17/03/2013

Genèse 13:5 Abraham et Lot


 

 

Abram et Lot, deux choix de vie - 13:5-18
 
Bientôt une nouvelle difficulté paraît : des disputes entre ses bergers et ceux de Lot. Leurs troupeaux étaient trop importants pour cheminer ensemble. Ici, l’homme de Dieu se montre à la hauteur. Poursuivre ensemble dans un climat de disputes n’eût pas été heureux. "Il ne faut pas que l'esclave du Seigneur conteste, mais qu'il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du support…" (2 Timothée 2:24).
 
Lot, son neveu, doit prendre sa vie en main, "aller pour lui-même" (Genèse 12:1), aussi Abram lui laisse le choix de sa destination. Jusque là, Lot suivait son oncle, marchait dans ses traces ; il voyant sa démarche, ses erreurs peut-être, mais aussi sa confiance en Dieu. Pourquoi prend-il une route si différente ? Il avait commencé dans la foi, accompagnant Abram, et dès qu’il s’est trouvé responsable de lui-même, du choix de son chemin, Lot s’approche de Sodome et finit par s’y établir, s’y faire une place… La voie de la foi avait-elle si peu de prix pour lui ? Pensons à la question des troupeaux, de la place nécessaire pour la pâture, qu’en est-il à Sodome ? N’y avait-il pas d’autres troupeaux en concurrence dans les prairies voisines de la ville ? Lot ne manquait pas d’une certaine connaissance de Dieu, et même il est dit qu’il se lamentait du comportement des gens qu’il avait rejoint… Mais nous voyons ici qu’il n’avait fait que suivre Abram, un homme, et n’avait pas déterminé pour lui-même de marcher dans la voie de l’Éternel.

5 Lot, qui accompagnait Abram, avait du menu et du gros bétail, ainsi que des tente. 6 Le pays ne leur permettait plus d’habiter ensemble ; leurs biens étaient si condidérables qu’ils ne pouvaient plus habiter ensemble. 7 Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Le Cananéen et le Phérézien habitaient alors dans le pays. 8 Abram dit à Lot : Qu’il n’y ait pas, je te prie, de contestation entre moi et toi, entre mes bergers et tes bergers ; nous sommes frères ! 9 Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi de moi, je te prie. Si tu prends la gauche, j’irai à droite, et si tu prends la droite, j’irai à gauche.
 
10 Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, entièrement irriguée. Avant que l’Éternel anéantisse Sodome et Gomorrhe, c’était comme le jardin de l’Éternel, comme l’Égypte, jusqu’à Tsoar. 11 Lot choisit donc pour lui toute la plaine du Jourdain et partit vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. 12 Abram habita dans le pays de Canaan, et Lot habita dans les villes de la plaine et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. 13 Or les hommes de Sodome étaient mauvais, de grands pécheurs devant l’Éternel.

Assurément, Lot est attaché à une réelle moralité. Pierre écrit à son propos qu’il était "accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers, car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques…" (2 Pierre 2:7-8). Mais la différence entre l’oncle et le neveu nous donne une instruction très forte qui illustre la différence entre adhérer à une “religion-morale” et s’engager dans une “vie de foi”. La plaine du Jourdin est séduisante du fait de sa luxuriance, mais au bout il se trouve Sodome.
 
Seul avec Sara et ses serviteurs, Abram poursuit sa route. Et alors Dieu lui parle à nouveau, confirmant sa promesse. Quoique non sans relations avec ses voisins, l’homme ne s’établit pas, il demeure moralement et mentalement étranger. Et il médite la promesse qui lui est faite.

14 Après que Lot se fut séparé de lui, l'Éternel dit à Abram : Lève les yeux, et regarde du lieu où tu es, vers le nord, vers le midi, vers l'orient et vers l'occident ; 15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours ; 16 je rendrai ta descencance nombreuse comme la poussière de la terre, en sorte que, si quelqu'un pouvait compter les grains de poussière de la terre, ta descendance serait ainsi comptée. 17 Lève-toi, et parcours le pays de long en large ; je te le donnerai. 18 Abram déplaça ses tentes ; il vint s’installer aux térébinthes de Mamré, à Hébron. Il bâtit là un autel à l'Éternel.

Ayant quitté Béthel, Abram parcourt ainsi le pays sans en revendiquer quelque portion, mais gardant au cœur la promesse de l’Éternel. Ses pérégrinations le conduisent alors aux chênes de Mamré, en un lieu qui portera plus tard le nom d’Hébron, à trente kilomètres au sud de Jérusalem. Hébron recevra ce nom du fait qu’Abraham est appelé "Ami de Dieu" (2 Chroniques 20:7, Jacques 2:23). Le lieu du troisième autel cité dans la vie d’Abraham.


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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21:00 Écrit par Eric dans ABRAHAM, Genèse 12 à 17 | Commentaires (0)

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