchée d'avoir des enfants ; va, je te prie, vers ma servante, peut-être me bâtirai-je une maison par elle. Et Abram écouta Saraï. 3 Ainsi, après qu’Abram ait habité dix ans au pays de Canaan, Saraï, femme d'Abram, prit Agar, l'Égyptienne, sa servante, et la donna à Abram, son mari, pour femme. 4 Il alla vers Agar et elle fut enceinte. Quand elle vit qu'elle était enceinte, sa maîtresse ne compta plus à ses yeux. 5 Alors Saraï dit à Abram : Que la violence qui m'est faite tombe sur toi ! C’est moi-même qui ai donné ma servante sur ton sein ; et maintenant qu’elle voit qu'elle est enceinte, je ne compte plus à ses yeux. Que l'Éternel soit juge entre moi et toi ! 6 Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est entre tes mains ; fais-lui comme il sera bon à tes yeux. Alors Saraï se mit à l’affliger, et elle s'enfuit pour lui échapper.

La fierté d’une servante portant en elle l’enfant de son maître, face à sa maîtresse privée d’enfant… La blessure est grande pour Saraï ; elle n’avait pas anticipé l’arrogance de sa servante. Comment maîtriser une telle situation ? Abram s’incline… Et ici encore, l’Éternel vient au secours de l’homme de foi dépassé par les événements.
 
Agar s’enfuit, se dirigeant vers le sud, cette zone aride au sud-ouest de la Mer Morte, et seule dans cette étendue de montagnes de pierres, elle s’assied près d’un puits… L’Ange de l’Éternel, autrement dit son Messager, celui qui porte Sa Parole, apparaît à cette femme maltraîtée, rejetée en raison de son arrogance… Et il la conduit à une réflexion sur elle-même, questionnant : "D’où viens-tu, et où vas-tu ?" Que répondre à ces questions ? D’où vient-elle ? De la maison d’Abram, homme de Dieu, une position si heureuse. Où va-t-elle ? Vers l’Egypte… Nous pouvons bien penser à la descente morale que cela représente… Une perte immense qui résulte d’un problème domestique ; elle s’est montrée arrogante et sa maîtresse n’a pu le supporter.

7 L'Ange de l'Éternel la trouva près d'une fontaine d'eau dans le désert, près de la fontaine qui est sur le chemin de Shur. 8 Il dit : Agar, servante de Saraï, d'où viens-tu, et où vas-tu ? Et elle dit : Je me suis enfuie de devant Saraï, ma maîtresse. 9 L'Ange de l'Éternel lui dit : Retourne vers ta maîtresse et humilie-toi sous sa main. 10 L'Ange de l'Éternel lui dit : Je multiplierai beaucoup ta descendance, et elle ne pourra se compter, tant elle sera nombreuse. 11 L'Ange de l'Éternel lui dit : Voici, tu es enceinte et tu mettras au monde un fils, tu appelleras son nom Ismaël, car l'Éternel a entendu ton affliction. 12 Il sera un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; il établira sa demeure face à tous ses frères.
 
13 Elle appela le nom de l'Éternel qui lui avait parlé : "Tu es El-Roï" ("Dieu qui me voit") ; car, dit-elle : N'ai-je pas aussi vu ici, après qu'il m’ait vue ? 14 C'est pourquoi on a appelé le puits "Beër-Lakhaï-roï" ("Au Vivant qui me voit") ; voici, il est entre Kadès et Béred. 15 Agar donna un fils à Abram. Abram appela du nom d’Ismaël le fils qu’Agar lui avait donné. 16 Abram était âgé de quatre-vingt-six ans lorsque Agar donna Ismaël à Abram.

Des paroles de paix, un conseil judicieux et se profile alors l’amorce d’une situation restaurée !
 
Agar devra accepter sa position, se tenir humble, mais elle pourra garder au cœur les promesses extraordinaires qu’elle a reçues ; en effet, de son fils descendront douze princes, chefs de tribus, qui seront établies à la vue des tribus d’Israël (25:12-18). Il sera appelé Ismaël, c’est-à-dire "Dieu entend". La servante a compris que Dieu l’a vue, alors qu’il s’est révélé à elle, et elle va retenir les paroles de son Messager ! Et elle donne alors un nom à Dieu lui-même, "Dieu qui me voit", soulignant par ce fait son expérience personnelle, à elle, une servante égyptienne ! Et les auditeurs du récit reconnaîtront ce lieu, à savoir "Beër-Lakhaï-Roï", entre Kades et Bered, au sud-ouest de la Mer Morte, sur une des routes menant en Egypte. Le lieu même où Isaac allait demeurer, et où il accueillit Rebecca, celle qui lui était destinée (24:62-64, 25:11).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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18:00 Écrit par Eric dans ABRAHAM, Genèse 12 à 17 | Commentaires (0)

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