01/01/2012

Néhémie 8:1 Lecture publique de la Loi par Esdras


 

ESDRAS ET NEHEMIE
NEHEMIE 8 à 12

 
La muraille achevée le 25 du mois d’Eloul, sixième mois (Néhémie 6:15), à temps pour célébrer avec faste, dans la ville restaurée, les fêtes de Tishri, le septième mois de l’année religieuse (Lévitique 23:24-43). Il s’agit en quelque sorte d’un mois de renouveau, commençant par un arrêt de toute activité au premier jour, suivi au dixième jour, par le jour de Kippour, le Grand Pardon, suivi alors par Succot, la fête des Tentes, les Israélites vivant alors pendant huit jours dans des cabanes. Un mois de renouveau, des célébrations de reconnaissance.
 
Ces journées viennent au bon moment pour que le peuple soit encourager à sceller à nouveau l’Alliance avec l’Éternel, avant que ne soit célébrée avec faste l’achèvement de la reconstruction de la muraille, symbole d’une certaine renaissance nationale, symbolique sans doute, car vécue par un petit reste de la nation, et dans la vassalité à la puissance impériale.
 
Pour Néhémie, dix mois s’étaient passés depuis qu’il reçut le rapport de son frère touchant l’état de la ville (Néhémie 1:1) et il pouvait assurément observer le chemin parcouru.


Lecture publique de la Loi par Esdras – Néh.8:1-12

Un moment de grâce, un jour de ferveur. Ce qui vient, dès l’achèvement de la muraille paraît venir spontanément du peuple. Et nous pouvons bien comprendre cet enthousiasme après le travail remarquable, l’effort condisérable qui ôté cette image humiliante et déprimante d’une muraille en ruine. Il n’y a de joie que dans l’effort, dit-on, et c’est bien ce qui fut vécu par ces hommes et ces femmes qui achevèrent la reconstruction qui attendait depuis quatre-vingt-dix années. Le fruit du travail en commun va bien au-delà de ce qu’il en aurait été si les Judéens avaient trouvé la muraille complète à leur arrivée, et l’enthousiasme induit contraste à l’évidence d’avec les mesures nécessaires de séparation imposées par Esdras, dans l’affaire des mariages mixtes…
 
Ce ne sont ni Néhémie ni Esdras qui mène ce rassemblement, c’est le peuple qui "s’assemble comme un seul homme" et installe Esdras sur la place devant la Porte des Eaux, la porte proche du réservoir de Siloé… Il y a un véritable élan pour s’enquérir de la parole de Dieu, et ceci au premier jour du septième mois, le jour de fête à l’Éternel inaugurant l’année civile, symbole d’un nouveau départ : "Tout le peuple prêtait l'oreille au livre de la loi."

8  1 Tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place devant la porte des Eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse, la loi que l'Éternel avait instituée pour Israël. 2 Esdras, le prêtre, apporta la loi devant toute l’assemblée, hommes, femmes et qui pouvaient comprendre. C’était le premier jour du septième mois.
 
3 Et il y lut sur la place qui est devant la porte des Eaux, depuis l'aube jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes et de ceux qui pouvaient comprendre. Tout le peuple prêtait l'oreille au livre de la loi. 4 Esdras, le scribe, se tenait sur une estrade de bois qu'on avait faite pour l'occasion. Auprès de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Shéma, Anaïa, Urie, Hilkija et Maascéïa, et à sa gauche Pedaïa, Mishaël, Malkija, Hashum, Hashbaddana, Zacharie et Meshullam. 5 Esdras ouvrit le livre tout le peuple le voyant, car il se trouvait plus haut que tout le peuple ; et lorsqu’il l’eût ouvert, tout le peuple se tint debout. 6 Esdras bénit l'Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple, élevant les mains, répondit "Amen, Amen !", et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant l'Éternel, face contre terre. 7 Jéshua, Bani, Shérébia, Jamin, Akkub, Shabthaï, Hodija, Maascéïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa et les lévites faisaient comprendre la loi au peuple, et le peuple se tenait à sa place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.
 
9 Néhémie, qui était le Thirshatha, Esdras, prêtre et scribe, et les lévites qui faisaient comprendre ce qu'on lisait, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu ; ne menez pas deuil et ne pleurez pas ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10 Il leur dit : Allez, mangez des viandes grasses, buvez des liqueurs douces et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de prêt, car ce jour est saint, consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force. 11 Les lévites tranquillisèrent tout le peuple, disant : Taisez-vous et ne vous affligez pas, car ce jour est sacré. 12 Et tout le peuple s'en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions et pour faire de grandes réjouissances ; car ils avaient compris les paroles qu'on leur avait expliquées.

Il y avait un réel désir de la parole de Dieu, et un réel attrait pour une vie dans le chemin tracé, le respect de la Loi. L’auditoire, sur la place devant la Porte des Eaux, pleurait en consatant leur situation de réchappés de l’exil et leur propre état… Un peuple qui pleure, face aux dégâts occasionnés par l’infidélité, et pour plusieurs, certainement, dans l’humiliation devant Dieu. Mais ce ne sont pas les pleurs, bien à leur place sans doute, qui relèvent, mais plutôt de regarder aux bienfaits de Dieu, à sa bonté ! Dieu est fidèle, il connaissait les défaillances avant qu’elles ne soient survenues, et y a pourvu en grâce. Il a conduit les événements permettant cette reconstruction, non la muraille seulement, mais un chemin de vie pour ces familles établies en Judée, la possibilité et la mission même de reprendre la vie de leurs pères, au temps de la fidélité.
 
Les prêtres et les lévites exposant la parole expriment alors une parole essentielle à laquelle nous faisons bien de nous arrêter : "La joie de l'Éternel est votre force." Une parole capitale ! La vie du croyant ne se réduit pas à "ne fais pas ceci ou cela", quoique des mises en garde doivent parfois être faites comme nous l’avons vu en fin du livre d’Esdras à propos des mariages mixtes danc ces jours d’assoupissement. Esdras y mit de l’ordre, mais nulle explosion de vie ne put suivre… Tandis qu’ici, quel bouillonnement de vie, quelle soif de marcher dans le chemin de la foi ! Il y avait ce projet partagé, cette activité en commun, et il en résulte des signes manifestes de réveil spirituel.


 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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