05.02.2012

Néhémie 13:23 Les mariages mixtes


 

Les mariages mixtes – 13:23-31

Et dans ces jours-là, Néhémie vit "des Judéens qui avaient pris des femmes asdodiennes, ammonites et moabites." Ces mariages s’étaient-ils contractés sans que nul ne s’en aperçusse, au point que nul prêtre ou lévite ou autre notable n’ait réagi ? Un laisser-aller manifeste… Et l’exemple vient de haut ! Alors, une fois de plus, le gouverneur doit agir, car quel est le fruit de telles unions ? Est-il ici ennemi de ces femmes asdodiennes, ammonites et moabites ? N’est-il pas plutôt épris du bonheur du peuple Judéen qui s’en allait s’étiolant tandis que le guide de vie qu’est la Loi se trouvait méprisé, sans attrait !

23 En ces jours-là aussi, je vis des Judéens qui avaient pris des femmes asdodiennes, ammonites et moabites. 24 Leurs fils parlaient à moitié l'asdodien et ne savaient pas parler le judéen, mais seulement la langue de l'un ou de l'autre peuple. 25 Je les querellai et les maudis, j’en frappai quelques uns et leur arrachai les cheveux, et je leur fis prêter le serment par Dieu, en disant : Vous ne donnerez pas vos filles à leurs fils, et vous ne prendrez pas de leurs filles pour vos fils ni pour vous-mêmes ! 26 N’est-ce pas en cela qu’a péché Salomon, roi d'Israël ? Il n’y avait pas de roi comme lui parmi la multitude des nations, il était aimé de son Dieu, et Dieu l’avait fait roi sur tout Israël ; néanmoins, les femmes étrangères l'ont entraîné dans le péché ! 27 Et nous apprenons que vous commettez un aussi grand mal, une infidélité envers notre Dieu, en épousant des femmes étrangères !
 
28 Un des fils de Joïada, fils d'Éliashib, le grand prêtre, était gendre de Sanballat, le Horonite. Je le chassai d'auprès de moi. 29 Souviens-toi d'eux, ô mon Dieu, car ils ont profané le sacerdoce et l'alliance des prêtres et des lévites.
 
30 Je les purifiai de tout étranger et je rétablis le service des prêtres et des lévites, chacun dans son service, 31 ainsi que l'offrande du bois aux dates fixées, de même que les premiers fruits. Souviens-toi de moi en bien, ô mon Dieu !

L’ardeur du gouverneur ne s’est pas émoussée, nous ne le voyons pas s’asseoir au bord du chemin disant "A quoi bon poursuivre ce combat !" Et il agit, querellant, maudissant, et même en molestant quelques uns… Jusqu’à ce qu’il leur fit prêter serment, ayant rappelé la folie de Salomon…

*
*   *

Quatre fois avons-nous lu une telle prière adressée à Dieu : "Souviens-toi de moi en bien, ô mon Dieu !" (Néhémie 5:19, 13:14,22,31). Il y a quelque chose de pathétique dans cette supplication, car cet homme courageux paraît bien seul dans son combat visant la relève du peuple. Il fut respecté, assurément, et son titre de gouverneur mandaté par le roi de Perse ne fut étranger à ce respect ; nous aurions sans doute préféré qu’il soir respecté pour ce qu’il est en lui-même, un homme intègre et attaché à la l’Éternel et au bien de son peuple. Hélàs, tel n’est pas la réalité, car en effet, nous voyons avec quelle rapidité les égarements réapparurent dès qu’il eût le dos tourné, étant en déplacement à la capitale de l’empire… Et cela par un notable en vue comme l’était le grand-prêtre. Telle est une des réalités de tous temps pour les lumières morales qui parurent au cours des siècles en ce monde. Mais ces hommes qui marquèrent leur époque ne demeurent-elles pas lumières pour tous, pour chaque génération qui doit reprendre la relève ?


 

 
REFLEXIONS

 
La lecture de ces pages de la Bible nous a permis de considérer un "nouveau départ." En effet, ce groupe de quelque cinquante mille personnes, important certes, ne représente pas l’ensemble de la nation d’Israël disséminée dans la diaspora, mais des familles engagées dans la reprise du chemin biblique et de la pratique de la Loi de Moïse jusqu’en ces célébrations au Temple.
 
Certes, il ne faut pas penser négativement des autres Israélites, car chaque famille a ses propres circonstances, et nous voyons notamment dans ce livre même un homme tel Néhémie, particulièrement attentif au sort de des frères en Judée, mais tenu à son service auprès du roi en son palais de Suse. D’autres, en Égypte, sont assemblés autour d’un temple juif construit sur l’ile d’Eléphantine, près de la ville actuelle d’Assouan, et il semble bien qu’Esdras et Néhémie aient veillé à garder le contact avec eux, ce dont témoigne un papyrus appelé "papyrus pascal" en raison du fait qu’il exhorte les Juifs d’Egypte à respecter la date du calendrier juif pour la célébration de la Pâque et des Pains sans levains.
 
Ceci étant, ce sont ces familles montées à Jérusalem et celles qui les rejoignent ensuite, soit par un geste personnel, soit en s’étant jointes au contingent qui accompagna Esdras, qui forment cette population au sein de laquelle le Messie devait apparaître un jour… Le livre nous a montré l’élan initial, les embûches, les craintes et le découragement, et l’intervention de prophètes et d’hommes de foi pour aider ces personnes arrivées à Jérusalem, sous le bon présage des bonnes paroles de Cyrus, et qui ne s’attendaient pas à tant de jalousie et d’opposition de la part des populations du pays.
 
Nous avons pu constater combien d’une génération à l’autre la piété s’est tempérée puis refroidie, combien le désir de paix a naturellement pris le pas sur la mission initiale que les familles s’étaient proposées, combien il fallut d’interventions pour que le courage revienne, pour que l’opprobre de la singularité soit sublimée par la joie de la fidélité à la parole de l’Éternel. Ce combat spirituel n’est jamais achevé, avons-nous vu. Les arrêts du travail de reconstruction furent bien compréhensibles, le découragement peut atteindre les plus vaillants, mais Esdras constata des alliances humaines qui étaient déjà de réels abandons, et son action forte et courageuse ne fut pas sans succès, mais à la lecture du "rapport de Néhémie", à chacun de ses deux voyages, nous voyons que le travail est à refaire… Gardons-nous de penser à un "réveil spirituel" comme un processus lissé aux résultats garantis dans la durée. C’est chaque génération qui doit se déterminer, faire ses propres choix, car un croyant ne vit pas de la réputation de ceux qui l’ont précédés.
 
Que firent ces hommes de foi ? Nous l’avons vu. La première chose était de se mettre au travail, le côté très pratique de la reconstruction du temple d’abord et de la muraille de la ville ensuite. Mais ce que nous voyons c’est la coopération de ces deux personnalités, Néhémie et Esdras, reconnaissant chacun le rôle et les talents de l’autre, et particulièrement lorsque fut installée cette tribune où Esdras, le scribe, pût alors lire et expliquer à tous la Parole de Dieu.
 
Toutes les vues d’un réel réveil spitituel sont dans ces pages remarquables. Les élans, les succès, les combats… Mais après ces temps, pensons-nous que le résultat fut acquis définitivement ? Nous avons les paroles de Malachie (Mal.3:16-17) qui, quelques années plus tard, vont jeter une lumière bien réaliste sur le mouvement : au sein du peuple, il ne s’agit plus de mouvement d’ensemble de la population, mais quelques-uns seulement se "parlent l’un à l’autre" pour se souvenir de la parole de l’Éternel ; et le regard du Seigneur est sur eux, Lui-même déclarant par la bouche du prophète qu’ils sont "son trésor particulier".


 

 
 
 
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04.02.2012

Néhémie 13:15 La question du shabbat


 

La question du shabbat – 13:15-22

"En ce jour-là…" Autre désordre : les dîmes n’étaient plus apportées au temple et, parmi les Judéens, des hommes travaillaient à leurs champs et leurs pressoirs le jour du shabbat ! Et pourtant le shabbat était avant tout un don de Dieu (Exode 16:29). Les Israélites collectaient la manne six jours de suite, et ils en avaient pour le septième aussi, comme, dans leur pays, lorsqu’ils travaillaient six jours, leurs champs et leurs vignes rapportaient pour le septième aussi… Et plusieurs travaillaient davantage, voulaient gagner davantage, ne saisissant du shabbat que la contrainte, montrant leur ignorance de la réalité de cette disposition, un don de Dieu. Et pourtant les pionniers, quatre générations plus tôt, quittèrent Babylone ayant entendu cette parole : "Ainsi dit l'Éternel : Gardez le jugement, et pratiquez la justice, car mon salut est près de venir, et ma justice, d'être révélée. Bienheureux l'homme qui fait cela, et le fils de l'homme qui le tient ferme ; qui garde le sabbat pour ne pas le profaner, et qui garde sa main de faire aucun mal." (Ésaïe 56:1-2).
 
Le gouverneur intervient avec force, tant vis-à-vis des Judéens que des marchands étrangers venant vendre leurs produits à Jérusalem au jour du shabbat.

15 En ces jours-là, je vis en Juda des hommes fouler au pressoir le jour du shabbat, rentrer des gerbes, les charger sur des ânes, de même que du vin, des raisins, des figues et toutes sortes de fardeaux, et les amener à Jérusalem le jour du shabbat ; je leur donnai des avertissements le jour où ils vendaient leurs denrées. 16 Il y avait aussi des Tyriens qui habitaient là, qui apportaient du poisson et toutes sortes de marchandises, et qui les vendaient le jour du shabbat aux Judéens et dans Jérusalem. 17 Je fis des reproches aux notables de Juda, et je leur dis : Que signifie cette action mauvaise que vous faites, en profanant le jour du shabbat ? 18 N'est-ce pas ainsi qu'ont agi vos pères, de sorte que notre Dieu a fait venir tout ce malheur sur nous et sur cette ville ? Et vous voulez ajouter à la colère contre Israël en profanant le shabbat !

Nous voyons ici le sérieux du shabbat, tant le non-respect est signe d’abandon de la Loi, d’abandon de l’Alliance. Néhémie en parle avec force, car il ne peut que réaliser la fragilité des engagements pris, si solennellement lors de la convention signée douze ans seulement auparavant confirmant l’attachement à l’Alliance (Néhémie 9:38-10:27).
 
Il prend alors des dispositions pratiques fortes. Le travail réalisé pour colmater les brèches de la muraille, restaurer les portes et poser les battants, les verrous et les barres trouve une utilité majeure, la ville peut être fermée, permettant ainsi d’imposer le respect du shabbat dans qu’il appelle "la ville sainte" (Néhémie 11:1,18).

19 Il arriva alors que, lorsque les portes de Jérusalem commencèrent à être dans l'ombre, avant le shabbat, je commandai qu'on fermât les portes, et je commandai de ne les ouvrir qu’après le shabbat. Je plaçai de mes serviteurs aux portes, pour empêcher l’entrée de fardeaux le jour du shabbat. 20 Alors, les marchands et les vendeurs de toutes sortes de marchandises passèrent la nuit hors de Jérusalem, une et même deux. 21 Je les avertis en leur disant : Pourquoi passez-vous la nuit devant la muraille ? Si vous recommencez, j’utiliserai la force contre vous. Des ce moment, ils ne vinrent plus le jour du shabbat.
 
22 Je dis aussi aux lévites de se purifier et de venir garder les portes pour faire du shabbat un jour sacré. Souviens-toi de cela aussi en ma faveur, ô mon Dieu, et protège-moi selon ta grande fidélité.

"Faire du shabbat un jour sacré." Dans l’histoire d’Israël, le non-respect du shabbat a toujours été signe d’un abandon de l’Alliance, et, comme nous le constatons, le gouverneur se devait d’y être particulièrement attentif. Car nous pouvons comprendre que la mission particulière du peuple choisi, dépositaire des oracles de Dieu, ne pouvait transiger la Loi.
 
Mais la Loi ne peut se réduire à des régles appliquées par contrainte, car tout y est sens de vie ; les unes, évidentes, qui sont préceptes de morale ; d’autres, éveils de l’esprit, qui sont gestes porteurs de symboles ; d’autres encore qui sont célébrations de Dieu et qui rassemblent les hommes et sont fêtes pour eux.
 
Pour tenir le cap de l’Alliance, il fallait une motivation puissante, la conscience de la bonté de Dieu envers eux, la conviction que la loi est "une loi grande et magnifique" (Esaïe 42:21), venant de Celui qui leur a donné un chemin pour être heureux comme est introduit le Livre des Psaumes : "Bienheureux l'homme… qui a son plaisir en la loi de l'Éternel…" (Psaumes 1:1-2).


 

 
 
 
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03.02.2012

Néhémie 12:1 Nouvelle purification du temple


 

NOUVELLES INTERVENTIONS DE NEHEMIE
NEHEMIE 13

 
Ce dernier chapitre ne nous permet pas de nous bercer d’illusions quant à la perennité de la ferveur de tout une nation... Le travail de Néhémie a été bien vite battu en brèches, en particulier par celui qui était grand-prêtre au temps de la restauration de la muraille de Jérusalem. A peine le gouverneur absent, retourné auprès du roi de Perse, la situation à Jérusalem s’est dégradée, et cela dans le champ même des actions si remarquables opérées quelques années plus tôt. Le retour de Néhémie fut plutôt orageux...


Retour de Néhémie et purification du temple – Néh.13:1-14

Le livre de Moïse est lu avec attention, des pages pleines de sens, apportant des instructions très concrètes. On y lut en particulier ce qui suit : "L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans la congrégation de l'Éternel ; même leur dixième génération n'entrera pas dans la congrégation de l'Éternel, à jamais ; parce qu'ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l'eau dans le chemin, lorsque vous sortiez d'Égypte, et parce qu'ils ont loué à prix d'argent contre toi, Balaam, fils de Béor, de Pethor, en Mésopotamie, pour te maudire. Mais l'Éternel, ton Dieu, ne voulut pas écouter Balaam ; et l'Éternel, ton Dieu, a changé pour toi la malédiction en bénédiction, car l'Éternel, ton Dieu, t'a aimé." (Deutéronome 23:3-5).
 
Le message est très clair, et les Israélites peuvent comprendre que ces deux nations voisines sont signes de toutes les nations. Sans doute faut-il rappeler que ce n’est pas un précepte de ségrégation absolue, car un Ammonite ou un Moabite qui se tournerait vers l’Éternel aurait place parmi les familles d’Israël ; pensons à Ruth, la Moabite, "venue s’abriter sous les ailes du Dieu d’Israël" (Ruth 2:12).
 
Cette lecture apporte une conséquence remarquable, une séparation d’avec la population mêlée, les Judéens qui s’étaient laissé aller à partager la vie de personnes d’entre les nations voisines. Une nouvelle fois, devons-nous remarquer.
 
Mais, avant ces jours, pendant l’absence de Néhémie, le pire était arrivé ! Un ennemi notable du gouverneur était lié avec celui qui fut grand-prêtre, et même une salle lui avait été cédée dans le temple même… un comble.

13  1 En ce temps-là, on lut au peuple dans le livre de Moïse et on y trouva écrit que l'Ammonite et le Moabite n'entreraient jamais dans l’assemblée de Dieu, 2 parce qu'ils n'étaient pas venus à la rencontre des Israélites avec du pain et de l'eau, et qu'ils avaient soudoyé contre eux Balaam, pour qu’il les maudissent ; mais notre Dieu a changé la malédiction en bénédiction. 3 Lorsqu’on eût entendu la loi, on sépara d'Israël toute la population mêlée.
 
4 Avant cela, Éliashib, le prêtre qui était chargé des salles de la maison de notre Dieu, et qui était parent de Tobija, 5 avait disposé pour lui une grande salle, là où se trouvait précédemment les offrandes de gâteau, l'encens, les ustensiles et les dîmes du blé, du moût et de l'huile, ce qui était ordonné pour les lévites, les chantres et les portiers, ainsi que l'offrande élevée des prêtres. 6 Je n’étais pas à Jérusalem quand tout cela eût lieu, car j’étais retourné auprès du roi, la trente-deuxième année d'Artaxerxès, roi de Babylone. A la fin de l’année, je demandai au roi la permission de m'en aller ; 7 je vins à Jérusalem et m'aperçus du mal qu'avait fait Éliashib en faveur de Tobija, en lui préparant une salle dans les parvis de la maison de Dieu. 8 Je le pris très mal. Je jetai hors de la salle tous les effets qui appartenaient à Tobija, 9 et je commandai de purifier les salles et d'y rapporter les ustensiles de la maison de Dieu, l'offrande de gâteau et l'encens.

Nous avons vu avec quel faste cet Eliashib avait célébré la restauration qu’il avait faite de la Porte des Brebis, et cependant les battants des portes n’étaient pas sécurisé par la pause de verrous ; de plus, ce fut un autre prêtre qui répara devant la maison de cet Eliashib, une ou plusieurs brêches se trouvant là et dont il n’avait cure (Néhémie 3:1,21). Par la suite, lors de la signature de ce que nous pouvons appeler le renouvellement de l’Alliance, le nom du grand-prêtre ne figure pas (Néhémie 10:1-27). L’homme était important, un notable, aussi nul ne s’est opposé aux liens qu’il entretenait avec un ennemi de l’extérieur, "Tobija, le serviteur ammonite" (Néhémie 2:10).
 
Nous pouvons comprendre la "juste colère" du gouverneur, dès son retour d’auprès du roi Artaxerxès. Mais ce n’est pas le seul acte de discipline qu’il dût appliquer. La salle qui servait de magasin pour les offrandes apportés par le peuple avait été vidée et Tobija y disposait de l’espace… Et le peuple s’est bien vite laissé aller à ne plus apporter la dîme, rompant ainsi l’engagement pris quelques années plus tôt conformément à la loi. Et il avait été conclu alors : "Ainsi nous n'abandonnerons pas la maison de notre Dieu." (Néhémie 10:34-39).

10 J'appris aussi que les parts des lévites ne leur avaient pas été données, et que les lévites et les chantres qui faisaient le service avaient fui chacun à son champ. 11 Je fis des reproches aux chefs et leur dis : Pourquoi la maison de Dieu a-t-elle été abandonnée ? Je rassemblai les lévites et les chantres et les remis à leur poste. 12 Alors tout Juda apporta dans les magasins la dîme du blé, du moût et de l'huile. 13 Je confiai la surveillance des magasins à Shélémia, le prêtre, Tsadok, le scribe, et Pedaïa, l’un des lévites, avec, pour les assister, Hanan, fils de Zaccur, fils de Matthania, car ils étaient estimés fidèles. C'était à eux de faire les répartitions à leurs frères.
 
14 Souviens-toi de moi, ô mon Dieu, à cause de ceci, et n'efface pas ce que j’ai fait avec fidélité pour la maison de mon Dieu et pour ce qu'il y avait à y observer.

Il ne fallut pas nombre d’années pour que, comme le dit Néhémie, la maison de Dieu fut abandonnée… Les chefs manquent de ferveur ou d’autorité, mais quand nous voyons Eliashib vider les magasins pour prêter le local à un opposant étranger notoire, que pouvons-nous penser ? Mais Néhémie agit avec force et l’ordre est rétabli… Une nouvelle fois, car manifestement tout est toujours à recommencer dans la pratique de la foi en Dieu !


 

 
 
 
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02.02.2012

Néhémie 12:27 Dédicace de la muraille


 

Dédicace de la muraille – Néh.12:27-43

L’Alliance scellée, la ville habitée… Les conditions sont maintenant remplies pour célébrer la dédicace de la muraille. Car que serait la muraille cernant une ville désolée (Lamentations 1:4), en ruine, sans habitants, alors que sa vocation est d’être appelée "la ville sainte" (Néhémie 11:1,18). Pour peu, nous dirions de cette célébration qu’elle fut grandiose, deux cortèges parcourant la muraille en sens contraire pour se rejoindre auprès du temple…

27 Lors de la dédicace de la muraille de Jérusalem, on alla chercher les lévites de tous leurs lieux d'habitation, pour les faire venir à Jérusalem afin de célébrer la dédicace dans la joie par des louanges et des chants, au son des cymbales, des luths et des harpes. 28 Les chantres se rassemblèrent, tant de la plaine du Jourdain, que des environs de Jérusalem et des hameaux des Netophathites, 29 et de Guilgal, du pays de Guéba et d'Azmaveth ; car les chantres s'étaient bâti des villages dans les environs de Jérusalem. 30 Les prêtres et les lévites se purifièrent, et ils purifièrent le peuple, ainsi que les portes et la muraille.

Tous les lévites sont appelés, de tous les villages et hameaux, ils se rassemblent, ainsi que les prêtres. Les portes et la muraille ont été purifiées, sans doute une aspersion d’huile sainte, comme il en fût pour les objets du temple (Lévitique 8:10-12). Et deux chœurs sont formés, partant l’un et l’autre vraisemblablement de la Porte de la Vallée, au sud-ouest de la ville ; l’un, conduit pas Esdras, le scribe, se dirige vers l’est et longe ensuite la cité de David et la vallée du Cédron avant d’arriver au Temple ; l’autre chœur parcourt la muraille à l’ouest et puis au nord de la ville, Néhémie le suivant ; et les deux se retrouvèrent à au Temple, y accédant par la Porte de la Prison.

31 Je fis monter sur la muraille les chefs de Juda, et formai deux grands chœurs. Le premier, sur la muraille à droite, vers la porte du Fumier. 32 Derrière eux marchaient Hoshahia et la moitié des chefs de Juda, 33 Azaria, Esdras et Meshullam, 34 Juda et Benjamin, Shemahia et Jérémie, 35 et des fils des prêtres avec des trompettes : Zacharie, fils de Jonathan, fils de Shemahia, fils de Matthania, fils de Michée, fils de Zaccur, fils d'Asaph, 36 et ses frères, Shemahia, et Azareël, Milalaï, Guilalaï, Maaï, Nethaneël, Juda, et Hanani, avec des instruments de musique de David, homme de Dieu. Esdras, le scribe, était à leur tête. 37 A la porte de la Fontaine, droit devant eux, ils montèrent les degrés de la ville de David par la montée de la muraille, au-dessus de la maison de David, jusqu'à la porte des Eaux, vers le levant. 38 Le second chœur se mit en marche sur la muraille, de l’autre côté. J’allais derrière lui, avec la moitié du peuple, sur la muraille, passant par la tour des Fours, jusque sur la muraille large, 39 puis au-dessus de la porte d'Éphraïm, de la porte du Vieux Mur, de la porte des Poissons, par la tour de Hananeël, la tour de Méa, et jusqu'à la porte des Brebis et nous nous arretâmes à la porte de la Prison. 40 Les deux chœurs s'arrêtèrent dans la maison de Dieu ; de même, moi et ceux des chefs qui étaient avec moi 41 et les prêtres Éliakim, Maascéïa, Minjamin, Michée, Élioénaï, Zacharie, Hanania, avec des trompettes, 42 et Maascéïa, Shemahia, Éléazar, Uzzi, Jokhanan, Malkija, Élam et Ézer. Les chantres firent entendre leur voix, dirigés par Jizrakhia.
 
43 Les gens offrirent ce jour-là de nombreux sacrifices et se livrèrent à de grandes réjouissances, car Dieu les avait donné un grand sujet de joie. Les femmes et les enfants aussi se réjouirent. Et la joie de Jérusalem s'entendait au loin.

La double procession, les chants, la joie partagée par les familles ! Que de beaux fruits du travail en commun, de l’achèvement de la muraille et de la nouvelle vie de Jérusalem, la ville jusqu’alors désolée comme nous le lisons dans les complaintes de Jérémie (Lamentations). A la lecture de cette page, pouvons-nous penser que le Seigneur Dieu attend de l’homme des travaux arrassants suivis d’humiliations sans fin ? Ce vers quoi il conduit, n’est-ce pas cette joie, ce bonheur, de toucher ce qui est vraiment la vie, la vie de bonheur qu’il veut pour les humains ?
 
Il y eût tant de sacrifices offerts volontairement par des Judéens heureux que l’on mit en place le jour même l’organisation des magasins pour l’entreposage de ces offrandes.

44 En ce jour, on nomma des hommes pour la surveillance des salles qui servaient de magasins pour les offrandes élevées, les prémices et les dîmes ; et on les chargea de recueillir, des territoires des villes, les parts assignées par la loi aux prêtres et aux lévites ; car Juda se réjouissait de ce que des prêtres et des lévites étaient à leur poste, 45 ainsi que les chantres et les portiers ; ils gardaient ce que leur Dieu leur avait donné à garder, et ce qu'ils avaient à garder pour la purification, selon le commandement de David et de Salomon, son fils. 46 Car au temps jadis, aux jours de David et d'Asaph, il y avait les chefs pour diriger les chantres, et il y avait les chants de louanges et les cantiques d'actions de grâces à Dieu. 47 Tout Israël, aux jours de Zorobabel et aux jours de Néhémie, donnait les parts des chantres et des portiers, selon l’ordre de chaque jour ; on donnait aussi les parts sacrées pour les lévites, et les lévites donnaient les parts sacrées pour les fils d'Aaron.

Retenons ces mots : "Juda se réjouissait de ce que les prêtres et les lévites étaient à leur poste." C’était nouveau pour eux, au moins dans cette manière structurée et efficace, le peuple apportant la dîme aux lévites, et ceux-ci prélevaient de leur part la dîme pour les prêtres… Chacun, ainsi, "gardait ce que Dieu leur avait donné à garder…" Le travail de Néhémie avait conduit à ramener le peuple aux temps heureux des premiers "recommencements", lors de la montée de Zorobabel à Jérusalem, près d’un siècle plus tôt.


 

 
 
 
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01.02.2012

Néhémie 12:1 Généalogie des prêtres et lévites


 

Généalogie des prêtres et des lévites – Néh.12:1-26

Dans les listes que nous trouvons ci-après, nous trouvons le bases généalogiques, à commencer par celle des sacrificateurs qui signèrent le renouvellement de l’Alliance (Néhémie 10:2-8), pour lesquels nous comprenons qu’ils sont au pays du fait que leur aïeul fit partie du grand convoi des Judéens qui accompagnèrent Joshua et Zorobabel, près d’un siècle plus tôt.

12  1 Voici les prêtres et les lévites qui montèrent avec Zorobabel, fils de Shealthiel, et Jéshua : Seraïa, Jérémie, Esdras, 2 Amaria, Malluc, Hattush, 3 Shecania, Rehum, Merémoth, 4 Iddo, Guinnethoï, Abija, 5 Mijamin, Maadia, Bilga, 6 Shemahia et Joïarib, Jedahia, 7 Sallu, Amok, Hilkija, Jedahia. Ce furent là les chefs des prêtres et de leurs frères, aux jours de Jéshua. 8 Les lévites : Jéshua, Binnuï, Kadmiel, Shérébia, Juda et Matthania qui, avec ses frères, dirigeait les louanges, 9 Bakbukia et Unni, leurs frères, qui étaient en poste en face d’eux.

En présentant ci-après la descendance d’Eliashib, petit-fils de Jéshua, nous pouvons prendre connaissance des noms de ses successeurs jusqu’à la fin de l’empire Perse.

10 Jéshua engendra Joïakim, Joïakim engendra Éliashib, Éliashib engendra Joïada, 11 Joïada engendra Jonathan et Jonathan engendra Jaddua.

Les énumérations qui suivent reprennent les familles des prêtres et des lévites en fonction dès après Joshua et jusqu’au temps de Néhémie.

12 Voici quels étaient les prêtres, chefs de famille, aux jours de Joïakim : pour Seraïa, Meraïa, pour Jérémie, Hanania, 13 pour Esdras, Meshullam, pour Amaria, Jokhanan, 14 pour Meluki, Jonathan, pour Shebania, Joseph, 15 pour Harim, Adna, pour Meraïoth, Helkaï, 16 pour Iddo, Zacharie, pour Guinnethon, Meshullam, 17 pour Abija, Zicri, pour Minjamin et Moadia, Piltaï, 18 pour Bilga, Shammua, pour Shemahia, Jonathan, 19 pour Joïarib, Mathnaï, pour Jedahia, Uzzi, 20 pour Sallaï, Kallaï, pour Amok, Éber, 21 pour Hilkija, Hashabia, pour Jedahia, Nethaneël.

Ci-après, il semble qu’un copiste ait interrompu la liste génélogique pour signaler qu’après Néhémie, ces listes furent tenues pour les prêtres et les lévites, jusqu’au règne de Darius III Codoman (380-330), dernier roi de Perse, lors de la conquête d’Alexandre le Grand ; et immédiatement après, un note semblable évoque qu’il fut constitué un livre pour recueillir les noms des lévites dans une période plus proche.

22 Aux jours d'Éliashib, de Joïada, de Jokhanan et de Jaddua, les lévites furent inscrits comme chefs de famille de même que les prêtres, jusqu'au règne de Darius, le Perse.
 
23 Les lévites, chefs de famille, furent inscrits dans un livre de chroniques jusqu'aux jours de Jokhanan, fils d'Éliashib.
 
24 Les chefs de famille : Hashabia, Shérébia, et Jéshua, fils de Kadmiel, et leurs frères, en face d’eux pour louer et pour rendre grâces selon le commandement de David, homme de Dieu, groupe par groupe. 25 Matthania et Bakbukia, Abdias, Meshullam, Talmon, Akkub, faisaient la garde comme portiers aux magasins des portes. 26 Ceux-là vivaient aux jours de Joïakim, fils de Jéshua, fils de Jotsadak, aux jours de Néhémie, le gouverneur, et d'Esdras, le prêtre, le scribe.

La mention de Néhémie, ci-dessus, montre que ces repères généalogiques (Néhémie 12:1-25) pourraient avoir été tous insérés par un copiste en une période postérieure à Néhémie. Le fait établit de toute manière l’importance que revêtait à cette période la généalogie des familles servant au temple, un soucis bien dans la ligne de la fidélité à la loi, et bien présent au cours de l’exil et lors du retour au pays sous Joshua et Zorobabel (Esdras 2:63, Néhémie 7:65).


 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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