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30.01.2012

Néhémie 10:1 Renouvellement de l'Alliance


 

Renouvellement de l’Alliance – Néh.10:1-40

Le renouvellement de l’alliance est un acte solennel, et le gouverneur, Néhémie, tient à ce que nul engagement ne puisse être fait à la légère, aussi reprend-il le nom de tous les signataires…

10  1 Voici les principaux de ceux qui apposèrent leur sceau : Néhémie, le Thirshatha, fils de Hacalia, et Sédécias, 2 Seraïa, Azaria, Jérémie, 3 Pashkhur, Amaria, Malkija, 4 Hattush, Shebania, Malluc, 5 Harim, Merémoth, Abdias, 6 Daniel, Guinnethon, Baruc, 7 Meshullam, Abija, Mijamin, 8 Maazia, Bilgaï, Shemahia : c'étaient là les prêtres. 9 Les lévites : Jéshua, fils d'Azania, Binnuï, des fils de Hénadad, Kadmiel, 10 et leurs frères, Shébania, Hodija, Kelita, Pelaïa, Hanan, 11 Michée, Rehob, Hashabia, 12 Zaccur, Shérébia, Shebania, 13 Hodija, Bani, Beninu.
 
14 Les chefs du peuple : Parhosh, Pakhath-Moab, Élam, Zatthu, Bani, 15 Bunni, Azgad, Bébaï, 16 Adonija, Bigvaï, Adin, 17 Ater, Ézéchias, Azzur, 18 Hodija, Hashum, Bétsaï, 19 Hariph, Anathoth, Nébaï, 20 Magpiash, Meshullam, Hézir, 21 Meshézabeël, Tsadok, Jaddua, 22 Pelatia, Hanan, Anaïa, 23 Osée, Hanania, Hashub, 24 Hallokhesh, Pilkha, Shobek, 25 Rehum, Hashabna, Maascéïa 26 et Akhija, Hanan, Anan, 27 Malluc, Harim, Baana.

Et nous serons surpris – ou bien nous nous y attendrions – de ne pas trouver certains noms dans cette liste. Parmi les absents, nous noterons Éliashib, le grand prêtre, qui pourtant travailla à la réparation de la Porte des Brebis, célébra son propre travail, mais ne l’acheva pas lui-même, et qui, par surcroit ne travailla pas devant sa propre maison (Néhémie 3:1,21).
 
Mais remarquons la disposition de Néhémie. Il a son regard sur ce qui est positif, heureux, réjouissant ; aussi loin de mettre en évidence ce qui ne va pas bien, il ne s’arrête ici qu’aux occasions de se réjouir. Notons ceci dans ce qui suit, et pesons cette petite note disant qu’il parle, ici, de "tous ceux qui s’étaient séparés des peuples du pays pour s’attacher à la loi de Dieu"

28 Le reste du peuple, les prêtres, les lévites, les portiers, les chantres, les Nethiniens, et tous ceux qui s'étaient séparés des peuples des pays pour s'attacher à la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui étaient capable de comprendre, 29 se joignirent à leurs frères, leurs princes, et s'engagèrent par serment, sous peine de malédiction, à marcher selon la loi de Dieu donnée par l’intermédiaire de Moïse, serviteur de Dieu, à observer et mettre en pratique tous les commandements de l'Éternel, notre Seigneur, ses ordonnances et ses statuts :

30 Nous promettons de ne pas donner nos filles aux gens des peuples du pays et de ne pas prendre leurs filles pour nos fils, 31 de ne rien acheter le jour du shabbat et les jours sacrés aux gens des peuples du pays qui nous apporteraient, le jour du shabbat, des marchandises ou des denrées quelconques pour les vendre ; et, la septième année, nous laisserons la terre en friche et remettrons toute espèce de dettes.

La pensée de Néhémie est remplie de ce mouvement d’enthousiasme qui a gagné les Judéens, à la joie de cette fraîcheur renouvellée de la foi en Dieu et de l’attachement à sa parole. Marcher dans le chemin de la Loi et jouir en vérité de la bonté de Dieu ! Souligons qu’avec joie ils désirent goûter le bonheur du shabbat, septième jour de la semaine, septième année du cours des ans, et d’avoir égard à ceux qui auraient eû quelque malheur et auraient dû s’endetter (Exode 20:9-10, Lévitique 25:3-4)… Notons ici que la loi ne prescrit pas explicitement la remise des dettes lors de la septième année ; mais pensons à la justice sociale qu’avait dû rétablir Néhémie en ce temps là (Néhémie 5:1-19) pour reconnaître dans cet engagement combien l’Esprit de Dieu avait agi dans les cœurs et les consciences.

Dispositions collectives selon la Loi

Ce mouvement a une telle ampleur que des dispositions collectives peuvent être prises, la reprise des injonctions de la Loi abandonnées si souvent et dont ils avaient été privés pendant toutes les années de l’exil, sans les reprendre complètement durant presqu’un siècle, alors qu’ils étaient rentrés au pays. Et tout ce mouvement résulte de cinquante-deux jours d’un travail assidu à la muraille de Jérusalem… L’image forte d’un réveil spirituel !

32 Nous nous sommes établis des commandements nous imposant le tiers d'un sicle par année pour le service de la maison de notre Dieu, 33 pour les pains à placer en rangées, pour l'offrande de gâteau continuelle, pour les holocaustes, l'holocauste continuel, celui des shabbats, des nouvelles lunes et des jours solennels, pour les offrandes sacrées, pour les sacrifices pour le péché afin de faire propitiation pour Israël, et pour toute l'œuvre de la maison de notre Dieu.
 
34 Nous avons tiré au sort prêtres, lévites, et gens du peuple, au sujet du bois que l’on devait amener en offrande à la maison de notre Dieu, selon nos maisons de pères, à des époques fixes, chaque année, pour l'autel de l'Éternel, notre Dieu, comme il est écrit dans la loi. 35 Nous nous sommes engagés à apporter chaque année à la maison de l'Éternel les prémices de notre terre et les premiers fruits de tous les arbres ; 36 d’amener à la maison de notre Dieu, aux prêtres qui font le service, comme il est écrit dans la loi, les premiers-nés de nos fils et de nos bêtes, les premiers-nés de notre gros et de notre menu bétail ; 37 d’apporter aux prêtres, dans les salles de la maison de notre Dieu les prémices de notre pâte et nos offrandes élevées, des fruits de tous les arbres, du moût et de l'huile. Et la dîme de notre terre sera pour les lévites ; ce sont eux, les lévites, qui prélèveront la dîme dans toutes les villes sur les terre que nous cultivons. 38 Le prêtre, fils d'Aaron, sera avec les lévites quand ceux-ci prélèveront la dîme, et ils porteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les salles de la maison du trésor. 39 Car les Israélites et les lévites apporteront l'offrande élevée de blé, de moût, et d'huile dans les salles où sont les ustensiles du sanctuaire et où se tiennent les prêtres qui assurent le service, les portiers et les chantres.
 
40 Ainsi nous n'abandonnerons pas la maison de notre Dieu.

Ce n’est pas peu de chose que de réintroduire les préceptes de la Loi, il fallait le zèle et le talent d’organisateur d’un Néhémie pour que s’installe véritablement des pratiques aussi claires que la dîme.
 
"Ainsi nous n’abandonnerons pas la maison de notre Dieu", tel est le but avoué de Néhémie lorsqu’il met en place cette organisation pratique.


 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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08:00 Écrit par Eric dans Livre de Néhémie, Livres historiques | Commentaires (0) |

29.01.2012

Néhémie 9:1 Confession publique des fautes


 

Confession publique des fautes – Néh.9:1-38

La fête achevée au 22e jour, il y a juste le temps de démonter les huttes de branchage et réintégrer la maison familiale avant qu’au 24e jour, "les fils d’Israël s’assemblent pour un jeûne, vêtus de sacs et couverts de terre." Un peuple qui connaît la joie avec Dieu est capable de se repentir pour repartir sur de bonnes bases ! Oui, cette joie leur donne la force d’entrer dans la vie selon Dieu, même si la prix n’est pas négligeable, car même, pour plusieurs, des liens inappropriés avec des personnes des peuples environnants durent être rompus...

9  1 Le vingt-quatrième jour de ce mois, les Israélites se rassemblèrent pour un jeûne, vêtus de sacs et couverts de terre. 2 Les descendants d'Israël se séparèrent de tous les étrangers et ils se présentèrent pour confesser leurs péchés et les fautes de leurs pères. 3 Lorsqu’ils furent debout, à leur place, on lut dans le livre de la loi de l'Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée ; et pendant un autre quart, ils firent confession et se prosternèrent devant l'Éternel, leur Dieu. 4 Et les lévites, Jéshua, Bani, Kadmiel, Shebania, Bunni, Shérébia, Bani et Kenani montèrent à la tribune et crièrent à pleine voix vers l'Éternel, leur Dieu.
 
5 Les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia dirent : Levez-vous, bénissez l'Éternel, votre Dieu, d'éternité en éternité ! Qu'on bénisse ton nom glorieux, qui est au-delà de toute bénédiction et de toute louange.

Une lecture appropriée assurément, et un temps de reconnaissance des errements, dans la conscience du regard de Dieu posé sur eux. Tout les Judéens présents sont appelés à se lever pour bénir l’Éternel, Celui qui les comble de ses bienfaits.

Dieu, le Créateur, auteur de l’Alliance

"Tu es le Même, toi seul, ô Eternel !" Quelque soient les errements des hommes, le Créateur, Lui, ne change pas. Se pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Celui qui a conçu le projet de créer l’humanité pour répandre sur les hommes sa bénédiction et les rendre heureux dans sa présence accomplira son propos. Et en vue de l’accomplir, il a choisi un homme, Abram, "père exalté", auquel il a donnée le nom d’Abraham, "chef d’une multitude" bien des années après l’appel à sortir d’Ur des Chaldéens (Genèse 12:1-3). Ce nouveau nom lui fut donné le jour où il reçut la promesse qu’un fils lui serait donné par Sara, son épouse (Genèse 17:4-16).

6 Tu es le Même, toi seul, ô Éternel ; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. A tout cela tu donnes la vie, et l'armée des cieux se prosterne devant toi.
 
7 Tu es le Même, ô Éternel, Dieu, qui as choisi Abram et l'as fait sortir d'Ur des Chaldéens, et lui as donné le nom d'Abraham. 8 Tu as trouvé son cœur fidèle devant toi, et tu conclus l’alliance avec lui, pour donner à sa descendance le pays du Cananéen, du Héthien, de l'Amoréen, du Phérézien, du Jébusien et du Guirgasien. Et tu as tenu ta parole, car tu es juste.

Nous voyons reconnue ici la fidélité d’Abraham devant Dieu, une réalité qui ne manque pas de contraster avec la cause de la confession présentée ce jour là à Jérusalem, dans la joie de la restauration mêlée de la conscience des jours perdus dans l’égarement.

La sortie d’Egypte

L’histoire du peuple est alors passée en revue. Une histoire de défaillances et de retours, par la grâce de Dieu, invariablement fidèle à ses promesses. Le premier pas est la délivrance de l’esclavage par la sortie d’Egypte, une manifestation de puissance et de bonté.

9 Tu as vu l'affliction de nos pères en Égypte et tu as entendu leurs cris près de la mer des Joncs. 10 Tu as fait paraître des signes et des prodiges contre le Pharaon, contre tous les gens de sa cour et contre tout le peuple de son pays, parce que tu savais avec quelle arrogance ils les avaient maltraités, et tu t'es fait un nom, comme il paraît aujourd'hui. 11 Tu as fendu la mer devant eux, et ils sont passé à sec par le milieu de la mer, mais tu as précipité dans les profondeurs, comme une pierre dan les eaux puissantes, ceux qui les poursuivaient.
 
12 Tu les a conduits le jour par une colonne de nuée et de nuit par une colonne de feu, éclairant le chemin qu’ils devaient suivre. 13 Tu es descendu sur le mont Sinaï, des cieux tu leur as parlé et tu leur as donné des ordonnances droites et des lois de vérité, de bons statuts et de bons commandements. 14 Tu leur as fait connaître ton saint shabbat et tu leur as prescrit des commandements, des statuts, une loi par ton serviteur Moïse. 15 Des cieux tu leur as donné du pain quand ils avaient faim, tu as fait sortir de l’eau du rocher quand ils avaient soif, et tu leur as dit d'entrer en possession du pays que tu avais juré, à main levée, de leur donner.

L’histoire est condensée dans un récit qui retient l’essentiel, et l’essence même des relations du peuple avec Dieu. Le shabbat est reconnu comme un don de Dieu (Exode 16:29), car n’est-il pas un privilège de pouvoir interrompre le travail au dernier jour de la semaine, prendre ce temps de repos… Et ils reçurent la manne au goût de gâteau au miel (Exode 16:31) et l’eau du rocher pour étancher la soif dans le désert (Nombres 20:8).
 
Le côté de l’homme est aussitôt évoqué par un "mais" significatif…

16 Mais eux, nos pères, se sont montrés arrogants et roidirent leur cou. Ils n’ont pas écouté tes commandements, 17 ils ont refusé d'écouter et ne se sont pas souvenu des œuvres étonnantes que tu avais faites en leur faveur. Ils ont roidi leur cou et, dans leur rébellion, ils se sont donné un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu de pardon, clément et compatissant, patient et grand en bonté, et tu ne les as pas abandonnés, 18 même quand ils se sont fait un taureau de fonte en disant "Voici ton dieu, celui qui t'a fait monter d'Égypte !". Quand ils t’ont outragé, 19 toi, dans tes grandes compassions, tu ne les pas abandonnés au désert ; la colonne de nuée n’a pas cessé de les conduire sur leur chemin, le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit, éclairant le chemin qu’ils devaient suivre. 20 Tu leur as donné ton bon Esprit pour leur donner du discernement ; tu n’as pas refusé ta manne à leur bouche et tu leur as donné de l'eau quand ils avaient soif. 21 Pendant quarante ans, tu as pourvu à tous leurs besoins dans le désert ; ils n’ont manqué de rien, leurs vêtements ne se sont pas usé et leurs pieds n'ont pas enflé.

La folie du veau d’or ! Ils n’avaient pu attendre que Moïse redescende de la montagne… Dans cette confession devant Dieu, ils n’oublient pas de souligner qu’ils avaient reçu "son bon Esprit pour leur donner du discernement, et la manne, et l’eau."

En terre de Canaan

Et tout est arrivé comme le Seigneur l’avait promis. Ils entrèrent dans un pays où ils trouvèrent place pour vivre librement, les Cananéeens ne purent les humilier, et ils purent vivre du rapport d’un pays donnant ses produits en abondance…

22 Tu leur as livré des royaumes et des peuples pour leur donner en partage des provinces frontalières : ils prirent possession du pays de Sihon, du pays du roi de Hesbon, aussi bien que du pays d'Og, roi de Basan. 23 Tu as multiplié leurs fils comme les étoiles des cieux, et tu les as fait entrer dans le pays dont tu avais dit à leurs pères qu'ils en prendraient possession. 24 Et leurs fils sont entrés dans le pays et en prirent possession ; tu as humilié devant eux les habitants du pays, les Cananéens, et tu les leur as livrés, leurs rois et les peuples du pays, pour qu’ils les traitent à leur gré. 25 Ils ont aussi pris des villes fortifiées et une terre fertile ; ils ont pris possession de maisons remplies de toutes sortes de biens, de citernes creusées, de vignes et d’oliviers et d’arbres fruitiers en abondance ; ils ont mangé, ils se sont rassasiés, ils ont engraissé et ils ont vécu dans les délices, par ta grande bonté.

Et chaque fois, endormis dans la bénédiction, celle-ci perd son sa valeur à leurs yeux et ils jettent la loi de Dieu derrière leur dos. Un nouveau "mais", si plein d’une triste signification…

26 Mais ils se sont rebellés et révoltés contre toi ; ils ont jeté ta loi derrière leur dos, ils ont tué tes prophètes qui les avertissaient pour qu’ils reviennent à toi ; ils t’ont fait de grands outrages ! 27 Alors tu les as livrés à leurs adversaires, et ceux-ci les opprimèrent. Mais au temps de leur détresse ils ont crié à toi ; et toi, tu les as entendus des cieux et, selon tes grandes compassions, tu leur as accordé des sauveurs qui les ont délivrés de la main de leurs oppresseurs.
 
28 Quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux… Dans tes compassions, tu les as délivrés maintes fois. 29 Tu les as avertis pour qu’ils reviennent à ta loi ; mais ils se sont montrés arrogants et n'ont pas écouté tes commandements. Ils ont péché contre tes ordonnances, par lesquelles, s'il les pratique, un homme vivra ; ils ont opposé une épaule revêche, ils ont roidi leur cou et n'ont pas écouté. 30 Tu les as supportés de nombreuses années et tu les as avertis par ton Esprit, par le moyen de tes prophètes, mais ils n’ont pas prêté l'oreille. Alors, tu les as livrés aux peuples des pays. 31 Toutefois, dans tes grandes compassions, tu ne les as pas exterminés et tu ne les as pas abandonnés, car tu es un Dieu faisant grâce et miséricordieux.

La vie du peuple, une triste alternance d’éveils et d’assoupissements, de joie avec Dieu et d’envie touchant le mode de vie des autres nations, d’écoute des prophètes qui leur communiquaient la pensée du Seigneur et de rejet de ceux-ci. Comme il en fut de la manne au désert, un pain délicieux, comme un gâteau au miel, devenu pour eux un pain misérable (Exode 16:31, Nombres 21:5).

Confession et recours à la grâce

Trois siècles de défaites sont évoqués, les Judéens revoyant en pensée ces rois d’Assyrie qui séduisirent un de leurs rois, menacèrent Jérusalem, et surtout emmenèrent en exil tous leurs frères du royaume de Samarie, les dix tribus. Remarquons qu’ils ne se dissocient pas de leurs pères, reconnaissant en eux leurs propres racines, et en fait ce qu’ils sont eux-mêmes. Et ils reconnaissent les conséquences des errements du peuple, soulignant que, quoiqu’établis dans leur pays, ils y sont "serviteurs", étant assujettis au roi de Perse.

32 Et maintenant, notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable, qui gardes l'alliance et la bonté, ne regarde pas comme peu de chose la peine qui nous a atteint, nous, nos rois, nos princes, nos prêtres, nos prophètes, nos pères et tout ton peuple, depuis les temps des rois d'Assyrie jusqu'à ce jour-ci. 33 Tu es juste dans tout ce qui nous est survenu, car tu as agi avec vérité, et nous, nous avons agi en méchants. 34 Nos rois, nos princes, nos prêtres et nos pères n'ont pas pratiqué ta loi ; ils n'ont pas été attentifs aux commandements et aux préceptes que tu leur avait donnés. 35 Pendant qu’ils étaient dans leur royaume, au milieux des bienfaits nombreux que tu leur accordais, dans le pays vaste et fertile que tu avais mis devant eux, ils ne t’ont pas servi et ils ne sont pas revenus de leurs mauvais agissements. 36 Et aujourd’hui, nous sommes serviteurs ! Le pays que tu as donné à nos pères pour qu'ils en mangent le fruit et qu’ils jouiseent de ses biens, voici, nous y sommes serviteurs ! 37 Ses produits abondants sont pour les rois que tu as placés à notre tête, à cause de nos péchés ; ils dominent à leur gré sur nos corps et sur notre bétail, et nous sommes dans une grande détresse.

"Notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable, qui gardes l'alliance et la bonté" Cette proclamation est forte et devait être soulignée. Quatre-vingt-dix ans après la montée de Babylone de Joshua et Zorobabel, ayant déjà montré qu’ils n’étaient pas autres que leurs pères, ils sont toujours là, dans leur pays, et le roi de Perse s’était montré favorable à leur cause, ayant mandaté Néhémie pour soutenir le travail de reconstruction…

38 A cause de cela, nous concluons une convention que nous mettons par écrit. Sur le document scellé se trouvent les noms de nos princes, de nos lévites et de nos prêtres.

La joie de l’Éternel les avait remplis en ces jours, et ils renouvellent alors solennellement l’Alliance.


 

 
 
 
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08:00 Écrit par Eric dans Livre de Néhémie, Livres historiques | Commentaires (0) |

28.01.2012

Néhémie 8:13 Célébration de la Fête des Tentes


 

Célébration de la fête de Succot – Néh.8:13-18

"La joie de l'Éternel est votre force." Cette pensée apporte un réel empressement pour préparer Succot, la fête des Tentes, troisième célébration du septième mois. Nous pourrions nous demander pourquoi Yom Kippour, le Jour des propitiations, quelques jours avant Succot n’est pas cité ; mais la ferveur du peuple n’est-elle pas la réponse à cette question ? Néhémie se concentre, dans son live, sur le nouveau départ que représente ce septième mois à la fin de la restauration de la muraille ; un nouveau départ, comme il en fut des transfuges de Babylone, quatre-vingt dix ans plus tôt, lors de leur arrivée à Jérusalem sous la conduite de Joshua et Zorobabel.

13 Le deuxième jour, les chefs de famille de tout le peuple, les prêtres et les lévites s'assemblèrent auprès d'Esdras, le scribe, pour devenir intelligents dans les paroles de la loi. 14 Dans la loi que l'Éternel avait instituée par Moïse, ils trouvèrent écrit que les fils d'Israël devaient habiter dans des huttes pendant la fête du septième mois, 15 et qu'ils devaient faire entendre et diffuser dans toutes leurs villes et à Jérusalem cette proclamation : Sortez dans la montagne et rapportez des branches d'olivier, du feuillage d'olivier sauvage, des branches de myrte, des branches de palmier et des branches d'arbres touffus, pour faire des huttes, comme il est écrit. 16 Alors le peuple sortit et en rapporta ; et ils se firent des huttes, chacun sur son toit, dans sa cour, dans les parvis de la maison de Dieu, sur la place de la porte des Eaux et sur la place de la porte d'Éphraïm. 17 Toute l’assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité firent des huttes ; et ils habitèrent dans ces huttes. Depuis le temps de Josué, fils de Nun, jusqu'à ce jour, les Israélites n’avaient rien fait de pareil ! Et il y eut une très grande joie.
 
18 On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu'au dernier. On célébra la fête pendant sept jours, et au huitième jour, il y eut une assemblée solennelle, selon l'ordonnance.

Une fête des Tentes comme jamais il y en eût depuis les premiers temps de l’entrée en Canaan… Nous voyons ici l’enthousiasme de Néhémie, sa joie partagée par tous, alors que la muraille était achevée… mais surtout par cet élan semble-t-il bien spontané produit par le travail de restauration fait en commun. Ce n’est pas sans signification, cette référence à l’entrée en Canaan, pour ces Israélites, petit reste de la nation, en charge de reprendre le flambeau abandonné par leurs aïeux un siècle et demi plus tôt, lorsque le dernier roi fidèle de Juda a été tué dans un combat qu’il n’aurait pas dû mener, le roi Josias dont les fils qui se succédèrent sur le trône furent bien loin d’honorer la grandeur morale de leur père.
 
Dans la confection des huttes de branchagesn, un détail pourrait nous donner à penser que la vision prophétique, l’avenir du Messie, est à l’esprit des fidèles Judéens. Aux branches d’olivier, signe de l’esprit de vie, et de palmiers, signes de grandeurn ils joignent des rameaux de myrte, cet arbrisseau qui, dans la prophétie de Zacharie, évoque le temps du rétablissement de la nation tout entière, lors de l’apparition du Messie : "Je vis de nuit ; et voici un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans le fond…" (Zacharie 1:8). La myrte, dans la symbolique prophétique, évoque le renouveau, la renaissance de la nation, comme nous pouvons le lire : "au lieu de l'épine croîtra le cyprès ; au lieu de l'ortie croîtra le myrte ; et ce sera pour l'Éternel un nom, un signe à toujours, qui ne sera pas retranché." (Ésaïe 55:13).
 
Nous voyons ainsi, après le travail réalisé avec courage et détermination, des jours de ferveur et de joie. Et comment pourrions-nous séparer la ferveur de la joie, la joie de la ferveur ?


 

 
 
 
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08:00 Écrit par Eric dans Livre de Néhémie, Livres historiques | Commentaires (0) |

27.01.2012

Néhémie 8:1 Lecture publique de la Loi par Esdras


 

ESDRAS ET NEHEMIE
NEHEMIE 8 à 12

 
La muraille achevée le 25 du mois d’Eloul, sixième mois (Néhémie 6:15), à temps pour célébrer avec faste, dans la ville restaurée, les fêtes de Tishri, le septième mois de l’année religieuse (Lévitique 23:24-43). Il s’agit en quelque sorte d’un mois de renouveau, commençant par un arrêt de toute activité au premier jour, suivi au dixième jour, par le jour de Kippour, le Grand Pardon, suivi alors par Succot, la fête des Tentes, les Israélites vivant alors pendant huit jours dans des cabanes. Un mois de renouveau, des célébrations de reconnaissance.
 
Ces journées viennent au bon moment pour que le peuple soit encourager à sceller à nouveau l’Alliance avec l’Éternel, avant que ne soit célébrée avec faste l’achèvement de la reconstruction de la muraille, symbole d’une certaine renaissance nationale, symbolique sans doute, car vécue par un petit reste de la nation, et dans la vassalité à la puissance impériale.
 
Pour Néhémie, dix mois s’étaient passés depuis qu’il reçut le rapport de son frère touchant l’état de la ville (Néhémie 1:1) et il pouvait assurément observer le chemin parcouru.


Lecture publique de la Loi par Esdras – Néh.8:1-12

Un moment de grâce, un jour de ferveur. Ce qui vient, dès l’achèvement de la muraille paraît venir spontanément du peuple. Et nous pouvons bien comprendre cet enthousiasme après le travail remarquable, l’effort condisérable qui ôté cette image humiliante et déprimante d’une muraille en ruine. Il n’y a de joie que dans l’effort, dit-on, et c’est bien ce qui fut vécu par ces hommes et ces femmes qui achevèrent la reconstruction qui attendait depuis quatre-vingt-dix années. Le fruit du travail en commun va bien au-delà de ce qu’il en aurait été si les Judéens avaient trouvé la muraille complète à leur arrivée, et l’enthousiasme induit contraste à l’évidence d’avec les mesures nécessaires de séparation imposées par Esdras, dans l’affaire des mariages mixtes…
 
Ce ne sont ni Néhémie ni Esdras qui mène ce rassemblement, c’est le peuple qui "s’assemble comme un seul homme" et installe Esdras sur la place devant la Porte des Eaux, la porte proche du réservoir de Siloé… Il y a un véritable élan pour s’enquérir de la parole de Dieu, et ceci au premier jour du septième mois, le jour de fête à l’Éternel inaugurant l’année civile, symbole d’un nouveau départ : "Tout le peuple prêtait l'oreille au livre de la loi."

8  1 Tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place devant la porte des Eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse, la loi que l'Éternel avait instituée pour Israël. 2 Esdras, le prêtre, apporta la loi devant toute l’assemblée, hommes, femmes et qui pouvaient comprendre. C’était le premier jour du septième mois.
 
3 Et il y lut sur la place qui est devant la porte des Eaux, depuis l'aube jusqu'à midi, en présence des hommes, des femmes et de ceux qui pouvaient comprendre. Tout le peuple prêtait l'oreille au livre de la loi. 4 Esdras, le scribe, se tenait sur une estrade de bois qu'on avait faite pour l'occasion. Auprès de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Shéma, Anaïa, Urie, Hilkija et Maascéïa, et à sa gauche Pedaïa, Mishaël, Malkija, Hashum, Hashbaddana, Zacharie et Meshullam. 5 Esdras ouvrit le livre tout le peuple le voyant, car il se trouvait plus haut que tout le peuple ; et lorsqu’il l’eût ouvert, tout le peuple se tint debout. 6 Esdras bénit l'Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple, élevant les mains, répondit "Amen, Amen !", et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant l'Éternel, face contre terre. 7 Jéshua, Bani, Shérébia, Jamin, Akkub, Shabthaï, Hodija, Maascéïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa et les lévites faisaient comprendre la loi au peuple, et le peuple se tenait à sa place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.
 
9 Néhémie, qui était le Thirshatha, Esdras, prêtre et scribe, et les lévites qui faisaient comprendre ce qu'on lisait, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu ; ne menez pas deuil et ne pleurez pas ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10 Il leur dit : Allez, mangez des viandes grasses, buvez des liqueurs douces et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de prêt, car ce jour est saint, consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel est votre force. 11 Les lévites tranquillisèrent tout le peuple, disant : Taisez-vous et ne vous affligez pas, car ce jour est sacré. 12 Et tout le peuple s'en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions et pour faire de grandes réjouissances ; car ils avaient compris les paroles qu'on leur avait expliquées.

Il y avait un réel désir de la parole de Dieu, et un réel attrait pour une vie dans le chemin tracé, le respect de la Loi. L’auditoire, sur la place devant la Porte des Eaux, pleurait en consatant leur situation de réchappés de l’exil et leur propre état… Un peuple qui pleure, face aux dégâts occasionnés par l’infidélité, et pour plusieurs, certainement, dans l’humiliation devant Dieu. Mais ce ne sont pas les pleurs, bien à leur place sans doute, qui relèvent, mais plutôt de regarder aux bienfaits de Dieu, à sa bonté ! Dieu est fidèle, il connaissait les défaillances avant qu’elles ne soient survenues, et y a pourvu en grâce. Il a conduit les événements permettant cette reconstruction, non la muraille seulement, mais un chemin de vie pour ces familles établies en Judée, la possibilité et la mission même de reprendre la vie de leurs pères, au temps de la fidélité.
 
Les prêtres et les lévites exposant la parole expriment alors une parole essentielle à laquelle nous faisons bien de nous arrêter : "La joie de l'Éternel est votre force." Une parole capitale ! La vie du croyant ne se réduit pas à "ne fais pas ceci ou cela", quoique des mises en garde doivent parfois être faites comme nous l’avons vu en fin du livre d’Esdras à propos des mariages mixtes danc ces jours d’assoupissement. Esdras y mit de l’ordre, mais nulle explosion de vie ne put suivre… Tandis qu’ici, quel bouillonnement de vie, quelle soif de marcher dans le chemin de la foi ! Il y avait ce projet partagé, cette activité en commun, et il en résulte des signes manifestes de réveil spirituel.


 

 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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23.01.2012

Néhémie 7:1 Mesures de protection de la ville


 

Mesures de protection de la ville – Néh.7:1-4

La muraille est achevée, et Néhémie fait achever la sécurisation. Souvenons-nous, plusieurs des portes furent bien reconstruites, mais sans que les bâtisseurs eussent été jusqu’à y poser les verrous et les barres. C’est maintenant chose faite.

7  1 Lorsque la muraille fut bâtie et que j'eus posé les battants des portes, on établit dans leurs emplois les portiers, les chantres et les lévites. 2 Je donnai mes ordres à Hanani, mon frère, et Hanania, chef de la citadelle de Jérusalem, homme supérieur à beaucoup par sa loyauté et pas sa crainte de Dieu. 3 Je leur dis que les portes de Jérusalem ne devaient pas être ouvertes avant que le soleil ne fût chaud, et qu'on devait fermer les battants des portes au verrou quand les gens se tiennent encore là ; les habitants de Jérusalem monteront la garde, chacun à son poste et chacun en face de sa maison. 4 La ville était vaste et grande, mais peu peuplée, et il n'y avait point de maisons bâties.

Une situation extraordinaire : depuis l’arrivée de Joshua et Zorobabel, il y avait bien des résidents à Jérusalem, ils y avaient leurs habitations ; mais au regard de la surface disponible, au regard des temps précédant l’exil, c’était bien peu de monde, et aucune maison ne fut reconstruite dans ce temps de réhabilitation des murailles. Un immense travail reste à faire, mais cela ne freine pas Néhémie ; celui-ci prend des dispositions très précises pour le fonctionnement de la ville. De quoi souligner l’importance du travail accompli, mais, pour Néhémie, affirmer avec force le destin unique de Jérusalem.


Etablissement des registres d’état civil – Néh.7:5-73

Administrateur avisé, Néhémie achève le travail par l’établissement d’un registre d’état civil ; et ce faisant il prend connaissance du registre généalogique établi au temps de Zorobabel, touchant les familles qui quittèrent Babylone, ce registre déjà reproduit dans le livre d’Esdras.

5 Mon Dieu me mit au cœur de rassembler les notables, les chefs et tout le peuple, pour les enregistrer. Je trouvai le registre généalogique de ceux qui étaient montés au commencement, et j'y trouvai écrit :
 
6 Voici ceux de la province qui montèrent de captivité, ceux que Nabuchodonosor, roi de Babylone, avait exilés, et qui vinrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville ; 7 ceux qui vinrent avec Zorobabel, Jéshua, Néhémie, Azaria, Raamia, Nakhamani, Mardochée, Bilshan, Mispéreth, Bigvaï, Nehum, et Baana.
 
Nombre des hommes du peuple d'Israël :
 
8 Les fils de Parhosh, deux mille cent soixante-douze ; 9 les fils de Shephatia, trois cent soixante-douze ; 10 les fils d'Arakh, six cent cinquante-deux ; 11 les fils de Pakhath-Moab, des fils de Jéshua et de Joab, deux mille huit cent dix-huit ; 12 les fils d'Élam, mille deux cent cinquante-quatre ; 13 les fils de Zatthu, huit cent quarante-cinq ; 14 les fils de Zaccaï, sept cent soixante ; 15 les fils de Binnuï, six cent quarante-huit ; 16 les fils de Bébaï, six cent vingt-huit ; 17 les fils d'Azgad, deux mille trois cent vingt-deux ; 18 les fils d'Adonikam, six cent soixante-sept ; 19 les fils de Bigvaï, deux mille soixante-sept ; 20 les fils d'Adin, six cent cinquante-cinq ; 21 les fils d'Ater, de la famille d'Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit ; 22 les fils de Hashum, trois cent vingt-huit ; 23 les fils de Bétsaï, trois cent vingt-quatre ; 24 les fils de Hariph, cent douze ; 25 les fils de Gabaon, quatre-vingt-quinze ; 26 les hommes de Bethléhem et de Netopha, cent quatre-vingt-huit ; 27 les hommes d'Anathoth, cent vingt-huit ; 28 les hommes de Beth-Azmaveth, quarante-deux ; 29 les hommes de Kiriath-Jéarim, de Kephira et de Beéroth, sept cent quarante-trois ; 30 les hommes de Rama et de Guéba, six cent vingt et un ; 31 les hommes de Micmas, cent vingt-deux ; 32 les hommes de Béthel et d'Aï, cent vingt-trois ; 33 les hommes de l'autre Nébo, cinquante-deux ; 34 les fils de l'autre Élam, mille deux cent cinquante-quatre ; 35 les fils de Harim, trois cent vingt ; 36 les fils de Jéricho, trois cent quarante-cinq ; 37 les fils de Lod, de Hadid et d'Ono, sept cent vingt et un ; 38 les fils de Senaa, trois mille neuf cent trente.
 
39 Prêtres : les fils de Jedahia, de la maison de Jéshua, neuf cent soixante-treize ; 40 les fils d'Immer, mille cinquante-deux ; 41 les fils de Pashkhur, mille deux cent quarante-sept ; 42 les fils de Harim, mille dix-sept.
 
43 Lévites : les fils de Jéshua et de Kadmiel, d'entre les fils d'Hodva, soixante-quatorze.
 
44 Chantres : les fils d'Asaph, cent quarante-huit.
 
45 Portiers : les fils de Shallum, les fils d'Ater, les fils de Talmon, les fils d'Akkub, les fils de Hatita, les fils de Shobaï, cent trente-huit.
 
46 Nethiniens : les fils de Tsikha, les fils de Hasupha, les fils de Tabbaoth, 47 les fils de Kéros, les fils de Sia, les fils de Padon, 48 les fils de Lebana, les fils de Hagaba, les fils de Sçalmaï, 49 les fils de Hanan, les fils de Guiddel, les fils de Gakhar, 50 les fils de Reaïa, les fils de Retsin, les fils de Nekoda, 51 les fils de Gazzam, les fils d'Uzza, les fils de Paséakh, 52 les fils de Bésaï, les fils de Meünim, les fils de Nephissim, 53 les fils de Bakbuk, les fils de Hakupha, les fils de Harkhur, 54 les fils de Batslith, les fils de Mekhida, les fils de Harsha, 55 les fils de Barkos, les fils de Sisera, les fils de Thamakh, 56 les fils de Netsiakh, les fils de Hatipha.
 
57 Fils des gens de la cour : les fils de Sotaï, les fils de Sophéreth, les fils de Perida, 58 les fils de Jaala, les fils de Darkon, les fils de Guiddel, 59 les fils de Shephatia, les fils de Hattil, les fils de Pokéreth-Hatsebaïm, les fils d'Amon. 60 Total des Nethiniens et des fils des gens de la cour, trois cent quatre-vingt-douze.
 
61 Voici ceux qui montèrent de Thel-Mélakh, de Thel-Harsha, de Kerub-Addon et d'Immer mais qui ne purent faire connaître leur famille et leur ascendance pour établir qu’ils étaient d'Israël : 62 les fils de Delaïa, les fils de Tobija, les fils de Nekoda, six cent quarante-deux.
 
63 Et parmi les prêtres, les fils de Hobaïa, les fils d'Hakkots, les fils de Barzillaï, qui prit une femme d'entre les filles de Barzillaï, le Galaadite, et fut appelé de leur nom. 64 Ils cherchèrent leur inscription généalogique, mais ne la trouvèrent pas. Ils furent exclus, comme profanes, du sacerdoce, 65 et le Thirshatha leur dit qu'ils ne devaient point manger des choses très-saintes, jusqu'à ce qu’un prêtre soit poru cousulter les urim et les thummim.
 
66 L’assemblée toute entière était de quarante-deux mille trois cent soixante personnes, 67 sans compter leurs serviteurs et leurs servantes ; ceux-ci étaient au nombre de sept mille trois cent trente-sept. Parmi eux se trouvaient deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses. 68 Ils avaient sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets, 69 quatre cent trente-cinq chameaux, et six mille sept cent vingt ânes.
 
70 Plusieurs de famille firent des dons pour l'œuvre. Le Thirshatha donna au trésor mille dariques d'or, cinquante coupes, cinq cent trente tuniques de prêtres. 71 Les chefs de famille donnèrent au fonds des travaux vingt mille dariques d'or et deux mille deux cents mines d'argent. 72 Le reste du peuple donna vingt mille dariques d'or, deux mille mines d'argent, et soixante-sept tuniques sacerdotales.
 
73 Les prêtres, les lévites, les portiers, les chantres, une partie du peuple, les Nethiniens et tout Israël, s’installèrent dans leurs villes. Et quand arriva le septième mois, les fils d'Israël étaient dans leurs villes.

Plusieurs commentateurs considèrent ce dernier verset comme introduction du chapitre suivant, appartenant à l’histoire de Néhémie, et non à celle de Joshua et Zorobabel. Il ne nous paraît pas utile de trancher cette question, car en effet la lecture de cette mention dans le cadre du retour de Babylone est aussi plausible que l’autre lecture. Et de toute manière cela ne change en rien la compréhension de l’une et de l’autre de ces phases de l’histoire du reste d’Israël remonté de Babylone.

Néhémie a repris ici un document ancien, sans doute établi au temps Zorobabel et de Joshua, ce que fit également Esdras, deux copies présentant de légères différences, mais tellement semblables qu’elles viennent manifestement d’une même source. Pourquoi reprendre encore cette liste ancienne ? Nous n’avons évidemment pas la réponse, mais il se fait que le document fournissait une base utile pour la constitution de l’état civil des Judéens que voulait établir Néhémie.
 
Et nous pourrions penser aussi à l’importance que revêtait ce document pour un fidèle tel Néhémie, lui permettant de mettre en évidence comme "mémorial" de la réédification de la nation appelée à recevoir le Messie, le geste de foi manifeste des parents, grands-parents et arrière-grands-parents des Judéens d’aujourd’hui, quatre-vingt-dix années après ce geste de foi, alors qu’un courant d’abandon se manifestait notamment parmi quelques notables.


 

 
 
 
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